Plateforme de protection des lanceurs d'alerte en Afrique

| Fondation |
2017 |
|---|
| Sigle |
PPLAAF |
|---|---|
| Type |
Organisation non gouvernementale |
| Fondateur |
William Bourdon |
|---|---|
| Site web |
La Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF) est une organisation non gouvernementale créée en 2017. PPLAAF soutient les lanceurs d’alerte dont les révélations servent l’intérêt public des citoyens africains, veille à ce qu’ils soient protégés, amplifie la portée et l’impact de leurs révélations et plaide pour un renforcement de leur protection juridique à travers le continent.
PPLAAF a conduit de nombreuses enquêtes d'envergure, parmi lesquelles celles ayant abouti aux affaires Congo Hold-Up et Rosewood Revelations, ainsi qu'aux révélations relatives à la captation de l'État en Afrique du Sud, à la pollution environnementale en Guinée et au blanchiment d'argent présumé du milliardaire israélien Dan Gertler. L'organisation apporte également son soutien à des lanceurs d'alerte de premier plan, à l'instar d'Ephrem Yalike-Ngozo, journaliste centrafricain contraint à l'exil.
Administration
PPLAAF a été fondée par l’avocat français William Bourdon[1] et est présidée depuis 2025 par Jean-Claude Mputu. L’actuel directeur exécutif, Jimmy Kande, succède à l’avocat français Henri Thulliez[2]. Parmi les membres de son Conseil d’Administration figurent la journaliste Khadija Sharife, Alioune Tine, défenseur des droits humains en Afrique de l’Ouest, et l’écrivaine Jihan El-Tahri[3]. Son comité scientifique comprend notamment Pierre Sané, président du think-tank Imagine Africa Institute, ancien Secrétaire général d’Amnesty International et ancien sous-directeur général de l’UNESCO pour les sciences sociales et humaines[4].
PPLAAF entretient des liens institutionnels étroits avec Climate Whistleblowers (CW), une ONG sœur fondée en à Paris. CW a été créée par Henri Thulliez et Gabriel Bourdon-Fattal, aujourd’hui membres du secrétariat de PPLAAF[5].
Révélations de lanceurs d'alerte
Le Port de Banana
En 2017, des individus ayant suivi les négociations entre le gouvernement de la République Démocratique du Congo et l’exploitant portuaire Dubaï Ports World concernant la construction à Banana du plus grand port en eau profonde de RDC[6], le Port de Banana ont contacté PPLAAF. Le contrat qui résultait de ces négociations prévoyait de créer une nouvelle société qui permettrait l’enrichissement personnel de plusieurs personnalités politiques, dont l’ancien Président Joseph Kabila[7],[8]. L’ensemble des négociations de ce projet d’une valeur de plus d’un milliard de dollars serait entaché de corruption.
En 2026, des documents publiés par le ministère américain de la Justice ont révélé que Sultan Ahmed Bin Sulayem, ancien directeur général de Dubai Ports World, avait proposé à Jeffrey Epstein de participer à des projets menés par DP World, dont le projet pour la construction de la concession portuaire de Banana. Ces découvertes soulèvent de nouvelles interrogations quant aux activités de DP World en Afrique[9].
La spoliation du Parc Marin des Mangroves en RDC
La RDC abrite l’essentiel du bassin du Congo, la plus grande forêt tropicale de la région, qui joue un rôle important dans le stockage du carbone[10]. L’enquête publiée par The Guardian[11], Médiapart[12] et Actualité.CD[13] révèle la présence d’une plantation de palmiers à huile à l’échelle industrielle à l’intérieur d’une aire protégée, l’existence de ports impliqués dans des opérations illégales d’exportation de grumes et de trafic de pétrole, ainsi que des déversements de pétrole qui ont gravement endommagé l’écosystème déjà fragile du parc[14],[15].
Constatant ces atteintes à l’environnement, Kim Rebholz a alerté ses supérieurs et demandé la création d’une commission d’enquête[15]. Malgré sa volonté de protéger le parc, lui et sa famille ont été victimes de représailles : sept hommes cagoulés ont fait irruption chez lui en pleine nuit, les ont menacés avec une arme à feu et ont agressé sa femme[16].
