Pietro Colonna (cardinal, 1288)

Pietro Colonna
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Biographie
Naissance vers 1260
Rome,  États pontificaux
Père Giovanni Colonna, Marchese di Ancona (d)
Décès
Avignon
Cardinal de l'Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Nicolas IV
Titre cardinalice Cardinal-diacre de S. Eustachio (1288-1306)
Cardinal-diacre de S. Angelo in Pescheria (1306-1326)

(en) Notice sur catholic-hierarchy.org

Pietro Colonna (né vers 1260 à Rome, capitale des États pontificaux, et mort en Avignon, le ) est un cardinal italien du XIVe siècle. Il est un neveu du cardinal Jacopo Colonna (1278) et l'oncle du cardinal Giovanni Colonna (1327).

Les autres cardinaux de la famille Colonna sont Giovanni Colonna (1212), Giacomo Colonna (1278), Agapito Colonna (1378), Stefano Colonna (1378), Oddone Colonna (1405), le futur pape Martin V, Prospero Colonna (1426), Giovanni Colonna (1480), Pompeo Colonna (1517), Marco Antonio Colonna, seniore (1565), Ascanio Colonna (1586), Girolamo Colonna (1627), Carlo Colonna (1706), Prospero Colonna (1739), Girolamo Colonna di Sciarra (1743), Prospero Colonna di Sciarra (1743), Marcantonio Colonna, iuniore (1759) et Pietro Colonna (1766), qui prend le nom de Pamphili.

Repères biographiques

Colonna est marié, mais avant de consommer le mariage, il entre l'état ecclésiastique. Il est chanoine à Padoue et à Vérone[1],[2].

Colonna est créé cardinal-diacre avec le titre de S. Eustache par le pape Urbain VI lors du consistoire du [3]. Le cardinal Colonna est nommé légat a latere en France. Avec son oncle, le cardinal Jacopo Colonna, il est déposé par le pape Boniface VIII pour avoir entretenu une correspondance sécrète avec Frederico, usurpateur de Sicile, et avec Philippe le Bel et pour ne pas rendre au pape les forteresses qu'il possède.

Le cardinal Colonna participe au conclave 1292-1294, lors duquel Célestin V est élu, au conclave de 1294 (élection de Boniface VIII). Déposé, il ne peut pas participer au conclave de 1303 (élection de Benoît XI), ni au conclave de 1304-1305 (élection de Clément V), qui le rétablit comme cardinal en 1305 et lui donne le titre de S. Angelo in Pescheria en 1306.

Vers 1296, Pietro Colonna est cité à propos de La Livinière dans un document de la Maison de Rieux[4]. Celui-ci sera qualifié de « sujet à caution » dans l'étude de F. Loppe de 2021. Ces auteurs ne fournissent pas leurs arguments. Mais ils nous ouvrent des perspectives de recherches nécessaires pour préciser cette voie et éclairer l'histoire.

Pietro Colonna est promu cardinal par le pape Nicolas IV qui était un Franciscain. Il rejoint ainsi au Sacré Collège son oncle le cardinal Giacomo (Jacques) Colonna qui était dit Sciarra. Ils étaient parents de Egidius Colonna, connu en France sous le nom de Gilles de Rome, célèbre philosophe et théologien qui était enseignant à l'université de Paris et qui avait été précepteur du futur Philippe IV le Bel. Nicolas IV nomma également le Dominicain Hugues Aycelin au Sacré Collège. Hugues Aycelin était le frère de Gilles Aycelin qui était Archevêque de Narbonne de 1290 à 1311. C'est dans cette période que sont citées les dates de « vers 1296 », « aux environs de 1295 », « 1298 » selon trois auteurs différents [5]

Gilles Aycelin prend la défense de Philippe IV le Bel contre le pape Boniface VIII, il se retrouve du côté des Colonna et a pu favoriser l'apparition de Pietro Colonna à La Livinière[6].

Après 1295, 1296, 1298, il laisse à La Livinière « un procureur et agent général » selon le document de la Maison de Rieux et « son viguier » selon Michel Quatrefages du nom de Lelius Petri. Après 1318, il aurait créé une « viguerie » pour rendre la justice en son absence qu'il donne à Pierre de Rouvray selon Jean Pierre Ferrer[7]. Les contradictions entre les différents auteurs et celles dans les écrits d'un même auteur ont été à l'origine de recherches documentaires depuis 2021 dans le cadre d'une étude pluri-dimensionnelle sur La Livinière prenant en compte la lutte contre l'hérésie cathare[8],[1],[9]

De 1306 à 1326, il est cardinal prêtre de San Angelo[3]. Il vivait à Avignon à partir de la création de la papauté dans cette ville en 1309 jusqu'à son décès en 1326. Il sera remplacé au titre de Saint Ange par son neveu le cardinal Giovani Colonna de 1327 à 1348. Bien antérieurement, le titre de Saint Ange avait été porté par le cardinal Romano Bonaventura de 1216 à 1234, bien connu en France comme légat du pape Honorius III et Grégoire IX durant la période de la croisade armée contre les hérétiques cathares et le début de la mise en place du Tribunal et de la police d'exception qu'était l'Inquisition[1].

En 1318, des actes portent confirmation de l'assiette à Pietro Colonna, cardinal évêque de Saint Ange, de 1000 florins de rente sur les castra de La Livinière Saint Julien des Meulières, Ferrals-les-Montagnes ainsi que la moitié de la juridiction de Peyriac[2].

En 1348 et 1350, les héritiers de Pietro Colonna vendirent la seigneurie de La Livinière, St Julien des Meulières, Ferrals-les-Montagnes à Nicolas de La Jugie[10]. Dans le « Livre Vert » de l'Archevêché de Narbonne il est noté que c'est Pierre de la Jugie, archevêque, qui a acheté la seigneurie pour son frère aîné Nicolas[11].

Références

  1. Michel Roquebert, L'Epopée Cathare, t. I, II, III, IV, V, Paris, Perrin, 2006, 2007.
  2. Frédéric Loppe et al., Etude morphologique et monumentale. La Livinière, Montpellier, Etudes Héraultaises, .
  3. (en) David M. Cheney, « Pietro Cardinal Colonna † », sur catholic-hierarchy.org.
  4. Alphonse Mahul, Cartulaire et Archives des communes de l'ancien diocèse de Carcassonne, Paris, Didron, , p. 317- 366.
  5. Duc de Lévis Mirepoix, l'Attentat d'Anagni, Paris, Firmin - Didot, .
  6. Michel Quatrefages, Découverte d'un trésor d'art statutaire à La Livinière, L'Echo du Minervois No.9, .
  7. Jean Pierre Ferrer, Précis Chronologique de l'Histoire de La Livinière, Montpellier, Les Cahiers de Minerve, .
  8. Philippe Wolf, Histoire du Languedoc, Toulouse, Privat, .
  9. Georges Duby, Histoire de la France des origines à 1348, Paris XI, Larousse, 1970 p..
  10. Michel Lefebvre, Les la Jugie, TRulle, De Maugein, .
  11. Pierre Baliste, Livre Vert, Archevêché de Narbonne, Archives départementales de l'Aude, .

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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