Pinacothèque Ambrosienne

Pinacothèque Ambrosienne
Informations générales
Type
Pinacothèque, musée d'art, musée privé (en)
Ouverture
Surface
2 000 m2, 2 000 m2
Visiteurs par an
88 972 ()
Effectif
17 employés ()
Site web
Collections
Collections
Peintures
Arts graphiques
Nombre d'objets
1 500[1]
Bâtiment
Protection
Bien culturel italien (d)
Localisation
Pays
Commune
Adresse
Piazza Pio XI, 2
20123 Milan
Coordonnées
45° 27′ 49″ N, 9° 11′ 09″ E
Carte

La pinacothèque Ambrosienne (en italien : Pinacoteca Ambrosiana) est un musée d'art situé à Milan, en Italie. Fondée en 1618 par le cardinal Federico Borromeo, elle fait partie de l'ensemble institutionnel de la Bibliothèque Ambrosienne et est installée dans le palazzo dell'Ambrosiana, au centre historique de la ville.

La pinacothèque naît de la donation par Borromeo de sa collection personnelle d'environ deux cent cinquante peintures et dessins à la bibliothèque qu'il avait fondée quelques années auparavant. Conçue dans le contexte culturel de la Contre-Réforme, l'institution avait pour objectif de servir à la fois de collection publique et de support pédagogique pour l'Accademia del Disegno, destinée à la formation des artistes.

Les collections de la pinacothèque comprennent aujourd'hui environ 1 500 œuvres, principalement des peintures et des arts graphiques, couvrant une période allant de la Renaissance au début du XXe siècle. Parmi les œuvres conservées figurent notamment le Portrait de musicien de Léonard de Vinci, la Corbeille de fruits du Caravage et le carton préparatoire de L'École d'Athènes de Raphaël.

Données historiques

En 1618, la donation, par le cardinal Federico Borromeo, de sa collection d'environ 250 tableaux et dessins à la bibliothèque Ambrosienne[1] est à l'origine de la création de la pinacothèque ; selon les souhaits de l'archevêque milanais, elle doit servir de soutien et de modèle à l'Académie de peinture et de sculpture, créée quatre années plus tard, pour l'éducation et la formation artistique, dans le respect des préceptes édictés lors du Concile de Trente[1].

Le premier directeur de l'Académie est Giovanni Battista Crespi ; parmi ses élèves figurent Daniele Crespi, Giulio Cesare Procaccini et Il Morazzone[1].

Le fondateur

Federico Borromeo, cardinal humaniste

Federico Borromeo naquit à Milan le , fils du comte Giulio Cesare Borromeo et de Margherita Trivulzio[2]. Parent de saint Charles Borromée, archevêque de Milan et figure centrale de la Réforme catholique, il fut éduqué sous sa direction et destiné très jeune à la carrière ecclésiastique[2].

Après des études à Bologne, puis au Collegio Borromeo de Pavie, il obtint en 1585 son doctorat en théologie[2]. Établi à Rome à partir de 1586, il fut créé cardinal-diacre par Sixte V le , à l'âge de vingt-trois ans[2]. Durant cette période romaine, il fréquenta Philippe Néri, dont il suivit l'enseignement spirituel[2].

En 1595, Clément VIII le nomma archevêque de Milan, charge qu'il occupa jusqu'à sa mort en 1631[2]. Son épiscopat fut marqué par des controverses juridictionnelles avec le gouvernement espagnol, ainsi que par la création de ses institutions culturelles[2].

Une vision éducative de l'art

Federico Borromeo conçut l'Ambrosienne comme un ensemble intégré au service de l'éducation et de la formation dans l'esprit de la Contre-Réforme[3]. En 1607, il ouvrit la bibliothèque Ambrosienne, l'une des premières bibliothèques publiques d'Europe ; en 1618, il lui adjoignit la pinacothèque ; en 1620, il fonda l'Accademia del Disegno pour former les artistes[4].

