Plarasa
Plarasa ou Plarassa (Πλάρασα) était une ville située à l'intérieur de la Carie[1], inhabitée à l'époque romaine. À partir du Iᵉʳ siècle av. J.-C., elle s’unit avec la cité voisine Aphrodisias pour former la communauté de Plarasa-Aphrodisias (Πλάρασα καὶ Ἀφροδισιάς)[2]. Rapidement, le prestige du sanctuaire d’Aphrodite et le développement urbain d’Aphrodisias éclipsèrent Plarasa[1]. La cité tomba peu à peu dans l’ombre, devenant une partie intégrée d’Aphrodisias. Sous la domination romaine, le double nom Plarasa et Aphrodisias apparaît dans plusieurs inscriptions et documents officiels. Ce synoecisme servait probablement à légitimer l’importance d’Aphrodisias en montrant qu’elle regroupait plus d’une communauté.
Des inscriptions découvertes à Aphrodisias mentionnent Plarasa, notamment dans des décrets honorifiques et des textes administratifs. On y trouve la formule : ὁ δῆμος ὁ Πλαρασέων καὶ Ἀφροδισιέων (“le peuple des Plaraséens et des Aphrodiséens”).
Elle serait devenue, avec Tauropolis, une partie du territoire d'Antioche du Méandre, après quoi un aqueduc a été construit par Marcus Ulpius Carminius Claudianus (mari de Carminia Ammia ) au IIe siècle pour alimenter la communauté.
La cité a frappé des monnaies sous le nom de ΠΛΑΡΑΣΕΩΝ (Plaraséōn), parfois associée à Aphrodisias. Ces monnaies montrent souvent des types communs au monde carien et anatolien : têtes de divinités locales, symboles religieux. Avec l’ascension d’Aphrodisias, la mention de Plarasa disparaît progressivement de la numismatique[1].
Plarasa est également célèbre pour avoir résisté à l'invasion parthe de 40 av. J.-C. Après la fin de la guerre en Asie Mineure, la cité, ainsi que Milet et Aphrodisias (qui était liée à Plarsa par un koinon), dépêchent avec succès des émissaires au Sénat pour obtenir la liberté durant l'hiver 39 av. J.-C.
Son site est situé près de Bingeç en Anatolie.
Notes et références
- Oğuz Tekin, « "Weights and coins of Plarasa in Caria" », Pondera antiqua et mediaevalia II (eds. L. Delanaye - Ch. Doyen), Presses universitaires de Louvain, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en + grc) Inconnu, « Oath of Plarasa/Aphrodisias, Kibyra, and Tabae (iAph080210) »
, sur Inscriptions of Aphrodisias, (consulté le )
Bibliographie
- (en) The Politeia of Plarasa and Aphrodisias, Reynolds, .
- (en) New Inscriptions from Aphrodisias, Chaniotis, .
- (en) Tekin, Weights and coins of Plarasa in Caria, , p. 74-76.
- iAph080210 – Oath of Plarasa/Aphrodisias, Kibyra, and Tabae, Inscriptions of Aphrodisias Project (King’s College London).
- British Museum – Monnaie de Plarasa (BM 1893,0409.1).
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