Pierre Delsol

Pierre Delsol
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Pierre Marc Delsol
Pseudonyme
Malapeste
Nationalité
Allégeance
Activité
Militaire
Période d'activité
Famille
Juliette Philodème (épouse)
Autres informations
Membre de
Arme
Conflits
Grade
Distinctions

Pierre Delsol, né le à Clairac et mort le à Nice, est un militaire français, neuvième compagnon de la Libération[1]. Militaire de carrière dans les troupes coloniales, il décide de rejoindre les forces françaises libres après l'armistice du 22 juin 1940. Il participe aux combats en Afrique du Nord et en Italie puis prend part à la Libération de la France.

Biographie

Jeunesse et engagement

Enfant d'agriculteurs, Pierre Delsol naît le à Clairac, en Lot-et-Garonne[2]. En 1928, il effectue son service militaire au 10e régiment de dragons puis retourne à Clairac en pour y suivre les traces de ses parents dans le travail de la terre[3]. Cependant, en , il décide de s'engager et fait un court passage au régiment d'infanterie coloniale du Maroc (RICM) avant de passer, en juillet de la même année, au 19e régiment mixte d'infanterie coloniale[4]. Parti en Indochine avec ce régiment, il est promu caporal en et caporal-chef en [2]. De retour en France en 1938, il retrouve le RICM avant de partir à Beyrouth où il est muté au 24e régiment d'infanterie coloniale (24e RIC) en [4].

Seconde Guerre mondiale

Pierre Delsol est promu au grade de sergent en , au moment où se déclenche la Seconde Guerre mondiale[4]. N'acceptant pas l'armistice du 22 juin 1940, lui et les hommes de sa section suivent leur chef, le lieutenant Jean de Laborde-Noguez et rejoignent la 3e compagnie du 24e RIC commandée par le capitaine Raphaël Folliot qui a décidé de passer en Palestine pour poursuivre le combat[4]. Parti de Tripoli, la troupe rejoint les britanniques de l'autre côté de la frontière le [3]. Les volontaires français rassemblés au camp de Moascar à Ismaïlia en Égypte forment le 1er bataillon d'infanterie de marine (1er BIM)[4]. Au sein de ce dernier et aux côtés des britanniques, Delsol est engagé dans la guerre du désert en Libye[3]. Il s'illustre le lorsqu'il est blessé par des éclats de mine mais reste malgré tout à son poste et assure la sécurité de son groupe[3]. Après avoir pris part à la campagne de Syrie en , il est promu sergent-chef[2].

Toujours avec le 1er BIM, intégré à la 1re brigade française libre indépendante du général Kœnig, il combat à nouveau en Libye puis est promu adjudant en [4]. Du au , il participe à la bataille de Bir Hakeim[3]. Les survivants de celle-ci, renforcés par des hommes du bataillon du Pacifique, forment le Bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique (BIMP)[4]. En , Delsol et sa nouvelle unité prennent part à la seconde bataille d'El Alamein[3]. Après avoir combattu dans la campagne de Tunisie, il embarque le vers l'Europe pour participer à la campagne d'Italie[3]. Dans la nuit du 11 au , alors que tous les officiers ont été tués ou blessés pendant la prise du mont Girofano, Pierre Delsol prend le commandement de sa compagnie[4].

Promu sous-lieutenant, il participe au débarquement de Provence en accostant à Cavalaire le [4]. À la tête de sa section, il s'illustre lors de la libération de la ville, notamment le lorsqu'il prend d'assaut une position ennemie au hameau de la Mauranne[3]. Il est alors gravement blessé à l'épaule mais continue de combattre jusqu'à ce que l'ensemble de sa compagnie ait atteint sa position[3] où il se fait amputer du bras à l'Hôpital de campagne. Hospitalisé plusieurs mois dans des hôpitaux de Marseille et Alger, il arrive en à Aix-en-Provence où il est affecté dans une école de cadres[2].

Après-guerre

Après la guerre, Pierre Delsol sert en Nouvelle-Calédonie de 1949 à 1952 et est promu capitaine en [2]. De 1954 à 1956, en Indochine, il commande une compagnie du 19e régiment mixte d'infanterie coloniale puis il retrouve la métropole et termine sa carrière militaire en 1961 à Fréjus[3]. Il occupe sa retraite dans diverses associations patriotiques et d'anciens combattants[4]. Pierre Delsol meurt le à Nice et est inhumé à Fréjus[2].

Décorations


Commandeur de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Médaille militaire
Croix de guerre 1939-1945 Médaille des blessés de guerre Croix du combattant volontaire
Avec agrafe "1939-1945"
Croix du combattant Médaille coloniale
Avec agrafes "Libye 1940-1941", "Bir Hakeim", "Libye 1942-1943",
"Tunisie", "Tripolitaine" et "Extrême-Orient"
Médaille commémorative
des services volontaires dans la France libre
Officier de l'ordre de l'Étoile noire
(Bénin)
Commandeur de l'Ordre du Nichan el Anouar
(Djibouti)
Bronze Star
(États-Unis)

Hommages

  • À La Garde, une rue a été baptisée en son honneur[5].
  • À Fréjus, un square a été baptisé en son honneur.
  • À Clairac, sa ville natale, une rue a été baptisée en son honneur[6].

Références

  1. Georges Fleury, Le neuvième compagnon, Paris, Grasset, , 273 p., Titre de l'ouvrage
  2. « Biographie - Ordre National de la Libération »
  3. Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)
  4. Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
  5. « Rue du capitaine Pierre Delsol - La Garde », sur Google Maps
  6. « Rue Pierre Delsol - Clairac », sur adresse.data.gouv.fr

Bibliographie

  • Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2).
  • Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 2-356-39033-2).
  • François Marcot, Dictionnaire historique de la résistance, Robert Laffont, (ISBN 2-221-09997-4).
  • François Broche, L'épopée de la France libre, Pygmalion, (ISBN 2-857-04633-2).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’Armée française
  • icône décorative Portail de la Seconde Guerre mondiale
  • icône décorative Portail de la Résistance française
  • icône décorative Portail de Lot-et-Garonne