Guy Loando et les contrats de sous-traitance du projet routier Kinshasa-Matadi
PPLAAF a mené une enquête sur Guy Loando, ministre congolais de l’Aménagement du territoire de la République démocratique du Congo (RDC), qui détenait des parts dans une entreprise ayant obtenu des sous-contrats pour la construction d’une autoroute reliant Kinshasa à la côte atlantique, pour un montant total de 70 millions de dollars américains[17]. Elle a également révélé les liens étroits entre Loando - alors sénateur - et le propriétaire de l’entreprise principale chargée du projet routier[18]. L’enquête a été publiée en partenariat avec Actualité.CD[19], De Standaard[20], Le Soir[21] et OCCRP[22].
L'enquête sur la pollution en Guinée
Alpha a révélé des cas de fraude fiscale, d’évasion douanière, de corruption et de violations environnementales impliquant son entreprise ainsi qu’Alufer Mining Limited, toutes deux contrôlées par Orion Resource Partners[23]. Ses informations ont permis de mettre en évidence l’évasion fiscale de millions de dollars, des tentatives de corruption auprès des autorités pour contourner la réglementation, ainsi que des dommages environnementaux, dont le déversement de 7 500 tonnes de bauxite et de carburant dans le golfe de Guinée en juin 2023[24].
L'enquête de l'ONG, qui documente ces violations et illustre l'impunité dont bénéficie certaines multinationales présentes en Guinée[25], a été reprise par des médias tels que Le Monde[26], Le Révélateur 224[27] ou encore Le Lynx.net[28].
Ephrem Yalike-Ngonzo et les méthodes de désinformation russes en République Centrafricaine
Depuis 2022, PPLAAF soutient Ephrem Yalike-Ngonzo, ancien journaliste centrafricain à l’origine de l’enquête sortie en 2024 de Forbidden Stories et ses partenaires dont Le Monde[29], Radio France[30], RFI[31], Der Speigel[32], Paper Trail media, Der Standard[33], Dossier Center, IStories[34], The Continent and Actualite.cd. Son histoire a également été reprise par Associated Press. Ephrem Yalike-Ngonzo est l’un des premiers journalistes en exil à lancer l’alerte sur la manipulation de l’information et les intimidations brutales d’un réseau secret lié à la Russie en République centrafricaine.
A la suite du retrait des forces françaises en 2016[35], la Russie s'est implantée en RCA, notamment le groupe Wagner qui y est présent depuis 2018. Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, affirme que le groupe apporte son soutien et sa protection aux populations face aux groupes rebelles. L’opposition accuse toutefois le gouvernement d’échanger ce soutien militaire contre l’exploitation des ressources du pays[36]. En , un monument à la mémoire du défunt chef de Wagner, Evgueni Prigojine, a été érigé à Bangui, la capitale.
Recruté par un agent russe se présentant sous le nom de "Micha", identifié comme étant Mikhaïl Mikhaïlovitch Prudnikov, pour relayer des communiqués en faveur de l’armée centrafricaine et de ses nouveaux partenaires russes, Ephrem Yalike-Ngonzo devait également démentir la voix des opposants, encenser la présence russe et dissimuler les exactions commises par le groupe de mercenaires Wagner. Il a notamment expliqué comment le groupe s’attaquait aux institutions et aux pays occidentaux, dont la France, les États-Unis et les Nations unies. Progressivement, Ephrem comprit que ces actions entravaient sa conscience. Avec le soutien de PPLAAF, lui et sa famille ont fui la République centrafricaine. Après une série d’obstacles, dont une arrestation à l’aéroport de Bangui et une traversée clandestine de la rivière Ubangui vers la République démocratique du Congo, Ephrem et sa famille vivent désormais en exil[37],[38].
L'enquête de Forbidden Stories a reçu le prix « enquête et reportage » du prix des Assises du journalisme de 2025[39].
