Port autonome de Brazzaville

| Propriétaire | |
|---|---|
| Opérateur |
Port autonome de Brazzaville et des ports secondaires |
| Type | |
| Construction |
16 février 2000 |
| Statut | |
| Activités |
Passagers, conteneurs |
| Équipement |
Conteneurs, vrac solide |
| Coordonnées |
4° 16′ 25″ S, 15° 17′ 13″ E |
|---|---|
| Pays | |
| Commune | |
| Plan d'eau |

Le Port autonome de Brazzaville et des ports secondaires (PABPS) est un établissement public à caractère industriel et commercial chargé de l'exploitation, de la modernisation et du développement des infrastructures portuaires fluviales de la république du Congo. Il constitue le principal port fluvial du pays et concentre plus de 95 % du trafic fluvial national.
Localisation et présentation générale
Le port autonome de Brazzaville est situé sur les rives du fleuve Congo, au niveau du pool Stanley, à proximité immédiate du centre-ville de Brazzaville, la capitale de la république du Congo. Son terminal riverain longe le boulevard Denis Sassou Nguesso, constituant un point névralgique pour le commerce fluvial et le déplacement des personnes le long du fleuve Congo. Le PABPS gère également un réseau de ports secondaires répartis sur l'ensemble du territoire national, notamment à Ouesso, Ngombé, Mossaka, Impfondo, Oyo, Makoua, Boundji, Etoumbi et Owando. Ces installations secondaires permettent de désenclaver les régions septentrionales du pays, accessibles principalement par voie fluviale[1].
Historique
Création et évolution institutionnelle
Le Port autonome de Brazzaville et des ports secondaires a été créé par ordonnance no 4-2000 du , lui conférant le statut d'entreprise publique à caractère industriel et commercial. Cette décision est confirmée par le décret no 16-2000 du [2]. Cette création résulte de la scission de l'Agence trans-congolaise des communications (ATC), qui regroupait initialement le Port autonome de Pointe-Noire (PAPN), le Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) et le PABPS.
Période coloniale et apogée
Construit à partir de 1921 dans le cadre de l'Afrique-Équatoriale française (AEF), le port de Brazzaville facilitait le regroupement des matières premières en provenance de l'ensemble de l'hinterland (tchadien, centrafricain et congolais) avant leur acheminement vers la métropole française via le Chemin de fer Congo-Océan jusqu'au port maritime de Pointe-Noire[3]. Jusqu'au milieu du XXe siècle, le trafic fluvial atteignait près de 600 000 tonnes de marchandises par an. Les balles de coton du Tchad, le caoutchouc de l'Oubangui-Chari et les grumes de bois exotiques du Moyen-Congo transitaient alors par les quais brazzavillois. Le trafic avec Léopoldville (aujourd'hui Kinshasa, capitale de la république démocratique du Congo) demeura florissant juste dans les années 1960[4]
Déclin et défis
Après les conflits civils ayant affecté le pays dans les années 1990 et au début des années 2000, le port a subi d'importants dommages aux infrastructures portuaires. Les problèmes ont été aggravés par le sous-investissement chronique et les difficultés persistantes liées au maintien de profondeurs navigables dans le bassin ensablé. Les quais et chenaux ont également été obstrués par de nombreuses épaves. Aujourd'hui, moins de 100 000 tonnes de marchandises transitent chaque année par le port, contre près de 600 000 tonnes à son apogée. Cette baisse spectaculaire s'explique par la vétusté des installations, le vieillissement des infrastructures, l'arrêt du trafic commercial entre Brazzaville et Kinshasa, ainsi que la réduction du nombre d'embarcations fluviales et l'ensablement de certains cours d'eau[5],[6].
Missions et attributions
Les missions du PABPS, définies par ses statuts, répondent aux besoins stratégiques du pays en matière d'exploitation et de développement des ports fluviaux. Elles se déclinent en quatre axes principaux:
Administration, exploitation et développement des infrastructures portuaires
Le PABPS est chargé de gérer et d'optimiser l'ensemble des infrastructures portuaires, incluant la maintenance des quais, des terminaux et des équipements logistiques, ainsi que la planification des investissements pour moderniser et étendre les capacités d'accueil des navires[7].
Contribution à la vocation de pays de transit
En tant que maillon essentiel de la chaîne trans-congolaise de transport, l'établissement joue un rôle déterminant dans la transformation du pays en zone de transit stratégique, facilitant la circulation des marchandises et des passagers[réf. souhaitée].