Cette conception distinguait l'Ambrosienne des collections princières de l'époque, telles que celles des Médicis à Florence ou des Este à Ferrare, qui demeuraient des trésors privés accessibles aux seuls privilégiés[3]. Pour Borromeo, l'art devait être accessible au public à des fins d'instruction morale et de formation esthétique, conformément aux directives du Concile de Trente sur la fonction pédagogique des images sacrées[2].

Les traités théoriques

Le cardinal rédigea deux ouvrages sur l'art. Le De pictura sacra (1624) énonçait les règles que les artistes devaient suivre dans la création d'œuvres religieuses, en s'appuyant sur les Pères de l'Église, les conciles et sa connaissance de l'art et de la littérature antiques[3]. Le Musaeum (1625) proposait une visite commentée de la pinacothèque, avec des observations personnelles sur les œuvres de sa collection ; on y trouve certaines des premières critiques écrites sur des artistes tels que Léonard de Vinci, Titien et Jan Brueghel l'Ancien[3].

Collections

Le musée se déploie sur 24 salles qui suivent un parcours chronologique allant de la collection originelle de Federico Borromeo jusqu'au début du XXe siècle[4]. La collection est passée des 250 œuvres initiales à environ 1 500 pièces[5].

Peinture de la Renaissance

La collection comprend le Portrait de musicien de Léonard de Vinci, la Corbeille de fruits du Caravage, considérée comme l'une des premières nature mortes de l'histoire de l'art occidental, ainsi que le carton préparatoire de l' École d'Athènes de Raphaël[4]. L'Adoration des mages de Titien et la Madone du pavillon de Botticelli font également partie de cet ensemble[5].

École lombarde et flamande

La pinacothèque conserve des peintures lombards du XVIIe siècle, notamment Il Morazzone, Giulio Cesare Procaccini, Daniele Crespi et Carlo Francesco Nuvolone, artistes associés à l'Académie fondée par Borromeo[4]. La collection flamande, constituée en partie par les acquisitions du cardinal, comprend les Vases de fleurs de Jan Brueghel l'Ancien, ainsi que des œuvres illustrant les éléments naturels[4].

Peinture des XVIIIe et XIXe siècles

Les salles du deuxième étage présentent des œuvres de peintres des XVIIIe et XIXe siècles, parmi lesquels Giandomenico Tiepolo, Fra' Galgario, Francesco Londonio, Andrea Appiani et Francesco Hayez[4].

Curiosités et objets d'art

Le musée conserve également des objets d'intérêt historique : les gants que Napoléon portait à la bataille de Waterloo, des sphères armillaires provenant de la collection Settala, ainsi qu'une mèche de cheveux de Lucrèce Borgia, mentionnée par des poètes tels que Lord Byron et Gabriele D'Annunzio[4].

Description des salles

L'itinéraire muséal se déploie sur 24 salles réparties sur trois niveaux, selon un parcours chronologique qui débute par la collection originelle du cardinal Borromeo et s'achève au début du XXe siècle[6].

Premier étage : la collection Borromeo

La visite commence au premier étage par les salles consacrées à la donation originelle de Federico Borromeo en 1618[4]. Les salles 1, 4, 5, 6 et 7 exposent le noyau primitif de la pinacothèque ; leur aménagement s'inspire du Musaeum publié par le cardinal en 1625, où il décrivait la disposition de sa collection[6].

La salle 1 rassemble des peintures vénitiennes et léonardesques que Borromeo destinait à servir de modèles aux artistes de l'Académie[6]. Les salles 4 à 6 abritent la Corbeille de fruits du Caravage et le carton préparatoire de l'École d'Athènes de Raphaël[6]. La salle 7 présente la collection flamande du cardinal, notamment les Allégories des Éléments de Jan Brueghel l'Ancien[6].