David Adjaye
PPLAAF a soutenu trois lanceuses d'alerte ayant signalé les agressions, le harcèlement sexuel et la culture de travail toxique de leur employeur: Sir David Adjaye. Sir David Adjaye est un architecte britannique et ghanéen de renommée mondiale, ayant notamment réalisé la 130 William Tower à Manhattan, le Princeton University Art Museum, le Musée national de l'histoire et de la culture afro-américaines à Washington, la Fondation Aïshti à Beyrouth, la Maison Abrahamic à Abou Dabi, le Musée d'Art d'Afrique de l'Ouest au Bénin, parmi d'autres projets de son agence Adjaye & Associates UK[40],[41].
Le , ces trois femmes ont témoigné dans un article du Financial Times de leur expérience au sein de Adjaye & Associates UK[42]. Elles disent avoir été victimes de plusieurs agressions sexuelles et de chantage émotionnel de la part de David Adjaye, et mentionnent l'impact important sur leur carrière, leur sécurité financière et leur santé mentale. Elles ont déclaré s’être senties obligées de témoigner de leurs expériences afin d’empêcher que d’autres femmes ne soient confrontées à des abus similaires. Dans les trois cas, le Financial Times a corroboré leurs récits en interrogeant des collègues, des membres de leur famille et des amis à qui les femmes s’étaient confiées.
Ces révélations ont été relayées dans les médias the New York Times[43], Architectural Digest[44], Art News[45], Fast Company,[46] Deezen[47], Surface[48]. Selon The Architect’s Newspaper, Sir Adjaye s’est retiré de plusieurs projets qu’il dirigeait, tels que le London Holocaust Memorial & Learning Centre, ainsi qu’un projet dans la vieille ville de Chicago. Selon le média CNN, il se serait également retiré du projet de bibliothèque publique Multnomah dans l'Oregon, et du conseil d'administration de Serpentine Galleries à Londres[49]. L’Africa Institute de Sharjah, aux Émirats Arabes Unis, a annulé les designs de Sir Adjaye[50], et le Grinnell College en Iowa a mis fin à ses relations commerciales avec Adjaye & Associates UK[51]. Le Cordova Sculpture Park and Museum, dans le Massachusetts, a suspendu une exposition de David Adjaye, annoncée le au média Art News[52].
Congo Hold-up
En collaboration avec le réseau European Investigative Collaborations (EIC) et Mediapart, PPLAAF a coordonné l’enquête Congo Hold Up. Le , un consortium de médias et d’ONGs d’investigation a annoncé la publication de révélations appelées Congo Hold Up[53],[54]. Ces révélations, basées sur plus de 3,5 millions de documents bancaires obtenus par PPLAAF et Mediapart, relatent comment les intérêts privés de l’élite congolaise se sont emparés des richesses de l’État congolais. Des millions de dollars ont été détournés par les proches de Joseph Kabila grâce à un vaste système de corruption et de blanchiment d’argent installé au sein de la banque BGFIBank-RDC.
La publication des articles et des rapports s’est déroulée au cours de trois semaines. Entre autres, les versements de plusieurs millions de dollars en provenance de la Banque centrale congolaise (BCC)[55] et de la Commission électorale nationale indépendante (CENI)[56],[57] à des sociétés écrans[58] appartenant à des proches de Joseph Kabila, congolais ou étrangers (notamment français ou belge[59]) ; la corruption d’hommes politiques congolais par des hommes d’affaires chinois à hauteur de 40 millions de dollars dans le cadre du contrat sino-congolais « le Contrat du siècle »[60],[61] ; le financement, notamment grâce au Fonds Européen de Développement (FED), du mouvement libanais Hezbollah par l’envoi de ces fonds à un réseau de sociétés basées aux Émirats Arabes Unis[62],[63],[64]; et la mise en place d’un réseau international de blanchiment d’argent dans lequel des sociétés congolaises faisaient transiter des millions de dollars vers des sociétés étrangères évitant ainsi un contrôle des fonds[65].
Afriland First Bank CD et son affiliation avec Dan Gertler
En 2020, les lanceurs d’alerte Gradi Koko et Navy Malela, respectivement ancien chef de la division d’audit interne de l’unité et contrôleur chargé du département d’audit et informaticien de la filiale congolaise de Afriland First Bank, ont transmis des documents à PPLAAF et à l'ONG Global Witness qui révélaient l’existence d'un réseau de blanchiment d’argent permettant potentiellement à Dan Gertler, milliardaire israélien, de contourner les sanctions américaines émises à son encontre en [66],[67],[68]. Ce stratagème lui aurait permis de transférer des millions de dollars à l’étranger et d’acquérir de nouveaux contrats miniers en RDC.
