Pierre François Nicolas Plet-Beauprey
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(à 59 ans) Sées |
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Pierre François Nicolas Plet-Beauprey, né le à Sées (Orne) et mort dans la même ville le , est un homme politique français.
Entre 1792 et 1798, il est député de l'Orne à la Convention nationale, où il vote la mort avec sursis de Louis XVI, et au Conseil des Cinq-Cents.
Biographie
Son père était aubergiste à Sées dans l'Orne. Entré dans les ordres, Pierre François Nicolas Plet-Beauprey était abbé à Sées en 1789. Acquis aux idées de la Révolution, il devint en 1791 administrateur du département de l'Orne.
Mandat à la Convention
La monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Pierre Plet-Beauprey, alors administrateur de l'Orne, est élu député du département, le cinquième sur dix, à la Convention nationale[1].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine[2] :
Je vote donc pour la mort du tyran [...]. Je demande, et c'est une condition qui fait partie de mon vœu, que l'exécution du jugement soit différée jusqu'à ce que la Convention nationale ait pris des mesures certaines pour que la famille des Bourbons (j'entends surtout Philippe-Égalité) ne puisse être nuisible à l'établissement d'une République une et indivisible.
Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[3]. Le , il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze[4].
Le , Pierre Plet-Beauprey est en effet envoyé en mission, aux côtés de Jean-Pierre Duval (député de Seine-Inférieure), de Denis-Toussaint Lesage (député d'Eure-et-Loir) et de Jacques Mariette (député de Seine-Inférieure) dans le département de l'Orne. Au terme des journées du 31 mai et du 2 juin, sur motions des députés montagnards François-Louis Bourdon (député de l'Oise) et Jean Julien (député de Haute-Garonne) qui les accusent d'avoir favorisé la contre-révolution durant leur mission, ils sont rappelés au sein de la Convention[5].
Pierre Plet-Beauprey participe à la chute de Robespierre et adhère à la réaction thermidorienne. Le 9 thermidor an II (le ), il est l'un des douze adjoints de Paul Barras (député du Var), nommé commandant de la force armée de Paris[6]. La 2ème sans-culottide an II (), il est élu membre de la Commission de l'examen des papiers de Maximilien de Robespierre[7].
Le (24 nivôse de l'an III), il fut envoyé dans le Calvados, l’Eure, la Manche, l’Orne, la Sarthe et la Seine-Inférieure pour surveiller les haras. Il ne rentra à Paris qu'après .
Mandat aux Cinq-Cents
Sous le Directoire, Pierre Plet-Beauprey est réélu député de l'Orne et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an VIII (le ).
Sans emploi, il vécut de ses revenus (3 000 francs).
En 1813, il fut nommé inspecteur des postes, fonctions qu'il occupa jusqu'à sa révocation par la Première Restauration. Il reprit ses fonctions aux Cent-Jours, puis, à la Seconde Restauration, fut frappé par la loi du 12 janvier 1816 qui exilait les régicides. Il se réfugia à La Haye. Amnistié le , à cause de son vote sur le sursis à l'exécution de Louis XVI, il rentra à Sées le , où il demeura jusqu'à sa mort.
Notes et références
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 57, séance du 16 et du 17 janvier 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 2 juin 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Alquier, Aline et Brunel, Françoise (née en 1948), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 93, séance du 9 thermidor an II (27 juillet 1794) »
, sur https://www.persee.fr, (consulté le )
- ↑ Baron, Marie-Claude (1945-2002) et Brunel, Françoise (née en 1948), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 97, séance de la 2ème sans-culottide an II (18 septembre 1794) »
, sur https://www.persee.fr, (consulté le )
Sources
- « Pierre François Nicolas Plet-Beauprey », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
- Jules Michelet, La Révolution française
- Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises, première série, 1787 à 1799, tomes LVII, LXI, LXII, LXX.
Liens externes
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