Portes (Gard)

Portes
Portes (Gard)
Le Château de Portes depuis le Hameau de Florac
Blason de Portes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Intercommunalité CA Alès Agglomération
Maire
Mandat
Catherine Pinaire
2025-2026
Code postal 30530
Code commune 30203
Démographie
Population
municipale
320 hab. (2023 en évolution de −6,98 % par rapport à 2017)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 16′ 17″ nord, 4° 01′ 15″ est
Altitude Min. 279 m
Max. 735 m
Superficie 14,42 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Alès
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Grand-Combe
Législatives 5e circonscription du Gard
Localisation
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Portes
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Portes
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Portes
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Portes

Portes est une commune française située dans le nord du département du Gard en région Occitanie.

Ce village rural des Cévennes, marqué par son passé minier, comprend un bien protégé au titre des monuments historiques : le château de Portes, et est traversé par des sentiers de grande randonnée, et notamment le Chemin de Régordane. Il se trouve dans le parc national des Cévennes.

Géographie

Localisation

Portes est situé dans les Cévennes gardoises à 17 km au Nord-Ouest d'Alès la plus grande ville des environs. et est proche des départements de la Lozère et de l'Ardèche

La commune se trouve dans l'aire d'attraction d'Alès, dans la zone d'emploi d'Alès - Le Vigan et dans le bassin de vie de La Grand-Combe[I 1].

Communes limitrophes

Portes est entouré par les communes de Chambon, La Grand-Combe, La Vernarède, Laval-Pradel, Le Martinet, Peyremale, Robiac-Rochessadoule et Sainte-Cécile-d'Andorge.


Géologie et relief

La superficie de la commune est de 14,42 km2 ; son altitude varie de 279 à 735 mètres[1].

Le col de Portes se trouve à 560 m d'altitude.

Grès et Schistes comme le bâti local. Les ressources minières sont exploitées depuis au moins le Moyen Âge. Fer et charbon principalement. Les anciennes mines ont cessé leur activité en 2001[pas clair][réf. nécessaire].

Hydrographie

Carte hydrographique et des infrastructures de transport de la commune.

La rivière l'Auzonnet est le principal cours d'eau qui traverse la commune. Il prend source au hameau de Florac au sud du col de Portes, et coule vers l'est. C'est un affluent de l'Auzon, lui-même affluent de la Cèze.

On trouve aussi le ruisseau du Cessous et le ruisseau du Broussous.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[5]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 360 mm, avec 8,4 jours de précipitations en janvier et 4,4 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Grand-Combe à 7 km à vol d'oiseau[8], est de 13,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 414,0 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −10,1 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[12],[13].

Dans ce cadre, la commune fait partie de l'aire d'adhésion du Parc national des Cévennes[Note 3]. Ce parc national, créé en 1967, est un territoire de moyenne montagne formé de cinq entités géographiques : le massif de l'Aigoual, le causse Méjean avec les gorges du Tarn et de la Jonte, le mont Lozère, les vallées cévenoles ainsi que le piémont cévenol[14].

La commune fait partie de la zone de transition des Cévennes, un territoire d'une superficie de 116 032 ha reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en 1985 pour la mosaïque de milieux naturels qui la composent et qui abritent une biodiversité exceptionnelle, avec 2 400 espèces animales, 2 300 espèces de plantes à fleurs et de fougères, auxquelles s’ajoutent d’innombrables mousses, lichens, champignons[15],[16].

Urbanisme

Typologie

Au , Portes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2].

Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Alès, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 64 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (98,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (77 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (91,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,4 %), zones agricoles hétérogènes (1,3 %)[17].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Lieux-dits, hameaux et écarts

La commune est constituée de plusieurs villages et hameaux. L'affenadou, au bas de la commune, est le secteur le plus habité et le lieu de l'école Jean et Simone Folcher. Le Hameau de Florac à proximité du col, les Bousiges à la même altitude mais ouvert sur le Mont Lozere et Cessous encaissé dans un vallon discret.

La métairie de Malbos, à l'est de Cessous près de la commune de Saint-Florent-sur-Auzonnet, est aussi appelée le Mas du Diable (y compris sur la carte d'état-major) depuis le XVIIIe siècle et une mauvaise affaire d'abus de Antoine Dugas métayer de l'époque par ses créanciers[18].

Habitat et logement

En 2016 et 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 269, alors qu'il était de 274 en 2011[I 5].

Parmi ces logements, 60,6 % étaient des résidences principales, 18,2 % des résidences secondaires et 21,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 71,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 28,6 % des appartements[I 6].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Portes en 2022 en comparaison avec celle du Gard et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (18,2 %) supérieure à celle du département (12,7 %) et à celle de la France entière (9,7 %).

