Porte du chemin de fer

Photo de la porte
Localisation actuelle à Berchem-Anvers

La Porte du chemin de fer, aussi appelée Porte de Brialmont, est l'un des point d'accès dans la ligne de position fortifiée d'Anvers conçue en 1864 par l'architecte Felix Pauwels et inaugurée en 1866 sous Brialmont, puis démolie en 1967. Elle relie la gare de Zurenborg à Berchem et la gare de Berchem à Groenenhoek.

Description

De style néo-baroque, elle forme une porte jumelle avec la Borsbeeksepoort (nl). Entre les deux portes se trouvent la batterie et la caserne 7/8, également connues sous le nom de caserne Dupont, du nom de l'angle des façades 7 et 8. Les quais 1, 2 et 3 de l'actuelle gare d'Anvers-Berchem occupent aujourd'hui l'emplacement de cette ancienne porte[1].

Deux figures monumentales hautes de 5 mètres en bronze ornant la porte représentent Boduognatos, œuvre d'Armand Cattier, et Ambiorix, œuvre de Félix Bouré[2],[1]. Au centre de cet ensemble se trouve l'écusson couronné contenant le Lion belge. Boduognat y est représenté nu, avec une lance pointant vers le sol, l'air méditatif, et un drap noué autour de la taille. Ambiorix adopte une attitude plus tendue, également nu et coiffé d'une peau de bête. Les deux hommes sont moustachus et barbus, reprenant les poncifs gaulois du XIXe siècle et son présentés en héros nationaux[1]. Une version en plâtre endommagée de l'œuvre de Bouré est conservée dans les réserves du musée d'Ixelles.

La porte de Malines et la porte du chemin de fer sont les plus décorées des portes de l'enceinte fortifiée d'Anvers.

Détail des deux sculptures représentant Ambiorix et Boduognat.

Historique

Dans les années 1860, les enceintes défensives d'Anvers sont réaménagées et Félix Pauwels conçoit plusieurs portes, dont la Porte du chemin de fer en 1864. Pierre Emmanuel Félix Chazal lui aurait demandé de prévoir une dimension artistique après avoir considéré que le premier projet ne présente aucun apport ornemental. Elle est inaugurée en 1866[1].

L'enceinte à laquelle appartient la porte est rapidement déclassée et fait l'objet de plusieurs projets de démolition en 1906 et 1907, et s'étendront jusqu'à la Première Guerre mondiale sans parvenir à l'exécution de cette déconstruction. La disparition des statues d'Ambiorix et Boduognat reste indéterminée, mais l'enceinte a été fortement affectée par le passage de la guerre. En 1930, Amand De Lattin (nl) indique qu'il s'agit de la dernière porte du XIXe siècle encore debout et qu'elle doit être conservée avec ses sculptures, mais lors de la parution de son recueil, il est probable que les sculptures d'Ambiorix et Boduognat aient déjà disparu sur décision communale. Toutefois, la version la plus vraisemblable soit qu'elles aient disparu durant l'occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale afin d'être refondues[1].

Au milieu des années 1960, la porte est toujours signalée debout, sans ses sculptures, et l'édifice est finalement dynamité en 1967[1].

Notes et références

(nl) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en néerlandais intitulé « Spoorbaanpoort » (voir la liste des auteurs).
  1. Eugène Warmenbol, La Belgique gauloise: mythes et archéologies, Racine, (ISBN 978-2-87386-688-4), chap. 4 (« Ambiorix et Boduognat, dernier rempart de la Belgique »), p. 47-61
  2. « Boduognat et Ambiorix – Porte du Chemin de Fer – Antwerpen (Anvers) (ensemble disparu) | BE-monumen », (consulté le )
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