Gestion des ports secondaires
Le PABPS supervise l'ensemble des ports fluviaux secondaires du pays, permettant le désenclavement des régions nord-et-est[réf. souhaitée].
Promotion du corridor multimodal
Le port constitue une interface fluviale connectée au Chemin de fer Congo-Océan et à un réseau routier dense, formant un atout fondamental pour le désenclavement économique et la croissance inclusive[réf. souhaitée].
Organisation
Le PABPS est administré par un conseil d'administration et une direction générale. La direction générale actuelle[Depuis quand ?] est assurée par Séraphin Mouendzi, assisté d'un directeur général adjoint. L'établissement dispose de plusieurs divisions fonctionnelles incluant la capitainerie, l'exploitation, les infrastructures et équipements, ainsi que la comptabilité et finances[8],[6].
Trafic et activités
Trafic de marchandises
Le port traite principalement des marchandises en vrac, notamment le bois d'œuvre, les grumes et divers produits de première nécessité. Il dessert les liaisons riveraines vers des villes telles que Bangui (République centrafricaine), Bétou et Impfondo. En raison de son faible tirant d'eau, le fleuve Congo n'est navigable que six à sept mois par an, particulièrement durant la saison sèche. Cette limitation saisonnière affecte considérablement les opérations portuaires[réf. souhaitée].
Transport de passagers
Le port assure également le transport de passagers, principalement via les services de traversier reliant Brazzaville et Kinshasa. Cependant, le trafic passager reste très limité en raison de la quasi-monopole des deux opérateurs nationaux (CNTF en république du Congo et ONATRA en république démocratique du Congo), des coûts élevés et des formalités douanières complexes[réf. souhaitée].
Défis et perspectives de développement
Difficultés actuelles
Le PABPS fait face à plusieurs défis majeurs. Le trafic a fortement diminué depuis plusieurs décennies, entraînant une baisse d’activité. Les infrastructures sont vétustes, les quais quasi centenaires nécessitant une réhabilitation. Le port est également confronté à un envasement qui impose un dragage régulier pour maintenir la navigabilité. Par ailleurs, de nombreux ports parallèles ont proliféré en amont, constituant une concurrence. Enfin, la situation financière est difficile, en lien avec la baisse du trafic et les difficultés de modernisation[réf. souhaitée].
Projets de modernisation
Malgré ces défis, des projets de réhabilitation sont en cours. Un programme de modernisation de 40 millions de dollars a été engagé pour restaurer la position du port dans le pays. Les travaux de réhabilitation du débarcadère fluvial de Brazzaville ont été lancés, tandis que le chantier de construction du port d'Oyo dans le département de la Cuvette approche de sa finition (98 %)[3]. En 2014, l'État a concédé la gestion du port fluvial à l'opérateur privé terminaux du bassin du Congo (TBC), filiale de Bolloré (devenu Necotrans), pour une durée de quinze ans, avec pour objectif de tripler le trafic de marchandises. Des démarches sont également en cours pour la création du port de Liranga dans le département de la Likouala[9].
Références
- ↑ « Une nouvelle jeunesse pour les ports secondaires du Congo-Brazzaville ? », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
- ↑ « Port Autonome de Brazzaville et Ports Secondaires, 2, rue des Manguier Centre-Ville, Brazzaville (2026) », sur www.transplo.com (consulté le )
- « Port autonome de Brazzaville et ports secondaires : le budget 2017 fixé à plus de 2 milliards FCFA | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo », sur www.adiac-congo.com (consulté le )
- ↑ « Congo : comment le port de Brazzaville se remet à flot », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
- ↑ AfricaNews, « Congo : le port autonome de Brazzaville asphyxié par les dettes | Africanews », Africanews, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- « Port autonome de Brazzaville et ports secondaires : le nouveau directeur général face au défi de la relance des activités | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo », sur www.adiac-congo.com (consulté le )
- ↑ Florine Mouano, « Congo : bientôt de nouveaux équipements au port autonome de Brazzaville », sur Journal de Brazza, (consulté le )
- ↑ « Port autonome de Brazzaville et ports secondaires : le nouveau directeur général face au défi de la relance des activités | Le Courrier de Kinshasa », sur www.lecourrierdekinshasa.com (consulté le )
- ↑ « Port autonome de Brazzaville : NECOTRANS s'engage dans la modernisation | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo », sur www.adiac-congo.com (consulté le )
Annexes
Article connexe
Liens externes
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