Pierre de Seyssel

Pierre de Seyssel
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Catégorie Roche sédimentaire
Sous-catégorie Roche calcaire
Composition chimique
carbonates
Couleur blanche
Utilisation
construction, décor sculpté

La pierre de Seyssel ou pierre blanche de Seyssel est une formation géologique française du Crétacé inférieur.

Extraite de carrières sur les deux rives du Rhône, cette roche sédimentaire calcaire est utilisée, de l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine, pour la construction de nombreux bâtiments dans le Lyonnais et les Alpes.

Formation

La pierre de Seyssel se forme par sédimentation au Crétacé inférieur, du Barrémien à l'Albien (faciès dit « urgonien »).

La pierre est principalement issue de carrières souterraines sur les deux rives du Rhône, les gisements affleurant dans les falaises qui bordent le fleuve, à environ deux mètres au-dessus de son cours. Les carrières de la rive gauche livrent une pierre de meilleure qualité et plus facile à exploiter. Le convoyage par bateaux sur le Rhône est le mode de transport privilégié pour les longues distances[1]. Ces carrières sont situées à deux kilomètres en aval du barrage de Génissiat dans les communes de Franclens (Haute-Savoie) pour quatre d'entre elles sur la rive gauche et Surjoux-Lhopital (Ain) pour six autres sur la rive droite[2].

Caractéristiques et utilisation

La pierre de Seyssel est un grès à ciment calcaire (oolithes de calcite agglomérées par d'autres types de carbonates de calcium). Très blanche, elle est tendre et se prête très bien à la sculpture. Même si elle durcit une fois exposée à l'air, elle finit par se désagréger et reste sensible aux intempéries. C'est pourquoi, à partir du XIXe siècle, elle est utilisée pour la réalisation d'éléments décoratifs en association avec des pierres plus dures, moins belles mais d'une meilleure tenue dans le temps[3].

Les carrières de pierre de Seyssel semblent surtout être exploitées dans l'Antiquité (monuments romains de Lyon jusqu'à l'incendie de l'an 65, d'Aix-les-Bains et d'Izernore) puis au XIXe siècle et notamment après 1860 et le rattachement de la Savoie à la France. Dans l'intervalle, les témoignages architecturaux sont plus rares[4].

Paléofaune

Les inclusions, rares, sont principalement composées de foraminifères[5].

Notes et références

  1. Dufournet 1974, p. 131.
  2. Dufournet 1974, p. 141.
  3. Dufournet 1974, p. 130-131.
  4. Dufournet 1974, p. 131-134.
  5. Donze et Enay 1972, p. 5-6.

Voir aussi

Bibliographie

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