Aile Galbiati : salles 8 à 16

À partir de la salle 8, dite Sala della Medusa, le visiteur pénètre dans l'aile Galbiati, aménagée entre 1928 et 1931 sous la direction des architectes Alessandro Minali et Ambrogio Annoni[7]. Cette salle tire son nom d'une fontaine ornementale du sculpteur Giannino Castiglioni ; la salle 9 (Sala delle Colonne) se distingue par ses décors de mosaïques et colonnes d'inspiration romaine[6].

Les salles suivantes présentent des œuvres italiennes des XVe et XVIe siècles acquises après la fondation : peintures vénitiennes, toscanes et lombardes, parmi lesquelles la Madone du pavillon de Botticelli et le Portrait de musicien de Léonard de Vinci[6].

Deuxième étage : XVIIe et XIXe siècles

En montant au deuxième étage, le parcours traverse une exèdre ornée de mosaïques avant d'aborder les collections des XVIIe et XIXe siècles[4]. Les salles 13 à 16 exposent des toiles du baroque italien et flamand ; les salles 17 à 20 sont consacrées aux peintres lombards des XVIIIe et XIXe siècles, notamment Giandomenico Tiepolo, Fra' Galgario, Andrea Appiani et Francesco Hayez[6].

La salle 18 présente la collection du comte Giovanni Edoardo De Pecis, donnée en 1827, qui comprend des bronzes dorés néoclassiques et des peintures flamandes[6].

Rez-de-chaussée : Aula Leonardi et Sala Federiciana

Le parcours s'achève au rez-de-chaussée par deux espaces distincts[4]. L'Aula Leonardi, réaménagée en 2021, expose le Portrait de musicien de Léonard de Vinci dans une vitrine de protection spéciale, entouré d'œuvres de ses disciples : Giovanni Ambrogio de Predis, Marco d'Oggiono, Bernardino Luini[4].

La visite se conclut dans la Sala Federiciana, ancienne salle de lecture de la bibliothèque Ambrosienne construite au début du XVIIe siècle[6]. Cet espace, mesurant environ 21 m sur 9,5 m, accueille par rotation des feuillets originaux du Codex Atlanticus de Léonard de Vinci[4].

Le Codex Atlanticus

La bibliothèque Ambrosienne conserve depuis 1637 le Codex Atlanticus, la plus grande collection existante de dessins et de notes manuscrites de Léonard de Vinci[8]. Ce recueil de 1 119 feuillets couvre l'ensemble de la carrière de Léonard, de 1478 à 1519, et traite de sujets allant de la mécanique à l'hydraulique, des mathématiques à l'architecture[8].

Le Codex doit son nom au format des grands feuillets d'atlas géographique sur lesquels le sculpteur milanais Pompeo Leoni avait assemblé les dessins de Léonard à la fin du XVIe siècle[8]. En 1637, le marquis Galeazzo Arconati fit don de ce recueil à la bibliothèque Ambrosienne, refusant une offre de Thomas Howard, comte d'Arundel[9].

En 1796, les troupes napoléoniennes s'emparèrent du Codex et le transportèrent à Paris, où il demeura au Louvre jusqu'en 1815. Lors du Congrès de Vienne, le sculpteur Antonio Canova, émissaire du pape, découvrit que l'envoyé autrichien avait confondu l'écriture spéculaire de Léonard avec des caractères chinois, et obtint la restitution du manuscrit à l'Ambrosienne[8].

Des feuillets originaux du Codex Atlanticus sont présentés par rotation dans la Sala Federiciana, l'ancienne salle de lecture de la bibliothèque[4].

Arts graphiques

La bibliothèque Ambrosienne conserve environ 12 000 dessins et 22 000 estampes, constituant un fonds graphique parmi les plus importants d'Italie selon le site de l'institution[10].

