Porte Richelieu

Porte Richelieu
Aquarelle de la porte Richelieu.
Présentation
Type
Construction
1634
Démolition
1701
Hauteur
Env. 20
État de conservation
démoli ou détruit
Localisation
Pays
Commune
Coordonnées
48° 52′ 11″ N, 2° 20′ 21″ E
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La porte Richelieu est une porte disparue de Paris de l'enceinte de Louis XIII qui s'élevait au XVIIe siècle sur l'axe de la rue de Richelieu.

La porte Richelieu dans son environnement, vue du nord-ouest, sur le plan de Boisseau (1648).

Situation

La porte se trouvait sur le tracé de la rue de Richelieu, entre les rues Saint-Augustin et Neuve-des-Fossés-Montmartre (actuelle rue Feydeau), et plus précisément entre les rues de la Bourse et du Quatre-Septembre actuelles, alors inexistantes[1],[2], au niveau du no 80 rue de Richelieu[3].

Histoire

Un traité est signé entre le roi et un dénommé Charles Froger — commis et prête-nom du spéculateur Louis Le Barbier — le , en vue du lotissement du faubourg Richelieu. Une clause prévoit que le promoteur devra construire une porte sur la nouvelle rue de Richelieu[4]. Élevée en 1634[5], elle est alors l'une des trois seules portes du nouveau rempart construit sous le règne de Louis XIII, dit enceinte des Fossés jaunes, pour agrandir la rive droite de la ville par l'ouest et ainsi intégrer intra muros le faubourg construit par le cardinal de Richelieu. La porte fut démolie en 1701[6].

Au-delà de la porte, la rue de Richelieu porta les noms de « rue du Faubourg-Richelieu » et « rue de la Grange-Batelière[7] ».

Description

La porte est un simple pavillon en briques avec chaînage de pierre, profond de 9 mètres et haut de 10. Après la mort du roi Louis XIII, une tourelle en encorbellement est ajoutée à chaque angle. Le sculpteur Simon Guillain réalise, sur la façade nord, un haut-relief représentant le roi Louis XIV enfant. Le pavillon comporte un rez-de-chaussée (loge du portier, un salle de chaque côté du passage), un étage et un grenier[8].

Notes et références

  1. Voir le plan de Bullet et Blondel.
  2. « L’enceinte bastionnée, dite des Fossés jaunes, vers 1650 », paris-atlas-historique.fr (consulté le 5 mars 2019).
  3. Renaud Gagneux, Denis Prouvost et Emmanuel Gaffard, Sur les traces des enceintes de Paris: promenades au long des murs disparus, Parigramme, (ISBN 978-2-84096-322-6), page 101.
  4. Louis Batiffol, La Vie de Paris sous Louis XIII, Éditions Calmann-Lévy, 1932, p. 12.
  5. Adolphe Alphand (dir.), Adrien Deville et Émile Hochereau, Ville de Paris : recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques, Paris, Imprimerie nouvelle (association ouvrière), (lire en ligne), p. 1.
  6. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817, p. 512. Lire en ligne..
  7. « Communication de M. Dumolin sur les origines du passage des Panoramas », procès-verbal de la Commission du Vieux Paris de la séance du 29 juin 1929, p. 83. Lire en ligne.
  8. Jacques Hillairet, La rue de Richelieu, Paris, Les Éditions de Minuit, , pages 19-20.
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