Pierre de la Fée
| Pierre de la Fée | ||
Vue générale de l'édifice | ||
| Présentation | ||
|---|---|---|
| Autre(s) nom(s) | Peiro de la Fado | |
| Type | Dolmen | |
| Période | Chalcolithique | |
| Protection | ||
| Caractéristiques | ||
| Matériaux | calcaire | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | 43° 32′ 41″ nord, 6° 27′ 11″ est | |
| Pays | ||
| Département | Var | |
| Commune | Draguignan | |
| Géolocalisation sur la carte : Var
| ||
La pierre de la Fée est un dolmen situé sur le territoire de la commune de Draguignan dans le Var. Elle est classée monument historique depuis 1889[1] et a été l'objet de plusieurs restaurations, dont une en 1951[2].
Historique
Matériel archéologique
Lors des fouilles de 1844, « une pointe de flèche en silex, deux boutons en os et 1 perle en plomb de forme ovoïde »[2]ont été recueillis. Les ossements humains retrouvés ne comportaient aucune trace de combustion, sauf un fragment de crâne[2]. Lors de la dernière restauration de 1951[2], la base de toutes les dalles a été renforcée par une semelle de béton et le tronc du chêne séculaire situé derrière la dalle de chevet a été entaillé pour diminuer la pression qu'il exerçait sur l'édifice. La terre extraite lors des travaux a été tamisée, ce qui a permis de recueillir un peu de matériel archéologique : une vingtaine de perles (calcaire, callaïs, lignite, serpentine), une crache de cerf percée et trois opercules d'escargot Pomatias elegans[2].
Le mobilier funéraire a été daté du chalcolithique (« âge du cuivre »)[3].
Attaque terroriste de 1975
En 1975 un dracénois opposé au transfert de la préfecture du Var à Toulon l'année précédente [4] exprima sa colère en dynamitant le monument[5].
Description
De l'édifice initial, il ne demeure que deux orthostates et la dalle de chevet, elles mesurent de 2,20 m à 2,40 m de haut. Une troisième dalle de soutien existait encore en 1996. Tous les éléments sont en calcaire local. La table de couverture est monumentale : 6 m de long, 4,70 m de large pour 0,58 m d'épaisseur[3], soit environ 20 tonnes.
Dans la culture populaire
Selon la légende locale, les femmes en mal d'enfant allaient y visiter la fée Esterelle, qui les aidaient à tomber enceintes[6].
Le nom de « Pierre de la Fée » a été donné à une maison de retraite ainsi qu'à une résidence de Draguignan. De même, pour un arrêt du réseau des Transports en Dracénie[7].
-
1810 -
1871 -
1907 -
1996
Références
- ↑ Notice no PA00081588, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Roudil et Bérard 1981
- Barge et Mahieu 2005
- ↑ [1]
- ↑ [2] et [3]
- ↑ La Pierre de la Fée à Draguignan, le dolmen et la légende
- ↑ « LIGNE 1 : La Clappe - Hôpital - Koenig », sur TEDBUS (consulté le )
Annexes
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Adrien de Mortillet, « Le dolmen de Draguignan », L'Homme préhistorique, no 5, , p. 142-147 (lire en ligne)
- Odile Roudil et Gérard Bérard, Les Sépultures mégalithiques du Var, Éditions du CNRS, (ISBN 978-2-222-02921-2), p. 126-129

- Hélène Barge et Eric Mahieu, Les Mégalithes du Var - 27 itinéraires de découverte, Theix, Actilia Multimédia, , 15 p. (ISBN 2-915097-02-X)

Articles connexes
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