Le logement à Portes en 2022.
Typologie Portes[I 6] Gard[I 7] France entière[I 8]
Résidences principales (en %) 60,6 78,8 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 18,2 12,7 9,7
Logements vacants (en %) 21,2 8,5 8

Voies de communication et transports

La commune est desservie par le tracé historique de l'ancienne route nationale 106 (actuelle RD 906).

Les sentiers de grande randonnée GR 44B, Chemin de Régordane (ou GR 700) passent dans la commune.

Risques naturels et technologiques

Le territoire de la commune de Portes est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon[19]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[20].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment l'Auzon. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1995, 1997, 2002 et 2008[21],[19].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Portes.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[22]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 0,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 170 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 0 sont en aléa moyen ou fort, soit 0 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[23],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[24].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2017 et par des mouvements de terrain en 1983[19].

Risque particulier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Portes est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[25].

Toponymie

En en occitan, la localité est dénommée Pòrtas[réf. nécessaire],

Histoire

Antiquité

Une voie romaine passait sur le tracé actuel de la RD 906[26].

Moyen Âge

Le château de Portes : un vaisseau en Cévennes

Une exploitation du charbon de terre est mentionnée dès le XIIIe siècle[27].

Époque contemporaine

La commune, instituée par la Révolution française, est amputée à plusieurs reprises de portions de son territoire[1] :

Portes est situé dans le bassin houillier de la Grand-Combe, riche en charbon exploité indistriellemeent dès 1840[27] par la Compagnie de Portes et Sénéchas, créée en 1855 par le financier Jules Mirès, et qui a employé jusqu'à 2500 mineurs au XIXe siècle.

Le village initial était situé aux pieds du Château de Portes, mais a été sous-miné par des galeries d’extraction du charbon. Les maisons du vieux village de Portes se lézardent, s’écroulent..., ce qui a amené la Compagnie à racheter entre 1920 et 1926 des maisons pour éviter un relogement de la population. En 1929, les Portois sont expulsés du Village et les mines font bâtir le nouveau village, l'ancien étant démoli en 1933[28].

Le château de Portes est abandonné à son triste sort et les lézardes se multiplient. Elles entraîrent l'effondrement des toitures et des étages. La ruine des vieilles murailles a continé malgré les efforts des propriétaires qui essayèrent de renforcer le monument par la pose de chaînages métalliques.

Les habitants sont d'abord satisfaits du nouveau village : le confort moderne avait enfin fait son apparition, mais aujourd'hui, les "casernes" ont mal vieilli. Le village essaye actuellement de se tourner vers le tourisme vert, afin d'offrir un nouveau visage aux touristes de passage.

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Col de Portes est libéré le par les résuistants cévenols[29].

Un important incendie dévaste la commune en 1985[30]

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Alès du département du Gard[I 1].

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Génolhac[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de la Grand-Combe [I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription du Gard.

Intercommunalité

Portes était membre de la communauté de communes du Pays Grand'Combien, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2000 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sauf dérogation), cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération dénommée Alès Agglomération dont est désormais membre la commune[I 1].

Liste des maires

Liste des maires successifs[31]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1929 1933 Henry Vidal[28]   Abbé
Acteur de la lutte contre la compagnie des Mines et du déplacement du village
         
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Mouyren UMP  
mars 2008 mai 2020 René Doussière[32] PCF Directeur de l'école
Président de l'association Cévennes Média Sport
mai 2020[33] janvier 2025[34] François Selle   Cadre de la fonction publique
Démissionnaire pour raison de santé
février 2025[35] en cours
(au 13 juin 2025)
Catherine Pinaire   Ancienne profession intermédiaire

Équipements et services publics

Population et société

Démographie

Les habitants sont appelés les Portésiens ou Portésiennes.

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[37].