La donation originelle

Le noyau primitif de cette collection remonte à la donation de Federico Borromeo en 1618, qui comprenait non seulement des peintures mais aussi des dessins et des estampes[11]. Le cardinal avait constitué cette collection durant son séjour romain (1586-1601), fréquentant les cercles artistiques de la cour pontificale et acquérant des œuvres auprès d'artistes tels que Jan Brueghel l'Ancien[12].

Ces œuvres graphiques étaient destinées à servir de modèles aux étudiants de l'Accademia del Disegno, fondée par le cardinal en 1620 pour enseigner la peinture, la sculpture et l'architecture[13]. L'académie forma des artistes du baroque lombard, parmi lesquels Daniele Crespi, Giulio Cesare Procaccini et Il Morazzone[12].

La Galleria Portatile

Parmi les acquisitions postérieures, la Galleria Portatile (ou Codice Resta), entrée dans les collections en 1709, constitue un ensemble de dessins de maîtres italiens[14]. Assemblée par le père Sebastiano Resta (1635-1714), oratorien et connaisseur, cette « galerie portable » réunit 248 dessins accompagnés de notes manuscrites de la main du collectionneur[15].

Le Codice Resta est cité, aux côtés du Codex Atlanticus et du carton de l'École d'Athènes de Raphaël, parmi les pièces les plus étudiées du fonds graphique ambrosien[14]. Si de nombreux albums de dessins constitués par Resta ont été dispersés dans les musées du monde entier, la Galleria Portatile a conservé son intégrité, de même que le Piccolo Codice Resta également conservé à l'Ambrosienne[16].

Dessins de maîtres

Le fonds graphique comprend des dessins de Raphaël, Pisanello, Léonard de Vinci et de nombreux autres maîtres de la Renaissance et du baroque[10]. Ces œuvres, généralement conservées dans les réserves pour des raisons de préservation, font l'objet d'expositions temporaires et sont accessibles aux chercheurs dans la salle de lecture de la bibliothèque[11].

Architecture du palazzo

Le palazzo dell'Ambrosiana fut commandé par le cardinal Federico Borromeo à partir de 1603[17]. Le projet initial fut confié à l'architecte Lelio Buzzi, qui conçut une grande salle rectangulaire couverte d'une voûte en berceau, précédée d'un atrium terminé par un fronton triangulaire[18].

La construction fut poursuivie par Francesco Maria Richini puis, à partir de 1611, par Fabio Mangone, qui ajouta les deux salons destinés à l'Académie et aux collections d'art[18]. L'édifice s'inscrit dans le style de transition entre la Renaissance tardive et le baroque[18].

Rénovations

L'actuel aménagement de la pinacothèque résulte des travaux entrepris de 1990 à 1997. Plusieurs campagnes précédentes ont été réalisées : de 1905 à 1906 sous la direction de Luca Beltrami, Antonio Grandi et Luigi Cavenaghi ; de 1932 à 1938 sous la direction d'Ambrogio Annoni ; en 1963 sous celle de Luigi Caccia Dominioni. Ces travaux étaient consécutifs soit à des agrandissements, soit aux réparations dues aux dommages subis lors des bombardements de 1943[1].

Le palazzo fut agrandi en 1829-1836 par Giacomo Moraglia, puis en 1921-1923 par Ambrogio Annoni, qui réalisa notamment la couverture de la cour intérieure[17].

Principales œuvres

Artiste Titre École / période
Léonard de Vinci Portrait de musicien Florentine, XVe siècle-XVIe siècle
Raphaël Carton de L'École d'Athènes, photographié par Giacomo Brogi (1822-1881) Romaine, XVIe siècle
Sandro Botticelli La Madone du pavillon (Madonna del padiglione) Florentine, XVe siècle
Bramantino La Madone des tours Lombarde, XVe siècle-XVIe siècle
Giovanni Ambrogio de Predis Portrait d'une femme Lombarde, XVe siècle-XVIe siècle
Bernardino Luini Sacra famiglia Lombarde, XVIe siècle
Titien Adoration des mages Vénitienne, XVIe siècle
Federico Barocci Crèche Romaine, XVIe siècle-XVIIe siècle
Le Caravage Corbeille de fruits Lombarde, XVIIe siècle
Jan Brueghel l'Ancien Le Feu et l'Eau Flamande, XVIe siècle-XVIIe siècle
Giannino Castiglioni Fontana Piangente ; Dante Sculpture italienne, XXe siècle

