Porte de Buci

Porte de Buci
Porte Saint-Germain et porte de Buci.
Présentation
Type
Entrée de Paris
Construction
XIIIe siècle
Démolition
XVIIe siècle
Hauteur
env. 15 ?
État de conservation
démoli ou détruit
Localisation
Pays
Commune
Coordonnées
48° 51′ 36″ N, 2° 21′ 25″ E
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Les portes Saint-Germain, l'une renommée porte de Buci, l'autre primitivement porte des Cordeliers renommée porte Saint-Germain sont deux anciennes porte de ville de Paris construites au XIIIe siècle sur l'enceinte Philippe Auguste, détruites au XVIIe siècle situées dans l'actuel quartier Saint-Germain-des-Prés près du carrefour de l'Odéon.

Origine du nom

Leur nom vient de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés et du faubourg Saint-Germain qui était à proximité.

Historique

Porte Saint-Germain primitive ensuite nommée porte de Buci

Panneau Histoire de Paris

Selon Jacques-Antoine Dulaure, la porte, dont la construction a commencé en 1209, s’appelait « poterne de nos murs (Poternam murorum nostrorum) ». L’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, se trouvant à l’extérieur de l’enceinte, le roi Philippe Auguste concède aux religieux, la même année, l’usage de la poterne, à charge pour l’abbaye de couvrir la porte de merrains et de tuiles[1],[2]. La porte était dénommée porte Saint-Germain. C'est une des portes primitives de l'enceinte de Philippe-Auguste[3]. Elle était située à l'angle de la rue Saint-André-des-Arts et de la rue André-Mazet.

En 1350, Simon de Buci acheta, moyennant un bail de 20 livres de rente, plus 6 deniers de cens féodal, la porte Saint-Germain, qui changea alors son nom en « porte Buci » ou « porte de Buci », et la rue qui conduisait à cette porte devint la « rue de Buci », que l'on trouve également écrit « rue de Bussi » par altération.

Dans la nuit du 28 au , un certain Perrinet Leclerc[4], fils d’un marchand de fer, ouvre cette porte, par trahison, à Jean de Villiers de L'Isle-Adam, capitaine bourguignon, qui avait fait alliance avec les Anglais et qui prend Paris alors aux mains des Armagnacs[5],[6]. Dix-huit mille personnes sont égorgées dans les jours suivants[7].

Porte des Cordeliers ensuite nommée porte Saint-Germain

La « porte des Cordèles » ou « porte des Cordeliers » ou « porte des Frères-mineur », était ainsi dénommée parce qu'elle était située près du couvent de ce nom avant de prendre le nom de « porte Saint-Germain ». Elle était située rue de l'École-de-Médecine, entre la rue du Paon-Saint-André et la cour du Commerce-Saint-André[8],[9]. D'après Denis Hayot, son percement fut accordé aux religieux de Saint-Germain par un acte de 1240. Elle ne fait donc pas partie des portes primitives de l'enceinte[10].

Démolitions

Ces portes furent démolies par un arrêt du Conseil du roi du [11].

Notes et références

  1. Jacques-Antoine Dulaure, Histoire physique, civile et morale de Paris, Paris, Furne & Cie, Libraires-éditeurs, , tome 2, page 153.
  2. Jean-Pierre Babelon, Robert-Henri Bautier, Guillaume de Bertier de Sauvigny et François Bluche, Paris et ses rois: exposition organisée par la Mairie de Paris et présentée en la Salle Saint Jean de l'Hôtel de Ville, du 14 janvier au 25 février 1988, Ed. Paris-Musées, (ISBN 978-2-901414-29-2), page 34.
  3. Denis Hayot, Paris en 1200, Paris, CNRS éditions, , 328 p. (ISBN 978 2 271 12144 8), p. 221
  4. Ou Perrinet Le Clair.
  5. Louis Lurine, Les Rues de Paris, G. Kugelmann, 1844.
  6. « Armagnacs et Bourguignons : les massacres de Paris (1418) », sourcesmedievales.unblog.fr (consulté le 6 mars 2019).
  7. Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe, vol. 12.
  8. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.
  9. « L'enceinte de Philippe Auguste vers 1300 », paris-atlas-historique.fr (consulté le 6 mars 2019)
  10. Denis Hayot, Paris en 1200, Paris, CNRS éditions, , 328 p. (ISBN 978 2 271 12144 8), p. 222
  11. Adolphe Alphand (dir.), Adrien Deville et Émile Hochereau, Ville de Paris : recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques, Paris, Imprimerie nouvelle (association ouvrière), (lire en ligne), p. 6.
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