En 2023, la commune comptait 320 habitants[Note 5], en évolution de −6,98 % par rapport à 2017 (Gard : +3,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3511 3531 3851 4509399359451 1261 169
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 9832 5122 0721 1281 2711 1421 1471 1891 253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1031 1091 108924979975930903787
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
785579388369313310353366354
2021 2023 - - - - - - -
327320-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 25,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (32,6 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 39,4 % la même année, alors qu'il est de 29,6 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 167 hommes pour 172 femmes, soit un taux de 50,74 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,82 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 9]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,8 
90 ou +
0,5 
11,4 
75-89 ans
12,7 
24,8 
60-74 ans
27,5 
22,7 
45-59 ans
16,5 
16,0 
30-44 ans
15,6 
9,1 
15-29 ans
10,7 
14,3 
0-14 ans
16,5 
Pyramide des âges du département du Gard en 2022 en pourcentage[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
8,6 
75-89 ans
10,9 
19,5 
60-74 ans
20,1 
20,2 
45-59 ans
20,1 
16,9 
30-44 ans
17,1 
16,4 
15-29 ans
14,2 
17,6 
0-14 ans
15,6 

Manifestations culturelles et festivités

  • Foire du 1er mai : foire aux bestiaux ancestrale au pied du château. Elle est aujourd'hui orientée vers la gastronomie et l'artisanat et attire plusieurs milliers de personnes chaque année[40].
  • Fête des Savoir-Faire : fête médiévale et artisanale au mois d'août. Démonstration de métiers anciens (Forge, vannerie, tannerie, orfèvrerie, ...) joutes, spectacles, restauration d'époque.

Vie associative

  • Renaissance du Château de Portes, créée en 1972, elle entretient, restaure et anime ce monument[41]
  • Gastronomie et terroirs en Cévennes, créée en 2021 à l'initiative du chef Daniel Lavergne, et qui vise à entretenir le patrimoine culinaire au travers d'atelier mensuel et l'élaboration de repas pour des événements exceptionnels[42],[43].

Économie

Revenus

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 152 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 308 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 640 [I 10] (20 020  dans le département[I 11]).

Emploi

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 12] 10,8 % 20,1 % 14,8 %
Département[I 13] 10,6 % 12 % 12 %
France entière[I 14] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 191 personnes, parmi lesquelles on compte 67,5 % d'actifs (52,7 % ayant un emploi et 14,8 % de chômeurs) et 32,5 % d'inactifs[Note 7],[I 12]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction d'Alès, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 15]. Elle compte 36 emplois en 2018, contre 49 en 2013 et 53 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 104, soit un indicateur de concentration d'emploi de 35,1 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 45,9 %[I 16].

Sur ces 104 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 25 travaillent dans la commune, soit 25 % des habitants[I 17]. Pour se rendre au travail, 87 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3,8 % les transports en commun, 1,9 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 7,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 18].

Activités hors agriculture

19 établissements[Note 8] sont implantés à Portes au [I 19]. Le secteur de la construction est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 31,6 % du nombre total d'établissements de la commune (6 sur les 19 entreprises implantées à Portes), contre 15,5 % au niveau départemental[I 20].

Agriculture

1988 2000 2010 2020
Exploitations 8 8 6 3
SAU[Note 9] (ha) 142 171 57 81

La commune est dans les Cévennes, une petite région agricole occupant l'ouest du département du Gard[44]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 10] sur la commune est l'élevage d'équidés et/ou d' autres herbivores[Carte 4]. Trois exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 11] (huit en 1988). La superficie agricole utilisée est de 81 ha[46],[Carte 5],[Carte 6].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

La commune compte un édifice protégé au titre des monuments historiques :

Il faut également signaler :

  • Vallée du Cessous, traversée par une petite route pittoresque qui serpente le long du ruisseau du Cessous dans une nature préservée[50].
  • Vestiges préhistoriques[26].
  • Parcs et grottes, panoramas et chemins historiques, devenus chemins de randonnée[26].
  • Ancien patrimoine industriel, et notamment plans inclinés, entrées de galeries murées...[26],[27].
  • Monument aux morts.
  • Monument dédié aux guérilleros espagnols FFI résistants de la IIIe division Gard, Lozère et Ardèche, édifié en 2004 sous l’impulsion d’Ange Alvarez, le président de l’Amicale des guérilleros, et qui honore notamment la mémoire de Grégorio Hernandez et Casimiro Camblor, morts pour la libération de la France, le [51].

Personnalités liées à la commune

  • Antoine Deparcieux (1703-1768), mathémativcien français, né au mas du Clotet à Cessous (alors hameau de la paroisse de Peyremale) à Portes.

Héraldique

Blason de Portes (Gard) Blason
Tranché de gueules et de sinople à la bande fuselée d'argent et d'azur, les fusées posées en barre.
Détails

Pour approfondir

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes et cartes

  • Notes
  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. La réglementation dans la zone périphérique du parc, dite zone d'adhésion, est plus souple, afin bénéficier d'investissements d'ordres économique, social et culturel afin de freiner l'exode rural et de développer l'équipement touristique de la région.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  6. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  7. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  8. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  9. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  10. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  11. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[45].
  12. Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
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