Informations pratiques

Accès

La pinacothèque Ambrosienne est située Piazza Pio XI, 2, dans le centre historique de Milan, à proximité du Duomo et de la Galleria Vittorio Emanuele II[19].

Elle est desservie par le métro : ligne arrêt Cordusio ou Duomo ; ligne arrêt Duomo[19]. Le tramway dessert également le secteur : lignes 12, 14 et 16 arrêt Orefici/Cantù ; lignes 2 et 3 arrêt Duomo[19].

Depuis la gare de Milano Centrale, la ligne M3 direction San Donato mène à Duomo en cinq arrêts. Depuis Milano Cadorna, la ligne M1 direction Sesto San Giovanni mène à Cordusio en deux arrêts[20].

La crypte de San Sepolcro, accessible avec un billet combiné, dispose d'une entrée séparée à l'angle de la Piazza San Sepolcro et de la Via dell'Ambrosiana[19].

Horaires et tarifs

Le musée est ouvert du lundi au dimanche de 10 h à 18 h, avec fermeture hebdomadaire le mercredi. La billetterie ferme à 17 h 30[19].

Les tarifs en vigueur en 2026 sont les suivants : plein tarif 17 € ; tarif réduit pour les moins de 18 ans et les étudiants universitaires 10 € ; tarif réduit pour les plus de 65 ans 13 € ; enfants de 6 à 14 ans 5 € ; gratuit pour les moins de 5 ans. Le billet combiné pinacothèque et crypte est fixé à 20 € (plein tarif)[19].

Des audioguides sont disponibles en six langues pour 4 € (application à télécharger) ou 5 € (location d'appareil). L'entrée est gratuite pour les personnes en situation de handicap et leur accompagnateur, les membres de l'ICOM et les détenteurs de l'Abbonamento Musei Lombardia[19].

Réception critique

Importance historique

Fondée en 1618, la pinacothèque Ambrosienne est considérée par plusieurs historiens de l'art comme le premier musée d'art ouvert au public dans le monde occidental[21]. Cette vocation publique, voulue par le cardinal Federico Borromeo, distingue l'institution des collections princières contemporaines, qui demeuraient généralement privées[9].

La bibliothèque Ambrosienne, ouverte en décembre 1609, est la deuxième bibliothèque publique d'Europe après la Bodléienne d'Oxford, ouverte en 1602[22]. Le projet culturel de Borromeo, analysé par Pamela M. Jones dans Federico Borromeo and the Ambrosiana (Cambridge University Press, 1993), s'inscrit dans le contexte de la Contre-Réforme catholique et vise à créer un pôle de savoir en mesure de rivaliser avec les centres intellectuels protestants[23].

Rayonnement artistique

La Corbeille de fruits du Caravage, acquise par Borromeo à la fin du XVIe siècle, est citée par les historiens de l'art comme un prototype du genre de la nature morte[24]. Le réalisme avec lequel l'artiste représente les fruits mûrs et abîmés ainsi que les feuilles desséchées a été interprété, selon le site du musée, comme une évocation du passage du temps[24].

Le carton préparatoire de l'École d'Athènes de Raphaël, l'un des grands dessins de la Renaissance parvenus jusqu'à nous, constitue un document pour l'étude du processus créatif de la peinture murale à la Renaissance[4].

