Poteau de la liberté

Un poteau de la liberté (Liberty Pole en anglais) est un grand poteau de bois, souvent utilisé comme hampe pour porter un drapeau, planté au sol, qui peut être surmonté par un insigne ou un bonnet phrygien.
Historique
États-Unis
Ils étaient souvent érigés dans les places avant et pendant la guerre d'indépendance des États-Unis (à Newport (Rhode Island), Concord (Massachusetts), Savannah (Géorgie), New York et Caughnawaga (en) (État de New York)). Une lutte souvent violente concernant les Poteaux de la liberté érigés par les Fils de la Liberté à New York (voir bataille de Golden Hill (en)) et périodiquement détruits par les autorités britanniques (puis remplacés à nouveau par les Fils de la Liberté) fit rage pendant dix ans : de l'abrogation du Stamp Act en jusqu'à l'occupation de la ville par les troupes britanniques après la bataille de Long Island en [1]. Le poteau de la liberté de New York portait un écriteau sur lequel on pouvait lire le simple mot de Liberty (en français : « Liberté »).
Quand un drapeau était en place (le plus souvent rouge) sur un poteau, c'était un appel aux Fils de la Liberté ou aux citadins afin qu'ils se rencontrent et exprime leurs opinions vis-à-vis des règles britanniques. Le poteau était considéré comme un symbole de dissidence face à la Grande-Bretagne. Ce symbole apparait dans beaucoup de sceaux et blasons pour exprimer la liberté et l'indépendance.
Durant la Révolte du Whisky, les habitants de l'Ouest de la Pennsylvanie voulurent ériger des poteaux le long des routes ou dans les centres-villes pour protester face à la taxe sur les spiritueux instauré par le gouvernement fédéral, et évoquant l'esprit personnifié de par les Poteaux de la liberté des décennies plus tôt.
Révolution française
Les Arbres de la liberté étaient un symbole de la Révolution française. Le premier fut planté en par un pasteur à Vienne, inspiré par le Liberty Tree de Boston en . Un autre fut planté face à la mairie d'Amsterdam le , en célébration de l'alliance entre la République française et la République batave.
Références
- ↑ (en) « Resistance and Dissent : To the Sons of Liberty in this City, February 3, 1770 », Independence and Its Enemies In New York, sur independence.nyhistory.org, New York Historical Society (version du sur Internet Archive).
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Liberty pole » (voir la liste des auteurs).
Articles connexes
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