Marius assis sur les ruines de Carthage (1791-1794)
Pierre Joseph Célestin François, né à Namur le , est le fils de Charles Isidore François (1724-1788), gérant de la fabrique de tabac du vicomte Desandrouin et de Robertine Dumont (1734-1767). Le , il épouse Marie-Françoise Leyniers, issue de la célèbre famille de tapissiers bruxellois, qui lui donne cinq enfants dont Ange François (1800-1872) également artiste peintre d'histoire, scènes de genre et sujets animaliers) lequel travailla dans l'atelier de son père avant d'entrer à l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles[3].
Pierre François étudie d'abord la peinture à Charleroi dans l'atelier de P.B. De Blocq, puis à l'académie de peinture d'Anvers auprès d'André Lens et Guillaume Herreyns. Il séjourne en Italie de 1778 à 1781, puis revient à Bruxelles où il effectue essentiellement des peintures de commande décoratives. Il séjourne à nouveau à Rome entre 1789 et 1792.
↑Archives de l'État de Namur - Table des actes de baptêmes de la paroisse La Plante / SaintJean Décollé / Saint Aubin / Saint Pierre au Château, baptême le 29 mars 1759 de Pierre Joseph Célestin François, fils de Charles Isidore François et de Robertine Dumont. Les actes originaux ont été détruits durant la guerre 1940-45
↑Archives Générales du Royaume - Ville de Bruxelles : acte n°1104 : " Acte de décès de Pierre Joseph Célestin François, artiste peintre, pensionné de la ville de Bruxelles, décédé le treize de ce mois [mars] à huit heures du matin, Place du Petit-Sablon, Section 1, n° 19, âgé de nonante et un ans onze mois et treize jours, né à Sainte-Croix [...] Veuf de Marie Françoise Leyniers, fils de Charles Isidore François et de Norbertine Dumont, conjoints décédés. Sur la déclaration d'Ange Nicolas Joseph François, fils, artiste peintre, âgé de cinquante ans, domicilié à Saint-Josse-ten-Noode et d'Henri Dillenbourg, gendre, docteur en Médecine, âgé de quarante-huit ans, domicilié en cette ville."
↑KIK-IRPA, Dictionnaire des peintres belges, notice établie par Richard Kerremans - 1999-2011
Barbara Issaverdens, "Pierre-Joseph-Célestin François", dans 1770-1830. Autour du néo-classicisme en Belgique, Bruxelles, Crédit Communal, 1985, p. 120 à 134.