Contribution à la recherche

Le Codex Atlanticus fait l'objet d'études continues depuis le XVIIe siècle. La restauration et le démontage des feuillets, réalisés entre 1962 et 1972, ont permis de révéler des dessins au verso des pages jusqu'alors inaccessibles, renouvelant la connaissance de l'œuvre graphique de Léonard[8]. L'institution collabore avec des universités et centres de recherche internationaux[9].

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • (en) Pamela M. Jones, Federico Borromeo and the Ambrosiana: Art Patronage and Reform in Seventeenth-Century Milan, Cambridge University Press, (ISBN 978-0521430685)
  • (en) Federico Borromeo (trad. Kenneth S. Rothwell Jr.), Sacred Painting. Museum, Harvard University Press, coll. « The I Tatti Renaissance Library », (ISBN 978-0674047587)

Notes et références

  1. Histoire de la pinacothèque, sur le site du musée
  2. (it) Paolo Prodi, « BORROMEO, Federico », sur Dizionario Biografico degli Italiani, Treccani (consulté le )
  3. (en) Federico Borromeo (trad. Kenneth S. Rothwell Jr.), Sacred Painting. Museum, Harvard University Press, coll. « The I Tatti Renaissance Library », (ISBN 978-0674047587)
  4. (en) « Pinacoteca », sur Veneranda Biblioteca Ambrosiana (consulté le )
  5. (it) « Pinacoteca ambrosiana », sur Enciclopedia Treccani (consulté le )
  6. (it) « Pinacoteca Ambrosiana di Milano », sur Cathopedia (consulté le )
  7. (it) « Pinacoteca Ambrosiana », sur Lombardia Beni Culturali, Regione Lombardia (consulté le )
  8. (en) « Ten Key Facts About Leonardo da Vinci's Codex Atlanticus », sur Google Arts & Culture, Veneranda Biblioteca Ambrosiana (consulté le )
  9. (en) « Don Alberto Rocca Lectures on the Cultural Project of Federico Borromeo », sur Medieval Institute, University of Notre Dame (consulté le )
  10. (en) « Biblioteca », sur Veneranda Biblioteca Ambrosiana (consulté le )
  11. « Pinacothèque Ambrosiana », sur Italy Museum (consulté le )
  12. (en) James M. Bradburne, « The Culture of Cardinal Borromeo », sur Nicholas Hall (consulté le )
  13. (en) « Pinacoteca Ambrosiana, Milan », sur A View on Cities (consulté le )
  14. (it) « Codice Resta », sur Leonardo da Vinci Italy (consulté le )
  15. (it) Giorgio Fubini, Cento Tavole del Codice Resta, Milano, Biblioteca Ambrosiana, coll. « Fontes Ambrosiani » (no 29),
  16. (it) « La Galleria Portatile di Sebastiano Resta », sur Firenze 1903, (consulté le )
  17. (it) « Palazzo dell'Ambrosiana - complesso », sur Catalogo Generale dei Beni Culturali, Ministero della Cultura (consulté le )
  18. (it) Paolo Mezzanotte, « BUZZI, Lelio », sur Dizionario Biografico degli Italiani, Treccani (consulté le )
  19. (en) « Info & Tickets », sur Veneranda Biblioteca Ambrosiana (consulté le )
  20. (en) « FAQ – Regulations », sur Veneranda Biblioteca Ambrosiana (consulté le )
  21. (en) « Pinacoteca Ambrosiana - Milan », sur Italy Museum (consulté le )
  22. (en) « First Modern Libraries in Europe », sur EBSCO Research Starters (consulté le )
  23. (en) Pamela M. Jones, « Federico Borromeo as a Patron of Landscapes and Still Lifes: Christian Optimism in Italy ca. 1600 », The Art Bulletin, vol. 70, no 2,‎ , p. 261-272 (DOI 10.1080/00043079.1988.10788565)
  24. (en) « Basket of Fruit », sur Veneranda Biblioteca Ambrosiana (consulté le )

Liens externes

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