Pierre Landais (marin)

Pierre Landais
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Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Surnom
Le capitaine égaré
Nationalité
Allégeance
Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France (1744-1777)
Drapeau des États-Unis États-Unis (1777-1780)
Drapeau de la France République française (1792-1793)
Autres informations
Arme
Conflit
Grade
Capitaine de brûlot
Lieutenant de port
Capitaine de vaisseau
Contre-amiral

Pierre Landais, né en 1734 à Saint-Malo et mort à New-York en 1820, est un officier de marine français.

Initialement corsaire, il devient officier bleu dans la devient officier bleu dans la Marine royale française et fait partir du voyage autour du monde de Bougainville en 1767.

Déçu par ses affectations, il s'engage pour les États-Unis dans leur Guerre d'indépendance dont il est l'un des héros et commande notamment l'USS Alliance (1778). Placé sous les ordres de John Paul Jones, il est accusé à tort de lui avoir tiré dessus lors de la bataille de Flamborough Head en 1779.

Il revient en France juste avant la Révolution française, nommé capitaine de vaisseau en 1792 puis contre-amiral en 1793. Il démissionne, et termine sa vie dans le dénuement au États-Unis où il meurt en 1820.

Sa carrière est marquée par son très mauvais caractère, lui occasionnant plusieurs mutineries et mésententes.

Biographie

Pierre Landais nait à Saint-Malo en 1734[1]. Son caractère est décrit comme « colérique, paranoïaque et tourmenté »[2],[3].

Il est corsaire pendant la Guerre de Succession d'Autriche (1744-1748) et la Guerre de Sept Ans (1757-1763) puis devient officier bleu dans la Marine royale française[1].

En 1767, il fait partie du voyage autour du monde de Bougainville sur le navire l'Étoile. Il commande le bateau de découverte mais tire sur des habitants des Nouvelles-Hébrides et son commandement lui est retiré[1].

Nommé capitaine de brûlot en 1773, il commande le Flamand à Rochefort, mais le bateau ne quitte pas le port. En 1775, il est lieutenant de port à Brest. Très déçu et supposant une manœuvre du secrétaire d'État de la Marine Antoine de Sartine, Landais démissionne de la Marine royale[1].

En 1777, Pierre Landais s'engage pour les États-Unis dans leur Guerre d'indépendance. Grâce à Beaumarchais, il obtient le commandement de l'Heureux, qu'il rebaptise en Flamand, navire marchand transportant de Marseille des armes et passagers comme Friedrich Wilhelm von Steuben. Arrivés au Massachusetts après une traversée difficile, Landais ne reçoit ni la récompense promise, ni de nouveau commandement[1].

Le Traité d'alliance franco-américaine de 1778, et l'appui de Lafayette et de von Steuben lui obtiennent le commandement de l'USS Alliance (1778) et il est naturalisé américain. Il ramène Lafayette en France en 1779 malgré une nouvelle mutinerie, puis est placé sous les ordres de John Paul Jones (qui commande le Bonhomme Richard mis à disposition par Louis XVI) avec lequel il a vite de très mauvaises relations[1].

Lors de la bataille de Flamborough Head, Jones accuse Landais d'avoir tiré sur le Bonhomme Richard pour le couler. Selon Vincent Guéquière, les faits sont peu vraisemblable même si Jones ait pu sincèrement y croire. Pierre Landais est néanmoins relevé de ses fonctions par Benjamin Franklin. Encouragé par Arthur Lee, Landais reprend le commandement de l'Alliance à Lorient en 1780 mais en est démis lors de son voyage transatlantique lors d'un excès de colère lié aux tensions avec son équipage[1],[4]. Il est chassé de la Navy à l'arrivée à Boston[1]. Ouest France le qualifie de « héros de la guerre d’indépendance américaine »[2].

Pierre Landais revient en France en 1789, et est réintégré dans la Marine française mi-1792 en tant que capitaine de vaisseau. Il commande le Patriote (en) et prend part à l'Expédition de Sardaigne. Il est promu contre-amiral en janvier-1793 et commande une division de l'escadre de Brest, secondant l'amiral Justin Bonaventure Morard de Galles[1],[5]. Il démissionne à la suite notamment des mutineries de Quiberon (en)[1].

A partir de 1797[5], il finit sa vie dans la misère aux États-Unis, réclamant les primes qui ne lui ont jamais été versées, et meurt à New-York en 1820[1],[3].

Publications

Dix lettres de 1779 de Pierre Landais, adressées principalement à Benjamin Franklin sont numérisées sur le site internet des archives nationales américaines[6].

Notes et références

  1. Guéquière 2025.
  2. Emmanuelle François, « Le tempétueux capitaine Landais, héros de la guerre d’indépendance américaine, sort de l’oubli », Ouest France,‎ (lire en ligne)
  3. Norton 2018.
  4. (en) Packard Humanities Institute, « The Papers of Benjamin Franklin » Accès libre, sur franklinpapers.org (consulté le )
  5. Paullin 1931.
  6. (en) « Pierre Landais », sur founders.archives.gov (consulté le )

Voir aussi

Bibliographie

Ouvrages

  • Vincent Guéquière, Le Capitaine égaré, Paulsen, , 376 p. (ISBN 978-2375024843)

Articles

  • (en) Charles O. Paullin, « Admiral Pierre Landais », The Catholic Historical Review, vol. 17, no 3,‎ , p. 296–307 (ISSN 0008-8080, lire en ligne)
  • (en-US) Louis Arthur Norton, « The Revolutionary War's Most Enigmatic Naval Captain: Pierre Landais », Journal of the American Revolution,‎ (lire en ligne Accès libre)
  • Vincent Guéquière, « Looking for Pierre Landais », Cols bleus,‎ (lire en ligne Accès libre)
  • Vincent Guéquière, « Pierre Landais : le capitaine oublié de la guerre d'indépendance américaine », Cols bleus,‎ (lire en ligne Accès libre)

Articles connexes

Liens externes

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