Rosewood revelations
PPLAAF a accompagné le lanceur d'alerte malien Amadou Traoré, ayant dénoncé le trafic de bois de rose Pterocarpus erinaceus (bois de Vène) le long des frontières du Mali et du Sénégal à partir de 2020[69],[70].
Lors d’un déplacement en 2018 dans la forêt, il est témoin, dans le cadre de son travail d'interprète pour un homme d'affaires chinois, d’une déforestation massive due à la surexploitation du bois de rose. Lorsqu’il alerte les autorités maliennes, ses révélations ne suscitent aucune action. Face à cette inertie, il contactera des médias internationaux, dont France 24[71], ce qui entraînera une enquête journalistique sur le fait que les permis d’exploitation forestière accordés par le Département des Eaux et Forêts du Mali à la Générale Industrie du Bois[72], une ancienne entreprise d’État, permettaient de vendre du bois de rose à des entreprises chinoises.
Une autre enquête en dans L’Enquête[73], GFM[74] et Sen TV a révélé que des trafiquants chinois, en lien avec des hommes d’affaires et des autorités au Sénégal et au Mali, parviennent à exploiter les forêts maliennes en versant des pots-de-vin aux chefs de village locaux. Le trafic de bois coupé au Mali serait principalement acheminé par le Sénégal, notamment via le port de Dakar. Ce trafic constitue une importante source de revenus pour les trafiquants qui acheminent le bois vers le marché chinois, où la demande de bois de rose est très élevée[75]. Les conséquences de ce trafic sont préoccupantes pour la biodiversité et l’environnement local.
Les révélations d'Amadou Traoré ont conduit à la suspension de l'exploitation en 2020 pendant un an, entraînant le blocage de certains conteneurs dans les ports et aux frontières. Mais cette mesure a ensuite été levée par le gouvernement malien. Amadou Traoré a ensuite dû fuir le Mali pour échapper aux représailles du réseau impliqué dans ce trafic[76],[77].
Le cas d'Amadou Traoré a directement contribué à la création de l'ONG Climate Whisteblowers (CW), qui lui a apporté un soutien complémentaire à celui de PPLAAF[78].
Les Luanda Leaks
PPLAAF a obtenu des documents portant sur la colossale fortune de la plus riche femme d’Afrique, Isabel Dos Santos[79]. Les documents ont été partagés avec l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) et ont conduit en début d’année 2020 à la publication d’enquêtes menées par 36 médias internationaux, appelées les « Luanda Leaks »[80]. Les Luanda Leaks révèlent comment la fille de l’ex-Président, Isabel Dos Santos, a eu recours à une multitude de sociétés et filiales pour détourner des millions de dollars à son profit[81],[82].
Le Fishrot Scandal
PPLAAF accompagne un des lanceurs d’alerte du Fishrot Scandal, Johannes Stefansson, ancien directeur des opérations de la société de pêche islandaise Samherji. Grâce à lui, Wikileaks avait dévoilé en 2019 les documents du Fishrot. Ceux-ci regroupaient des milliers de documents et de courriels échangés par des employés de l'une des plus grandes entreprises de l'industrie du poisson en Islande, Samherji, qui indiquaient que l'entreprise avait versé des centaines de millions de couronnes suédoises à des politiciens et à des fonctionnaires de haut rang en Namibie par l'intermédiaire de paradis fiscaux tels que Chypre et les îles Marshall dans le but d'acquérir les quotas de pêche convoités du pays[83].
Le State Capture en Afrique du Sud
PPLAAF a représenté les lanceurs d'alerte Bianca Goodson[84], Mosilo Mothepu et Athol Williams[85] au sein des affaires de State Capture dans laquelle l’ex-président Sud-africain Jacob Zuma était accusé de pillage des entreprises et des institutions nationales. Ces accusations sont survenues dans le cadre de l'affaire Public Investment Corporation[86], le gestionnaire du plus important fonds de pension en Afrique, accusé de mauvaise gestion à la suite d'allégations de détournements de fonds dans l’affaire Ingonyama Trust relatif aux droits de propriété du roi des Zoulous[87].
