Pierre-François Charrel
| Pierre-François Charrel | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de l'Isère | |
| – (3 ans, 1 mois et 16 jours) |
|
| Gouvernement | Convention nationale |
| Député au Conseil des Cinq-Cents | |
| – (1 an, 6 mois et 24 jours) |
|
| Député au Corps législatif | |
| – (3 ans, 6 mois et 6 jours) |
|
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Frontonas (Isère) |
| Date de décès | (à 61 ans) |
| Lieu de décès | Constance (Allemagne) |
| Nationalité | |
| Parti politique | Gauche |
| Profession | Juge |
| députés de l'Isère | |
Pierre-François Charrel, né le à Frontonas (généralité de Grenoble, actuel département de l'Isère)[1], mort le à Constance (Allemagne, land de Bade-Wurtemberg), est un homme politique de la Révolution française et du Consulat.
Entre 1792 et 1803, il est député de l'Isère à la Convention nationale, où il vote la mort de Louis XVI, au Conseil des Cinq-Cents puis au Corps législatif.
Biographie
Pierre-François Charrel est homme de loi dans le Dauphiné lorsqu'il se rallie en 1789 aux principes révolutionnaires. Il est alors membre du District de la Tour-du-Pin.
Mandat à la Convention
En , Pierre-François Charrel, alors membre du directoire du district de La-Tour-du-Pin, est élu député suppléant du département de l'Isère, le premier sur trois, à la Convention nationale. Il est appelé à siéger dès le début de la session à la faveur du désistement d'Edmond Dubois-Crancé, élu député des Ardennes et de l'Isère et ayant opté pour le premier[2].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[3]. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4] :
Citoyens, vous avez rejeté l'ajournement ; vous avez fait une grande faute : vous auriez instruits beaucoup de membres qui sont restés dans l'incertitude ; mais pour moi Marat, est assez prévenu pour que je dise oui.
Le , Marat le dénonce en retour, dans son journal, comme membre de la « faction des hommes d’État »[5]. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[6].
Mandat aux Cinq-Cents
Sous le Directoire, Pierre-François Charrel est réélu député de l'Isère et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le ). Il y est réélu député lors des élections législatives de 1799.
Mandat au Corps législatif
Pierre-François Charrel adhère au coup d'État du 18 brumaire. Il est nommé par le Sénat conservateur au Corps législatif, toujours en tant que représentant de l'Isère. Il quitte son poste en 1803 et rentre alors dans la vie privée, devenant juge au tribunal civil de Bourgoin.
Lors de la Seconde Restauration, Pierre-François Charrel est frappé par la loi du 12 janvier 1816 bannissant de France les régicides ayant adhéré à l'Acte additionnel durant les Cent-Jours.
Il est contraint de fuir à Constance, où il meurt un an plus tard dans la misère.
Source
- « Pierre-François Charrel », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
- Adolphe Rochas, Biographie du Dauphiné, Tome I, Paris, Charavay, 1856 [1]
Annexe
Articles connexes
Lien externe
- Ressource relative à la vie publique :
- Ficher sur le site de l'assemblée nationale
Notes et références
- ↑ Archives départementales de l'Isère, « Registre paroissial de Frontonas, baptêmes mariages et sépultures de 1746 à 1766, vue 103 / 179, 9NUM1/AC176/2 »
, sur https://archives.isere.fr (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Froullé, Jacques-François (≃1734-1794) et Levigneur, Thomas (≃1747-1794), « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI [...] »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Michel Pertué, « La liste des Girondins de Jean-Paul Marat », Annales historiques de la Révolution française, vol. 245, no 1, , p. 379–389 (DOI 10.3406/ahrf.1981.4254, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
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