Place Cánovas del Castillo
| Place Cánovas del Castillo | |
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| Situation | |
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| Coordonnées | 40° 24′ 55″ nord, 3° 41′ 39″ ouest |
| Pays | |
| Région | Communauté de Madrid |
| Ville | Madrid |
| Morphologie | |
| Type | Place |
La place Cánovas del Castillo, communément appelée place de Neptune, bien que ce nom n'existe pas officiellement dans le plan de la ville de Madrid[1], est un grand rond-point presque circulaire situé à la limite du Madrid des Habsbourg (entre le quartier des Cortes et le quartier du Retiro), occupant le cœur de l'ancien salon du Prado et centré autour de la fontaine de Neptune depuis 1898[2]. Surmontée en son centre par la fontaine de Neptune, elle est entourée par les musées du Prado et Thyssen-Bornemisza, le siège des Cortes et les bâtiments monumentaux de l'hôtel Palace et de l'hôtel Ritz. En 1895[3], un accord municipal lui donne le nom du politicien XIXe siècle Antonio Cánovas del Castillo.
Histoire
Revenant au XVIIIe siècle, et à partir du projet initial du salon du Prado par José de Hermosilla et Ventura Rodríguez, la fontaine[4], conçue en 1777 et construite entre 1782 et 1786, connait une longue liste d'auteurs et de restaurateurs[5]. confiée à Juan Pascual de Mena, à la mort de celui-ci en 1784, après avoir sculpté uniquement la statue du dieu de la mer[6], les travaux sont poursuivis par ses disciples José Arias, José Rodríguez, Pablo de la Cerda et José Guerra, qui achèvent l'ensemble monumental en 1786. Bien qu'il ait été initialement situé au bas de la Carrera de San Jerónimo, il est ensuite déplacé en 1898 vers l'emplacement qu'il occupe encore au XXIe siècle.
Les innombrables événements historiques très divers qui ont marqué l'histoire de la place de Neptune impliquent notamment des faits plus ou moins singuliers, comme la mort, le , du commandant et leader anarchiste Buenaventura Durruti à l'hôtel Ritz[7], transformé en hôpital de campagne pendant la guerre civile espagnole.
Depuis le début des années 1990, la place est le lieu traditionnel où sont célébrés les titres remportés par l'équipe de football locale, l'Atlético de Madrid, même si auparavant, c'était également le cas pour le Real Madrid[8]. Au XXIe siècle, elle est le théâtre, en 2012, de diverses manifestations contre la politique économique du gouvernement, sous le slogan « Rodea el Congreso » (français : « Encerclez le congrès »)[9].
Notes et références
- ↑ (es) « Callejero Oficial del Ayuntamiento de Madrid 2015 » [PDF].
- ↑ Gea 2009, p. 57.
- ↑ Montero Alonso 1990, p. 101.
- ↑ Mesonero 1861/2010, p. 227.
- ↑ Répide 2011.
- ↑ (es) memoriademadrid.es, « Descripción y detalles sobre el dibujo de la Fuente de Neptuno de Madrid por Ventura Rodríguez; extraídos del Catálogo "Dibujos en el Museo de Historia de Madrid. Arquitectura madrileña de los siglos XVII y XVIII » (consulté le ).
- ↑ Paz 1996, p. 673.
- ↑ (es) Alfredo Relaño, « Cuando Cibeles era atlética y Neptuno madridista », sur El País, .
- ↑ (es) Mónica Ceberio Belaza et F. Javier Barroso, « Una multitud llena Neptuno en la tercera protesta ante el Congreso », sur El País, .
Annexes
Bibliographie
- (es) María Isabel Gea, Los nombres de las calles de Madrid, Madrid, La Librería, (ISBN 978-84-87290-94-7).
- (es) Ramón de Mesonero Romanos, El antiguo Madrid. Paseos histórico-anecdóticos por las calles y casas de esta villa (primera parte), Madrid, edición facsímil de Trigo Ediciones, (ISBN 9788489787414, lire en ligne [PDF]).
- (es) José Montero Alonso, Francisco Azorín et José Montero Padilla, Enciclopedia General de Madrid, Madrid, Méndez y Molina Editores, (ISBN 8486686067).
- (es) Abel Paz, Durruti en la revolución española, Madrid, La Esfera de los Libros, .
- (es) Pedro Répide, Las calles de Madrid, Madrid, Ediciones La Librería, (ISBN 9788487290909).
Liens externes
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