PPLAAF leur a fourni des conseils juridiques et un soutien financier, les a assisté dans la préparation de leurs témoignages, a évalué les risques encourus et a relaté leurs cas dans les médias nationaux et internationaux[88].
Les soupçons relatifs à la captation d’État en Afrique du Sud ont débuté lorsque des rumeurs commençaient à s’ébruiter selon lesquelles, les frères Gupta, de puissants hommes d’affaires d’origine indienne, se permettaient de proposer des emplois ministériels en échanges de politiques à leur avantage. La proximité entre la famille Gupta et le Président de l’époque, Jacob Zuma venait confirmer cette éventualité. En 2016, ces doutes ont laissé place à une plainte déposée par un prêtre auprès du public protecteur qui publiera un rapport en [89]. Ce rapport, qui recommandait la mise en place d’une commission d’investigation a conduit à l’établissement de la Commission d’enquête intitulée Commission Zondo. Dans ses rapports finaux[90], la Commission Zondo a souligné l’importance des lanceurs d’alerte et a proposé l’adoption de nouvelles mesures de protection des lanceurs d’alerte en Afrique du Sud[91].
Les Lumumba Papers
En 2016, Jean Jacques Lumumba, petit-neveu de héros de l’indépendance Patrice Lumumba, a révélé au média belge Le Soir[92] les transactions suspectes qu’effectuait la BGFIBank RDC. Les documents transmis par Lumumba sont appelés les Lumumba Papers[93]. Parmi les transactions, des mouvements douteux sur le compte de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et l’envoi de 43 millions de dollars provenant de la Banque Centrale du Congo (BCC) à une société privée nommée EGAL, dont les actionnaires sont des proches de Joseph Kabila[94],[95],[96]. Jean Jacques Lumumba a également révélé l’importation de Namibie vers la RDC d’animaux sauvages[97] pour les intérêts privés du Président Kabila.
Depuis , PPLAAF travaille en étroite collaboration avec Jean Jacques Lumumba[98].
Plaidoyer législatif
PPLAAF a plaidé en faveur d’un cadre juridique mieux adapté dans les pays suivants.
- En Afrique du Sud, la Commission Zondo avait demandé à PPLAAF de formuler des recommandations pour améliorer la Protected Disclosures Act sud-africaine, dont certaines ont été intégrées dans le rapport final de la Commission.
- Au Sénégal, PPLAAF a transmis au ministère de la Justice des recommandations sur la protection des lanceurs d’alerte en prévision de la rédaction d’un projet de loi qui a été voté par l'Assemblée nationale en 2025, faisant du Sénégal le premier pays d'Afriqur francophone à adopter une telle loi[99].
- En RDC : PPLAAF s'est joint à l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et l’Organisation internationale de droit du développement (OIDD) pour participer à un atelier dans le cadre du renforcement du cadre juridique de protection des lanceurs d’alerte en République démocratique du Congo, un atelier technique s’est tenu à l’initiative du Réseau des parlementaires africains contre la corruption (APNAC-RDC).
Publications
- Les révélations sur Dan Gertler: en , PPLAAF a publié, en collaboration avec Global Witness, un rapport d’enquête intitulé « Des Sanctions, mine de rien » sur les schémas de blanchiment d’argent mis en place par Dan Gertler pour éviter les sanctions américaines.
- Le rapport «The capture and the restructuring of the south African revenue service»: ce rapport s’appuie sur les témoignages du lanceur d’alerte Athol Williams qui sont intervenus pour dénoncer la captation d’état en Afrique du Sud et a été publié le .
- Congo Hold Up : dans le cadre des investigations Congo Hold Up, PPLAAF a produit, en , un rapport sur l’entreprise congolaise EGAL, soupçonnée d’avoir été utilisée par les proches du gouvernement de l’époque pour détourner des millions de dollars de fonds publics.
Notes et références
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