Pont aux Lions (Arles)
| Pont aux Lions Pont de Lunel | |
Les deux lions sur les piles coté Trinquetaille (rive droite) | |
| Géographie | |
|---|---|
| Pays | France |
| Commune(s) | Arles |
| Coordonnées géographiques | 43° 41′ 01,9″ N, 4° 37′ 40,9″ E |
| Fonction | |
| Franchit | Rhône |
| Fonction | pont ferroviaire |
| Construction | |
| Inauguration | janvier 1868 |
| Mise en service | janvier 1868 |
| Fin du service | 6 août 1944 |
| Démolition | 6 août 1944 |
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Le pont aux Lions, aussi appelé pont de Lunel, est un ancien pont ferroviaire qui franchissait le Rhône à Arles dans le département français des Bouches-du-Rhône. Construit en 1866 pour porter la ligne entre Arles et Lunel, il est détruit par un bombardement aérien le et jamais reconstruit. Il n'en reste aujourd'hui que les culées avec leur statuaire de Lions et deux des quatre piles qui soutenaient le tablier métallique.
Localisation
Le pont se trouvait juste au nord d'Arles, sur le Grand-Rhône, à environ 3 km en aval de l'endroit où le fleuve se sépare entre Grand et Petit-Rhône et à environ 750 m en amont du pont routier de Trinquetaille. Côté rive gauche, il débouchait dans le quartier du Trébon, non loin de la gare d'Arles, et côté rive droite dans le quartier de Trinquetaille[1].
Descriptif

Le pont était constitué de quatre piles maçonnées en pierre de taille de Beaucaire, dressées dans le lit du fleuve, qui soutenaient un tablier métallique tubulaire en poutres continues destiné à porter deux voies de chemin de fer[1]. Les culées de chaque rive, également maçonnées en pierre de Beaucaire, supportaient deux piliers à bossage, chacun surmonté d'une statue monumentale de lion, symbole héraldique d'Arles, œuvres du sculpteur animalier Pierre Louis Rouillard[1],[2]. Ces lions étaient hauts de trois mètres et faits d'un assemblage de la même pierre[1]. Assis dos au fleuve, une de leurs pattes de devant était levée sur un blason[1] sur lequel est écrit « Arles » pour deux d'entre eux et « Lunel » pour les deux autres.
Aujourd'hui, il ne subsiste que les culées avec leurs piliers et leurs lions et les deux piles les plus proches des rives.
Histoire
Une construction d'une voie ferrée entre Lunel et Arles est lancée dans les années 1860 avec pour but principal le transport du charbon extrait de La Grand-Combe dans les Cévennes gardoises[1] permettant de l'acheminer vers Lyon ou Marseille par le Rhône ou par la voie ferrée entre les deux villes[2]. Cela nécessite la construction d'un pont pour franchir le fleuve. Plusieurs projets avaient été présentés par la Compagnie du Midi et la Compagnie de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM)[2]. C'est finalement cette dernière qui construit la ligne et le pont entre 1866 et 1867[2]. Les deux sont ouverts le [1]. C'est alors l'unique pont fixe franchissant le Grand-Rhône à Arles, le pont de Trinquetaille, un pont routier, ne sera construit qu'en 1875 en remplacement d'un pont de bateaux. La ligne ferroviaire est fermée au trafic voyageurs, comme de nombreuses autres lignes déficitaires, à la création de la SNCF en 1938.

Le pont est détruit par un bombardement allié le dimanche , effectué par des bombardiers moyens B26 Marauder du groupe de bombardement français Gascogne rattaché à la 42e escadre de bombardement américaine basée à Elmas en Sardaigne[3]. Les Alliés avaient lancé plusieurs raids aériens durant ces semaines pour détruire les ponts sur le Rhône en aval de Valence pour gêner le repli allemand après le débarquement de Provence qui interviendra une semaine plus tard.
Sa reconstruction est envisagée à partir de puis un projet de l'ingénieur local des Ponts et Chaussées pour un pont plus léger, permettant le passage d'une route et d'un tramway en réutilisant les travées pas trop endommagées est présentée en 1947. Mais finalement le pont ne sera jamais reconstruit[2]. Les travaux de déblaiement débutent en 1947 et vont s'étaler sur plusieurs années. Une des travées encore en bon état est démontée et affectée à la Direction des routes[2].
En 2008, les culées et les sculptures des Lions sont rénovés[2].
Références
- « Pont aux lions », sur http://www.patrimoine.ville-arles.fr, Ville d'Arles (consulté le ).
- Bruno Decrock, Inventaire général, « pont ferroviaire de Trinquetaille dit aussi pont de Lunel ou pont aux Lions », sur url=https://dossiersinventaire.maregionsud.fr/, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, (consulté le ).
- ↑ Thierry Lutringer, « Qui a bombardé les ponts d'Arles en août 1944 », Bulletin des amis du Vieil Arles, no 147, , p. 4 et 5 (lire en ligne, consulté le ).
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