Pierre-André Imbert

Pierre-André Imbert
Illustration.
Fonctions
Secrétaire général de la présidence de la République française
En fonction depuis le
(18 jours)
Président Emmanuel Macron
Prédécesseur Emmanuel Moulin
Ambassadeur de France en Australie

(2 ans, 4 mois et 9 jours)
Président Emmanuel Macron
Prédécesseur Jean-Pierre Thébault
Secrétaire général adjoint de la présidence de la République française

(3 ans, 2 mois et 7 jours)
Président Emmanuel Macron
Prédécesseur Anne de Bayser
Successeur Émilie Piette
Directeur de cabinet du ministre du Travail

(2 ans et 5 jours)
Ministre François Rebsamen
Myriam El Khomri
Prédécesseur Nicolas Grivel
Successeur Manuel Bougeard
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Maurice (France)
Nationalité Française
Diplômé de Université Panthéon-Sorbonne
ESCP Europe
Profession Haut fonctionnaire

Pierre-André Imbert, né le à Saint-Maurice dans le Val-de-Marne, est un haut fonctionnaire français.

Conseiller d'Emmanuel Macron, il est nommé secrétaire général adjoint de la présidence de la République en octobre 2020 puis ambassadeur de France en Australie en décembre 2023.

Le , il est nommé secrétaire général de la présidence de la République à compter du .

Biographie

Études et jeunesse militante

Pierre-André Imbert est le fils d’une commissaire de police et d'un médecin généraliste[1].

En 1986, à l'âge de 16 ans, il s'implique dans les manifestations contre la loi Devaquet sur les universités. Il rejoint le Mouvement des jeunes socialistes l'année suivante[2],[3].

Étudiant en économie, Pierre-André Imbert est diplômé d'un master d'économie du travail et d'un doctorat de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne[4],[5]. Au cours de ses études, il intègre le METIS ("Mutations, espace et environnement, travail et emploi, industries et services"), laboratoire hétérodoxe de l'université de Paris I, où il rencontre l’économiste Liêm Hoang Ngoc, alors maître de conférences, de six ans son aîné[2].

Une année plus tard, il se présente aux élections municipales du Kremlin-Bicêtre, où son père est médecin. Candidat malheureux à 74 voix près, il décide de quitter le PS pour rejoindre le Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement. Là-bas, il fait la rencontre de Laurent Baumel, Didier Leschi, Clémentine Autain, et François Kalfon. Aux côtés de Liêm Hoang Ngoc, il écrit trois livres et lance en 1995 l'« Appel des économistes pour sortir de la pensée unique »[4]. Avec ce dernier, il critique dans une tribune la politique d'austérité menée par Alain Juppé, et appelle à la réduction du temps de travail, à la hausse des salaires et au développement des services publics afin de construire une « croissance riche en emplois stables »[6],[7].

Parcours professionnel

En 1995, Pierre-André Imbert entre au ministère de l’Éducation et de la Recherche en tant qu'assistant de recherche[évasif].

En 1999, il rejoint le comité scientifique d'Attac, où il défend les 35 heures et dénonce la décentralisation de la négociation collective[4].

Entre 1997 et 2002, il est conseiller de l'ancien premier secrétaire du PS Henri Emmanuelli à la présidence de la Commission des Finances de l'Assemblée[5]. A la même période, il complète sa formation avec une maîtrise en administration des affaires à l'ESCP Europe[8].

Entre 2003 et 2007, il travaille au sein du cabinet de ressources humaines Altedia, alors dirigé par Raymond Soubie, en tant que directeur de projets, puis comme responsable de l'ingénierie sociale, des restructurations et des réindustrialisations entre 2007 et 2010[8].

En 2012, il rejoint l'équipe de Michel Sapin, alors ministre du Travail, en qualité de conseiller technique sur les entreprises et les mutations économiques, avant d'être nommé directeur de ses successeurs, François Rebsamen puis Myriam El Khomri, en 2014[9],[4],[8]. Durant son passage au ministère, il travaille sur les lois sur la sécurisation de l'emploi, le dialogue social, le travail du dimanche, le compte personnel de formation mais également les trois versions de la loi El Khomri[4].

En 2016, il rejoint l'Inspection générale des Finances, où il travaille sur le volet « travail » de la campagne d'Emmanuel Macron avec Antoine Foucher, directeur de cabinet de Muriel Pénicaud, Marc Ferracci, conseiller spécial auprès de la ministre du Travail, Jean Pisani-Ferry, commissaire général de France Stratégie et Jean-Dominique Simonpoli, ancien de la CGT directeur général du think tank Dialogues[4],[5].

Il est nommé conseiller social d'Emmanuel Macron en 2017[2].

En , il devient secrétaire général adjoint de l’Élysée, poste occupé depuis 2017 par Anne de Bayser[3]. Poste qu'il quitte en .

Depuis le , il occupe le poste d'ambassadeur de France en Australie[10]. Émilie Piette lui succède à l'Elysée[11].

Le , il fait son retour auprès d'Emmanuel Macron en étant nommé secrétaire général de la présidence de la République à compter du [12]. Il succède à Emmanuel Moulin, pressenti pour devenir gouverneur de la Banque de France[13].

Notes et références

  1. « Le CV/Pierre-André Imbert », JDNews, no 84,‎ , p. 8
  2. Le conseiller social de Macron a commencé très à gauche, L'Obs, 23 mai 2017
  3. Pierre-André Imbert, secrétaire général adjoint de l’Elysée: de Marx à Macron, L'Opinion, 19 octobre 2020
  4. Pierre-André Imbert, l'homme qui veille sur les négociations avec les partenaires sociaux, Le JDD, 27 décembre 2017 (consulté le 23 octobre 2020)
  5. L'ex-directeur de cabinet d'El Khomri au poste de conseiller social de l’Élysée ?, Le Parisien, 18 mai 2017
  6. Liêm Hoang-Ngoc et Pierre-André Imbert, « Cinq leviers pour l'emploi », Le Monde diplomatique,‎ , p. 4-5 (lire en ligne Accès payant)
  7. Gilles Balbastre, « Le fantassin du dialogue social », Le Monde diplomatique,‎ , p. 28 (lire en ligne Accès payant)
  8. Panthéon Sorbonne Magazine, N°14, Septembre-Octobre 2015
  9. Nominations dans les ministères : qui fait quoi ?, La Gazette des communes, 26 juillet 2012 (consulté le 23 octobre 2020)
  10. Décret du 24 novembre 2023 portant nomination d'un ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès du Commonwealth d'Australie - M. IMBERT (Pierre-André) (lire en ligne)
  11. Corinne Lhaïk, « Emilie Piette, une femme à l’Elysée », L'Opinion,‎ (lire en ligne)
  12. Arrêté du 29 avril 2026 portant cessation de fonctions et nomination à la présidence de la République
  13. « L'arrivée de Pierre-André Imbert à l'Elysée ouvre la voie de la Banque de France à Emmanuel Moulin », Les Echos,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
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