Préservatif féminin

Préservatif féminin
Type
Caractéristiques
Matériau
Invention
Inventeur
Lasse Hessel (en)
Utilisation
Utilisateur
Être humain féminin (en)
Usage
Contraception barrière (en)

Le préservatif féminin, aussi appelé préservatif interne, est un dispositif de protection utilisé pendant les rapports sexuels pour éviter une grossesse et se protéger contre les infections sexuellement transmissibles (IST)[1]. Tout comme les préservatifs externes, ils agissent en empêchant les spermatozoïdes d'atteindre l'ovule[2]. Il peut être placé dans le vagin ou l'anus, jusqu'à 8 heures avant le rapport sexuel[3],[4],[1]. En pratique courante (c’est-à-dire lorsqu’il n’est pas utilisé parfaitement à chaque fois), environ 21 femmes sur 100 peuvent tomber enceintes au cours de la première année d’utilisation. En revanche, lorsqu’il est utilisé correctement et à chaque rapport, le risque de grossesse est d’environ 5%[1].

Certaines personnes peuvent ressentir une gêne ou une légère irritation[1]. Lorsqu'il est correctement placé, une partie du préservatif féminin reste visible par le partenaire[1]. Son utilisation peut demander un peu d’entraînement au début pour assurer un placement optimal et donc une utilisation correcte. Ainsi, une méthode de contraception supplémentaire peut être recommandée au début[1]. Cependant, il ne doit pas être utilisé en même temps qu'un préservatif externe ou préservatif masculin[1]. Il est également recommandé d'avoir à disposition une contraception d'urgence[1]. Le préservatif féminin ne doit pas être utilisé en même temps qu’un préservatif masculin, car cela peut augmenter le risque de déchirure. Il agit en empêchant les spermatozoïdes d’atteindre l’ovule.

Les préservatifs féminins sont utilisés depuis l'Antiquité. Les versions modernes, elles, ont été développées par Lasse Hessel dans les années 1980[5]. Rendus disponibles en Europe en 1990, leur utilisation a été approuvée aux États-Unis en 1993[5]. En 2020, il s'agissait encore d'une méthode de contraception relativement peu utilisée à l'échelle mondiale[6]. Aux États-Unis, un préservatif féminin coûte environ 2,5 USD l'unité et peut nécessiter une ordonnance[1],[2]. À l'inverse, il est disponible sans ordonnance au Canada et dans plus de 90 autres pays[7],[8].

Références

  1. (en) Patty Cason, Carrie Cwiak, Deborah Kowal et Alison Edelman, Contraceptive Technology, 22, , 477-485 p. (ISBN 978-1-284-25503-4, lire en ligne [archive du ])
  2. (en) « Internal Condoms | Female Condoms » [archive du ], www.plannedparenthood.org (consulté le )
  3. ↑ (en) « Female condoms for anal sex » [archive du ], aidsmap.com, (consulté le )
  4. ↑ « How to Put on a Female Condom (For Anal Sex) » [archive du ] (consulté le )
  5. Christine Ro, « The Enduring Unpopularity of the Female Condom », The Atlantic,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  6. ↑ World Family Planning 2022, United Nations, (ISBN 9789211483765, lire en ligne [archive du ])
  7. ↑ « Female Condoms | HealthLink BC » [archive du ], www.healthlinkbc.ca (consulté le )
  8. ↑ Warren et Philpott, « Expanding safer sex options: introducing the female condom into national programmes. », Reproductive health matters, vol. 11, no 21,‎ , p. 130-9 (PMID 12800710, DOI 10.1016/s0968-8080(03)02178-5)

Liens externes

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