Pol Stiévenart

Pol Stiévenart
Naissance
Décès
(à 83 ans)
Rochefort
Nom de naissance
Pol Philippe Jules Stievenart
Nationalité
Activité
Père

Pol Stiévenart est né le à Mons et mort le à Rochefort[1], est un artiste peintre, aquarelliste réaliste et écrivain belge connu pour ses peintures de paysage et aquarelles ainsi que pour ses ouvrages littéraires.

Biographie

Pol Philippe Jules Stiévenart, né le à Mons, est le fils de Clément Stiévenart, artiste-peintre, et de Juliette Persenaire. Sa famille est tournée par tradition vers l'art. Un de ses ancêtres, Jean Stiévenart, qui épouse en 1708 Marie Watteau à Mons, exerce la profession d'imagier, peintre enlumineur d'images et sculpteur. Pol Stévenart est le frère de Renée Stiévenart artiste-peintre et de Marie Stiévenart, dessinatrice. Il est également le cousin de Michel Stiévenart, sculpteur. Il se marie avec Clara Desalle puis, après son décès, avec Euphrosine Boentges.

La peinture est sa première vocation. Il commence ses études artistiques par une formation à l'Académie royale des Beaux-Arts de Mons de 1891 à 1896. Il y reçoit l'enseignement du peintre Antoine Bourlard. De 1896 à 1897, il continue sa formation à l’Académie d'Anvers où il s'imprègne de l'impressionnisme. De 1897 à 1898, il se retrouve à l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles pour y étudier le réalisme. C'est à Bruxelles qu'il découvre le cénacle littéraire de la capitale et qu'il crée et anime la revue littéraire « Le Thyrse » en . En 1912, il crée la revue littéraire « Exil »[1].

En 1906, il part sur les traces de son maître Antoine Bourlard. En 1919, il écrira une biographie sur celui-ci. En Italie, il s’arrête particulièrement dans le village d’Anticoli Corrado. Ce lieu lui inspire une moisson d’aquarelles et dont il tire un nouvel ouvrage, « Au pays d’Horace » en 1948[1]. De même, tel un nomade, il est attiré par le monde méditerranéen et l'islam dont il tirera plusieurs ouvrages. Il trouve néanmoins le temps de revenir épisodiquement à sa première vocation en représentant l'Ardenne, l'Italie, la Grèce, l'Espagne, l'Afrique, etc.

Dans l'entre-deux-guerres, il déménage à Rochefort dans la province de Namur. En 1935, il devient conservateur du musée de folklore régional dans cette localité[2]. Il fait également partie du Conseil de direction du groupement « L'Ardenne belge » qui regroupe les intellectuels des provinces de Liège, de Namur et de Luxembourg. Il est enfin membre de la Commission royale des monuments et des sites[3].

Certaines de ses œuvres sont exposées au musée des Beaux Arts de Mons (BAM).

Sélection d'oeuvres

  • Jeune bédouine d'Assouan, dessin-aquarelle.
  • Chevet de l'Eglise de Braine-le-Comte, fresque et peinture (Mons), 1904.
  • Vue à Rochefort, peinture.

Publications

  • Il Fiammingo, silhouette et paysage de la vie d'Antoine Bourlard (1826-1899), Lamertin, Bruxelles, 1919 (Prix Beernaert 1919-1920).
  • Le Nil, 1930.
  • Cœur de poire, roman, 1931.
  • Le voyage à Bagdad. Palestine. Iraq. Syrie, Turquie, «Revue Le Thyrse», 1933.
  • Le Nil, Egypte, Nubie, Soudan, 1934.
  • Au Pays d'Horace, 1948.
  • Afrique du Nord, Sahara, Niger, La Renaissance du livre, 1955.
  • Mirages, 1956.

Notes et références

  1. « Pol Stiévenart », sur Art-Info (consulté le )
  2. ↑ « Rochefort », Le Soir,‎ , p. 4
  3. ↑ Albert Maquet, Biographie nationale - Tome XIII, Bruxelles, Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, , 816 p. (lire en ligne), p. 757

Liens externes

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