Pierre Adama Traoré

Pierre Traoré
Illustration.
Pierre Traoré en réunion à Addis-Abeba en 1996
Fonctions
Ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs

(1 an)
Président Sangoulé Lamizana
Premier ministre Sangoulé Lamizana
Gouvernement Lamizana II
Directeur de la division des ressources minérales à la Commission des Nations-Unies pour l'Afrique

(10 ans)
Directeur Général du Comptoir Burkinabè des Métaux Précieux

(3 ans)
Chef de la subdivision régionale de la géologie et des mines de Bobo-Dioulasso

(6 ans)
Directeur général adjoint du Bureau Voltaïque de Géologie et des Mines

(5 ans)
Directeur national du projets miniers du PNUD

(4 ans)
Biographie
Nom de naissance Mpouway Adama Traoré
Surnom PAT
Date de naissance
Lieu de naissance Takalédougou (Colonie de Côte d'Ivoire)
Date de décès
Lieu de décès Ouagadougou (Burkina Faso)
Nature du décès Rupture d'anévrisme
Sépulture Takalédougou (Burkina Faso)
Nationalité Burkinabè

Français

Parti politique MLN puis UPV
Père Myougou Traoré
Mère Siapri Ouattara
Conjoint Irène Durand-Bailloud
Enfants Sylvie née en 1964

Suzanne née en 1968 Jean-Claude né en 1971 et Cécile née en 1975

Diplômé de Université de Lyon I
Profession Géologue

haut fonctionnaire

Distinctions Chevalier de l'Ordre national en 2000

Officier de l'Ordre de l'Étalon en 2018 Commandeur de l'Ordre de l'Étalon en 2020, à titre posthume

Religion Catholique

Mpouway Adama Pierre Traoré[1], plus connu sous le nom de Pierre Adama Traoré ou plus simplement Pierre Traoré, est un géologue, haut fonctionnaire, homme d'État, homme politique et ministre voltaïque puis Burkinabè. Il est né en et mort le [2]. Il est membre du Mouvement de Libération nationale du Pr. Joseph Ki-Zerbo[3] et Ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs de Haute-Volta entre 1976 et 1977. Sa période ministérielle est notamment marquée par sa décision de boycott des Jeux Olympiques de Montréal[4].

Jeunesse et formation

Mpouway Adama naît à Takalédougou (aujourd'hui rattaché à la commune urbaine de Banfora) de Myougou Traoré, chef du village et de sa septième épouse Siapri Traoré. Son père décide pour donner exemple aux autres familles du village de l'envoyer à l'école primaire en pensionnat au sein de la mission catholique à Banfora. Sa mère y est farouchement opposée. C'est au durant cette période que les frères catholiques en charge de son éducation décident de lui donner le nom de Pierre et que celui-ci est initié au catholicisme, religion qui pratiquera toute sa vie. Lorsque son père décède, Pierre espère pouvoir arrêter sa scolarité et revenir dans son village natal mais sa mère à la base opposée à ce qu'il aille à l'école décide de l'y maintenir, non pas par adhésion mais par respect de la mémoire de Myougou. Après l'obtention de son CEP, Pierre poursuit ses études au sein d'abord du Collège Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso puis au Lycée Zinda Kaboré à Ouagadougou, plus grand lycée de Haute-Volta où il obtient son baccalauréat. Il est ensuite envoyé à l'Université Claude Bernard de Lyon afin d'effectuer des études en géologie. Il y rencontre Irène, avec qui il se mariera en 1963.

Notes et références

  1. « Décès de Adama Pierre TRAORE : Faire part - leFaso.net », sur lefaso.net (consulté le )
  2. Relevé des fichiers de l'Insee
  3. Adama Pierre Traoré (1938-2019) : témoignages d'une vie bien remplie. 2019, Éditions Oméga, Ouagadougou
  4. Éric Monnin et Christophe Maillard, « Pour une typologie du boycottage aux Jeux olympiques », Relations internationales, vol. 162, no 2,‎ , p. 173–198 (ISSN 0335-2013, DOI 10.3917/ri.162.0173, lire en ligne, consulté le )

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