Pierre Duflos le Jeune

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(à 73 ans) Ancien 12e arrondissement de Paris |
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Jeanne Leblond (d) |
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Claude-Augustin Duflos (oncle) |
Pierre Duflos le Jeune est un graveur en taille-douce français, né à Lyon le et mort à Paris en .
Biographie
Il est le fils de Nicolas-Simon Duflos, graveur, marié à Jeanne Leblond (d) en 1727. Il est le neveu de Claude-Augustin Duflos.
Après la mort de son père, il se rend à Paris pour parfaire son apprentissage pendant trois ans, d'après une annonce parue dans les Petites affiches lyonnaises du . Il a réalisé quelques planches pour l'ouvrage Nouvelle méthode raisonnée du blason ou de l'art héraldique, paru à Lyon, chez Pierre Bruyset Ponthus, en 1770.
En 1771, il s'installe à Paris, « rue Saint-Victor, la troisième porte cochère en entrant par la place Maubert »[1].
Il se marie le en l'église Saint-Benoît-le-Bétourné avec Marie-Élisabeth Thibault (17..-1803), "femme graveur".
Il a surtout réalisé des illustrations, pour la plupart d'après Clément-Pierre Marillier, Jacques-Louis Touzé et Jean Touzé[a]. En étroite collaboration avec son épouse, il a exécuté le Recueil d'estampes représentant les grades, les rangs et les dignités suivant le costume de toutes les nations existantes.
Il a cessé de graver bien avant sa mort car, en 1816, il est qualifié d'« ancien sculpteur en taille-douce et propriétaire ».



Publications
- Pierre Duflos, Marie-Élisabeth Thibault, Clément-Pierre Marillier, Recueil d'estampes représentant les grades, les rangs et les dignités, suivant le costume de toutes nations existantes ; avec des explications historiques, & la vie abrégée des grands hommes qui ont illustré les dignités dont ils étaient décorés, chez Duflos le Jeune, 1780 (lire en ligne).
- Jean-François Vauvilliers, Abrégé de l'histoire universelle en figures, ou recueil d'estampes représentant les sujets les plus frappants de l'histoire tant sacrée que profane, ancienne et moderne, avec les explications historiques qui s'y rapportent et les portraits en médailles des héros qui ont joué le plus grand rôle dans l'histoire, ornés de leurs attributs caractéristiques, 167 planches dessinées par Charles Monnet et environ quarante figures par Clément-Pierre Marillier, l'ensemble gravé par Pierre Duflos le Jeune et réuni en quatre tomes (tomes 1 et 2 : histoire sacrée tirée de la Bible ; tome 3 : histoire des Grecs ; tome 4 : histoire des Assyriens, des Lydiens, des Perses, des Egyptiens, des Phéniciens, des Scythes), chez Duflos, Paris, 1785.
- Costumes officiels et militaires, deux volumes, avant 1789 et an III de la République.
Artistes interprétés
- Clément-Pierre Marillier, vignettes à l'eau-forte (dont La Vérité) parmi les 198 estampes pour Fables, nouvelles de Claude-Joseph Dorat, chez Delalain, La Haye et Paris, 1773.
- Jean-Antoine Houdon, sculpteur, Anne Hilarion de Costentin de Tourville, interprétation de la statue, 1780.
- Félix Lecomte, sculpteur, Fénelon, interprétation de la statue, 1780.
- Hyacinthe Rigaud, Bossuet, évêque de Meaux, en pied ; Louis XIV, roi de France et de Navarre, 1780.
- Jean Touzé, Marie-Antoinette ; Charles Coffin, 1780.
- Jean-Jacques Caffieri, sculpteur, Pierre Corneille, interprétation de la statue, 1787.
- Clément-Pierre Marillier, Lettre de Pline le Jeune sur la mort de Pline l'Ancien son oncle par l'éruption de Vésuve en 79. — Muséum national d'histoire naturelle, Pierre Duflos dans les collections.
- Charles Monnet, 167 gravures pour Abrégé de l'histoire universelle, une figure pour Joachim ou le triomphe de la piété filiale d'Adrien-Michel-Hyacinthe Blin de Sainmore.
- Jean-Michel Moreau, Christophe Colomb fait saisir le cacique de Guanahani, gravure pour La découverte du Nouveau Monde de Jean-Jacques Rousseau.
- Jacques-Louis Touzé, Jean-Jacques Poupart, confesseur de Louis XVI
Musées et collections publiques
France
- Musée du Nouveau Monde, La Rochelle, Christohe Colomb fait saisir le cacique de Guanahani, d'après Jean-Michel Moreau[3].
- Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale de France, Paris.
- Musée Carnavalet, Paris, Maurice de Saxe[4] ; La découverte du Nouveau Monde : Christophe Colomb fait saisir le cacique de Guanahani, d'après Jean-Michel Moreau[5].
- Muséum national d'histoire naturelle, Paris, Lettre de Pline le Jeune sur la mort de son oncle par l'éruption du Vésuve en 79, d'après Clément-Pierre Marillier.
- Musée national du château de Pau, gravures d'après Jean Touzé et Clément-Pierre Marillier[6].
- Château de Versailles, Jean-Jacques Poupart, d'après Jacques-Louis Touzé.
Pays-Bas
- Musée Teyler, Haarlem, Recueil d'estampes représentant les grades, les rangs et les dignités..., 1780.
États-Unis
- National Gallery of Art, Washington, La découverte du Nouveau monde : Christophe Colomb fait saisir le cacique de Guanahani, d'après Jean-Michel Moreau[7].
Réception critique
« Certaines des représentations visuelles de l'Amérindien semblent évoquer tout naturellement cet ethos à la fois antique et aristocratique qu'on lui attribuait. Le Noble Indien de la nation d'Ottawa[8] gravé par Duflos est l'une des 264 planches qui ornent son Recueil d'estampes représentant les grades, les rangs et les dignités... dans lequel le texte est quasi absent... Il est vêtu du drapé à l'antique, lequel a pour effet de faire valoir sa noblesse naturelle, et adopte la pose dynamique de l'Apollon du Belvédère... L'image participe de manière éloquente à l'invention d'un Amérindien noble et rappelant l'antique, en traduisant le désir de voir l'aristocratie primitive restaurée et l'Antiquité ressuscitée en Amérique[9] »
— Peggy Davis.
Notes et références
Notes
- ↑ Jacques-Louis Touzé et Jean Touzé ayant tous deux dessiné pour la gravure, leurs œuvres étant abondantes et leurs initiales similaires, le dictionnaire Bénézit évoque, dans son article sur Jean Touzé[2], la difficulté d'attribution de dessins interprétés par la gravure à l'un ou à l'autre, point sur lequel la prudence est à recommander.
Références
- ↑ Sylvie Martin-de Vesvrotte, p. 68.
- ↑ Gründ, 1999, t. 13.
- ↑ Musée du Nouveau Monde, Pierre Duflos dans les collections
- ↑ Musée Carnavalet, "Maurice de Saxe" par Pierre Duflos
- ↑ Musée Carnavalet, "Christohe Colomb fait saisir le cacique de Guanahani" par Pierre Duflos
- ↑ Musée national du château de Pau, Pierre Duflos dans les collections
- ↑ National Gallery of Art, Pierre Duflos dans les collections
- ↑ B.N.F., Le Noble Indien de la nation d'Ottawa, gravure
- ↑ Peggy Davis, « L'Antiquité retrouvée en Amérique - Les images de l'Amérindien en Apollon du Belvédère », Imitation et invention au siècle des Lumières, vol. 26, Société canadienne d'étude du XVIIIe siècle, 2007.
Bibliographie
- Roger Portalis et Henri Béraldi, Les Graveurs du dix-huitième siècle, t. 2, Paris, Damascène Morgand et Charles Fatout, , 404 p., 3 vol. ; in-8º (OCLC 906486595, lire en ligne), p. 58-59.
- Marcel Roux et Edmond Pognon, Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle : Bibliothèque nationale, Département des estampes, t. VIII, Duflos (Claude)-Ferée, Paris, Bibliothèque nationale, , 508 p., 29 cm (OCLC 491068289, lire en ligne sur Gallica), p. 96-133.
- Jules Renouvier et Anatole de Montaiglon (éd.), Histoire de l'art pendant la révolution : considéré principalement dans les estampes, t. 2, Paris, Vve J. Renouard, , 296 p., 2 vol. 24 cm (OCLC 1042992, lire en ligne), p. 46-7.
- Sylvie Martin-de Vesvrotte et Henriette Pommier, Dictionnaire des graveurs-éditeurs et marchands d'estampes à Lyon aux XVIIe et XVIIIe siècles : catalogue des pièces retrouvées, Paris, Presses universitaires de Lyon, , 172 p., 6 pl. : illustr. ; 24 cm (ISBN 978-2-72970-690-6, OCLC 50477946, lire en ligne), p. 668.
- Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
Liens externes
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- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
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