Pierre Deluns-Montaud

Pierre Deluns-Montaud
Illustration.
Fonctions
Député français
–
(19 ans, 1 mois et 25 jours)
Élection 6 avril 1879
Réélection 21 août 1881
4 octobre 1885
22 septembre 1889
3 septembre 1893
Circonscription Lot-et-Garonne
Législature IIe, IIIe, IVe, Ve et VIe (Troisième République)
Groupe politique Union républicaine (1881-1885)
Gauche républicaine (1885-1893)
Prédécesseur Léopold Faye
Successeur Léo Melliet
Ministre des Travaux publics
–
(10 mois et 11 jours)
Gouvernement Floquet
Prédécesseur Émile Loubet
Successeur Yves Guyot
Biographie
Nom de naissance Pierre Montaud
Date de naissance
Lieu de naissance Allemans-du-Dropt
Date de décès (à 62 ans)
Lieu de décès 6e arrondissement de Paris
Nationalité Française

Pierre Deluns-Montaud, né Pierre Montaud le à Allemans-du-Dropt et mort le à Paris 6e, est un homme politique français.

Biographie

Il est député Union républicaine de Lot-et-Garonne du au dans la circonscription de Marmande[1].

Compagnon politique d’Armand Fallières, il est ministre des Travaux publics dans le gouvernement Floquet du au . Il a été l’un des plus fidèles amis de Gambetta, qui appréciait la fermeté de ses convictions républicaines et sa connaissance approfondie de la politique. Après la mort de ce dernier, il a résolument appuyé la politique de Jules Ferry. Bien que doué d’une remarquable éloquence, il a rarement abordé la tribune ; ses quelques interventions ont été des succès[2].

Il a longtemps collaboré à la République française, ainsi qu’à la Petite Gironde, à partir de 1887[3], et publié une étude sur la philosophie politique de Gambetta. Ses lettres parlementaires à la Gironde mériteraient d’être réunies en volume. positiviste, il était au nombre des amis intimes du philosophe Pierre Laffitte[2]

Après son échec aux élections de 1893, il est appelé à la direction des archives au ministère des Affaires étrangères[4].

Il était président de la Société Gambetta[5], et de la Société des félibres de Paris[3] de 1906 à sa mort[6].

Ayant succombé aux suites d’une opération consécutive à une maladie dont il souffrait depuis longtemps [7], à l’issue de ses obsèques au cimetière du Montparnasse, son cercueil a été dirigé vers Clamart, où a eu lieu son inhumation dans un caveau de famille[3].

Distinctions

Sources

Notes et références

  1. ↑ « Pierre Deluns-Montaud - Base de données des députés français depuis 1789 - Assemblée nationale », sur assemblee-nationale.fr (consulté le ).
  2. « Nécrologie », Le Châtillonnais et l'Auxois, Paris, vol. 78, no 82,‎ , p. 1 (ISSN 2999-1420, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  3. « Les Obsèques de Deluns-Montaud », La Petite Gironde, Bordeaux, vol. 37, no 12917,‎ , p. 1 (ISSN 2534-1294, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  4. ↑ « Mort de M. Deluns-Montaud », Le Radical de l’Allier, Moulins, vol. 8, no 315,‎ , p. 1 (ISSN 2135-8060, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  5. ↑ Rano, « Deluns-Montaud », L’Aurore, Paris, vol. 10, no 3673,‎ , p. 1 (ISSN 1255-9792, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  6. ↑ Jean Fourié, Le Félibrige parisien après la Deuxième Guerre mondiale (1944-1976), Paris, Les Amis de la langue d'oc, 1987, p. 37 (SUDOC 008671095).
  7. ↑ « Mort de M. Deluns-Montaud », Messidor, Paris, vol. 1, no 283,‎ , p. 2 (ISSN 2400-118X, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).

Liens externes

  • icône décorative Portail de la politique française
  • icône décorative Portail de la France au XIXe siècle
  • icône décorative Portail de Lot-et-Garonne