Portrait de Marie de Hongrie

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Inconnu |
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Le Portrait de Marie de Hongrie est un tableau de Titien réalisé en 1547-1548. Il s'agit d'un portrait représentant Marie de Hongrie, gouvernante des Pays-Bas et sœur de Charles Quint. L'œuvre n'existe maintenant que par des copies. Peinture à l'huile sur toile réalisée après 1548, une version réalisée dans un atelier d'Augsbourg est conservée au musée des Arts décoratifs de Paris[1].
Rencontre avec Titien
À l'automne , les Habsbourg se réunissent à Augsbourg afin de débattre de la succession de Charles Quint. Marie de Hongrie y arrive le , accompagnée de Christine de Danemark. La Diète dure plusieurs mois et alterne réunions officielles et privées, entrecoupées de bals, banquets et chasses. C'est à cette occasion que Marie rencontre Titien et lui commande une série de quatre tableaux connus sous le nom des Damnés, destinés à son palais de Binche. À partir de cette rencontre, elle entretient des relations régulières avec le peintre et lui commande plusieurs œuvres ; elle fait notamment parvenir à Marie Tudor un portrait de Philippe II réalisé par celui-ci.
Description
Comme dans la plupart des portraits réalisés après 1526, Marie de Hongrie est représentée en veuve. Après la mort de son époux, Louis II de Hongrie, elle ne se remarie pas et adopte définitivement le costume de deuil. Son habit se compose d'une robe noire, rehaussée d'une cape en fourrure d'hermine, et d'une chemise blanche dont le col et les manches ornés de dentelle sont visibles. Conformément aux usages des Pays-Bas, elle porte une coiffe de veuve blanche, constituée d'un bonnet maintenu par un long bandeau enroulé autour du cou, dont les pans reposent sur les épaules et le buste. Elle porte une bague à chaque annulaire.
La souveraine est représentée à mi-corps, les mains jointes, regardant vers la droite. L'arrière-plan se divise en deux parties : les deux tiers gauches sont occupés par un lourd rideau de velours noir, tandis que le tiers droit laisse apparaître un ciel de coucher de soleil, partiellement masqué par une colonne monumentale dressée sur un socle. Cette colonne peut être interprétée comme une référence à la devise de Charles Quint et, par extension, à son pouvoir universel.
Versions
- La version conservée au musée des Arts décoratifs mesure 98 × 84 cm. Elle entre dans les collections à la suite du legs d'Émile Peyre en 1905[2].
- Une version du XVIIe siècle est conservée au château d'Azay-le-Rideau. Elle mesure 85,5 × 70 cm et est déposée par les musées nationaux en 1907[3].
- Un tondo de 9 cm de diamètre, réduit au buste, est conservé au Rijksmuseum Amsterdam.
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Tondo du Rijksmuseum. -
Version du château d'Azay-le-Rideau dans le Salon Biencourt.
Notes et références
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