Portrait de Frances Sherborne Ridley Watts

| Artiste | |
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| Date | |
| Type | |
| Matériau | |
| Dimensions (H × L) |
105,9 × 81,3 cm |
| No d’inventaire |
1962-193-1 |
| Localisation |
Le Portrait de Frances Sherborne Ridley Watts – ou Portrait de Mlle W. – est une peinture à l'huile réalisée en 1877 par le peintre américain John Singer Sargent.
Contexte et création
Frances Sherborne Ridley Watts est une américaine dont la famille s'est installée en Europe[1]. Amie d'enfance du peintre, ils se sont rencontrés probablement à Nice ou à Florence lors des voyages de jeunesse de la famille Singer Sargent[1]. John Singer Sargent et sa sœur Emily restent longtemps en contact avec Frances Sherborne Ridley Watts, et c'est lui qui la mènera à l'autel lors de son mariage avec le colonel Frederick White en 1907[1]. Le portrait a été peint pendant l'hiver et au début du printemps 1877[1]. Le père du peintre, le Dr Fitzwilliam Sargent, considérait le portrait comme « sa première œuvre sérieuse, son opus magnum »[2],[1]. Ce premier portrait officiel est fortement marqué par son maître Carolus-Duran[1]. On trouve une posture similaire dans le portrait de la comtesse de Pourtalès par Carolus-Duran, qui a été exposé au Salon de 1874[1]. Le Portrait de Mlle W. a été exposé au Salon de 1877 ainsi qu'à l'Exposition universelle de 1878[1]. Le peintre a également fait une étude au crayon de Frances Sherborne Ridley Watts portant une coiffe bretonne datant de 1876[1]. Durant les années 1880, il en fait aussi une représentation à l'aquarelle, là aussi assise.
Description
Frances Sherborne Ridley Watts est représentée de trois quarts dans un fauteuil de bois travaillé, sur un fond coloré[1]. Elle porte une robe modeste de couleur noire que viennent embellir des touches de rouge et de blanc[1]. John Singer Sargent lui a donné une attitude informelle, mais cette décontraction de façade est affectée, comme le montre la pose tendue de la jeune femme[1]. Le rendu des mains montre la rigueur académique du peintre, tandis que la couleur et la touche montre la virtuosité et la qualité de son apprentissage[1].
Références
- Corbeau-Parsons et Perrin 2025, p. 140.
- ↑ Dr Fitzwilliam Sargent à sa sœur, , Archives of American Art, Smithsonian Institution, fonds F. W. Sargent, 1854-1960, boîte 1, dossier 15.
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Caroline Corbeau-Parsons et Paul Perrin, John Singer Sargent, Éblouir Paris : exposition, Paris, Musée d'Orsay, 23 septembre 2025-11 janvier 2026, Paris, Musée d'Orsay Gallimard, (ISBN 978-2-35433-423-9 et 978-2-07-311490-7).

Liens externes
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