Pierre-Lucien Faure-Dujarric

Pierre-Lucien Faure-Dujarric
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Louis Faure
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Louis Faure dit Pierre-Lucien Faure-Dujarric (1828-1904) est un graveur et architecte français. Il signe certains de ses travaux « F. Dujarric » et « Faure-Dujarric ».

Biographie

Fils de Catherine Faure, originaire de Montignac, et né d'un père inconnu, Louis monte à Paris et pratique le dessin et la gravure auprès de Camille Bonnard (1794-1870)[1].

Il devient l'élève de l'architecte Charles Rohault de Fleury et présente au Salon de 1859 deux dessins d'architecture décrivant des bâtiments situés en Côte-d'Or[2]. Il se fait alors appeler « Lucien Faure-Dujarric » et demeure cité Pigalle.

En 1862, il adhère à la Société des aquafortistes et livre au moins cinq planches[3],[4], des vues d'architecture.

Il est de nouveau présent au Salon en 1863 et en 1864, pour des vues d'architectures, dont une représentant la salle des Pas-Perdus du Palais de Justice de Paris[5].

Il regrave à partir de 1868 les planches de Jacques I Androuet du Cerceau pour son célèbre recueil Les plus excellents bastiments de France en une édition en fac-similé (A. Lévy, 1868-1873) qu'il compose sous la direction de Hippolyte Destailleur[6],[7].

Il présente au Salon de 1868 une aquarelle, Vue prise à Argenteuil[8], et deux eaux-fortes, des scènes d'intérieurs[9]. Au Salon de 1870, il propose une aquarelle figurant l'abbaye de Chancelade (Dordogne)[10].

Une porte dans la salle de jeu du prince P. (eau-forte, 1863-1865), d'après Léon Mariani[11].

Il épouse Marie Alice Emma Vermeil, dont trois enfants, Louis Lucien, Louis Paul et Catherine.

À compter de 1873, installé au 3, quai Malaquais, il est architecte du gouvernement, désigné comme expert près les tribunaux, puis comme inspecteur des bâtiments scolaires[12] et des services extérieurs du ministère de l’Agriculture et du Commerce (1879) puis inspecteur des services sanitaires du ministère de l’Intérieur (1899), entre autres des stations thermales.

Du fait de cette fonction, il a été membre du Comité d’hygiène publique de France[13] de 1879 à son décès.

En 1878, il prend la direction artistique du mensuel Le Moniteur des architectes[14].

Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1884, puis officier en 1899.

Il est l'auteur du projet de monument à Léon Gambetta proposé en 1884 avec Jules Dalou[15]. L'année suivante, il exécute le monument dédié à Eugène Despoix (cimetière du Montparnasse)[16]. En 1888, il participe au monument funéraire dédié à Castagnary modelé par Auguste Rodin (cimetière de Montmartre)[17].

Notes et références

  1. ↑ Pierre Sarthoulet (dir.), Camille Bonnard. Landes et Pyrénées, AAL-ALDRES / Pin à Crochets Editions, , p. 7 et suiv..
  2. ↑ Fiche exposant S 1859, base salons du muse d'Orsay
  3. ↑ Outre Une porte, on compte Nouvelle Conciergerie, Passage secret du Vatican, Pont de Valvins et San Miniato — cf. (en) Catalogue of prints : modern etchings, Londres, HMSO, 1903-1906, sur archive.org (lire en ligne), p. 74-75.
  4. ↑ Janine Bailly-Herzberg, La Société des aquafortistes, t. II, Paris, Léonce Laget, , p. 71.
  5. ↑ Notice œuvre exposée S 1864, base salons du musée d'Orsay.
  6. ↑ lire sur Gallica.
  7. ↑ Lire la critique de Castagnary, in: Le Siècle, Paris, , p. 3 [texte intégral]  — sur Retronews.
  8. ↑ Le Siècle, Paris, , p. 1 [texte intégral]  — sur Retronews.
  9. ↑ Notice exposant S 1868, base salons du musée d'Orsay.
  10. ↑ Notice exposant S 1870, base salons du musée d'Orsay.
  11. ↑ L'estampe est signée « F. Dujarric » — Notice de l'œuvre, catalogue numérisé de la BnF.
  12. ↑ JORF, Paris, no 123, , p. 1-2 [texte intégral]  — sur Retronews.
  13. ↑ Le Siècle, Paris, , p. 2 [texte intégral]  — sur Retronews.
  14. ↑ « Avis », Le Moniteur des architectes, Paris, A Lévy,‎ , p. 81 (lire en ligne [sur archive.org]).
  15. ↑ Notice de l'œuvre, reproduction du dessin (1884), sur le catalogue numérisé de la BnF — avec erreur dans la notice : le dessin est bien de Faure-Dujarric père et non du fils (né en 1875).
  16. ↑ Étienne Arago, « Le monument d'Eugène Despois », La Revue politique et littéraire, Paris,‎ , p. 16 (lire en ligne [sur Retronews]).
  17. ↑ La Liberté, Paris, , p. 4 [texte intégral]  — sur Retronews.

Liens externes

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