Pierre d'Asnières-sur-Seine
| Pierre d'Asnières-sur-Seine | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Type | sépultures sous tumulus | |||
| Période | Néolithique | |||
| Fouille | 1933 | |||
| Visite | Accès libre | |||
| Caractéristiques | ||||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 48° 54′ 39″ nord, 2° 17′ 19″ est | |||
| Pays | ||||
| Région | Île-de-France | |||
| Département | Hauts-de-Seine | |||
| Commune | Asnières-sur-Seine | |||
| Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-Seine
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
Géolocalisation sur la carte : France
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La Pierre d'Asnières-sur-Seine est une sépulture collective sous tumulus découverte à Asnières-sur-Seine dans le département des Hauts-de-Seine.
Historique
Une énorme pierre d'un poids de cinq tonnes environ fut découverte en au cours des travaux de fondation d'un bâtiment annexe de l'Hôtel de ville (centre administratif et social), tel que relaté dans le bulletin de la Société Préhistorique Française du 23 mars 1933[1]. Le maire-adjoint d'Asnières, chargé des travaux, y reconnut un menhir. Des tombes furent ensuite découvertes le 9 mars. Il s'agissait d'une sépulture préhistorique dont le toit du caveau était surmonté de ce menhir de 2.25 m de haut.
La pierre fut installée dans le parc de l'hôtel de ville, actuel Square du Maréchal Leclerc. En 1947 ou 1948, elle fut redressée et installée sur un socle de pierres constituée des pierres de la sépulture. On appose une plaque décrivant la découverte. Il fut enfin ajouté un médaillon à l'effigie du Maréchal Leclerc[2] pour commémorer la libération de Paris, probablement à l'occasion du changement de dénomination du square (délibération du Conseil Municipal du 1er juillet 1948).
Description
Le site se composait d'une douzaine d'inhumations en cistes individuels disposés à la base d'une pierre en grès blanc, probablement de Fontainebleau, dressé verticalement tel un menhir. Le sol d'origine, à 2,70 m de profondeur par rapport au sol actuel du fait d'un remblaiement alluvionnaire[3], était recouvert d'un dallage grossier en grosses pierres posées sur le sable. Le menhir mesure 2,25 m de hauteur, 45 cm d"épaisseur et sa largeur varie 1.75 m à la base à 2 m à 1,40 m de la base. Les cistes en caisson contenaient chacun un squelette en position repliée, la tête dirigée vers l'ouest. Ils étaient recouvert d'une couche de dalles sur laquelle on retrouva un autre squelette. L'ensemble était recouvert d'un tumulus en sable ferrugineux distinct du sable recouvrant le sol primitif. Le sommet du « menhir » dépassait hors du tumulus de 0,25 m mais se trouvait à 0,35 m sous le niveau du sol actuel. Le sable ferrugineux utilisé pourrait provenir de Saint-Cloud à 6 km plus au sud sur la même rive de la Seine[2].
Le mobilier funéraire retrouvé se limitait à trois grattoirs en silex. Ce mobilier et les douze squelettes, un temps conservés à la mairie d'Asnières, considérés sans intérêt, ont été jetés par la suite[2].
L'ensemble du site n'a pas pu être fouillé car situé sous un bâtiment adjacent et la partie dégagée fut détruite par la suite des travaux.
Notes et références
- ↑ Bulletin de la Société préhistorique française, Séance du 23 Mars 1933, pp. 145-159
- Peek 1975
- ↑ Les sépultures étaient situées à environ 500 m de la rive gauche de la Seine, 6 m au dessus du niveau des eaux.
Annexes
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- John Peek, Inventaire des mégalithes de France, vol. 4 : Région parisienne, Paris, CNRS, , 408 p. (ISBN 2-222-01772-6), p. 32–33.

Articles connexes
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