Prieuré Notre-Dame de Fontenay-le-Comte
| Ancien prieuré Notre-Dame | |
| |
| Localisation | |
|---|---|
| Situation | 3 Rue du Pont-aux-ChèvresPays de la Loire |
| Coordonnées | 46° 28′ 01″ nord, 0° 48′ 26″ ouest |
| Architecture | |
| Type | Prieuré |
| Histoire | |
| Commanditaire | Bénédictins |
| Date d'érection | XVe siècle |
| Propriétaire | Propriété privée |
| Protection | |
Le prieuré Notre-Dame est une maison prieurale située à Fontenay-le-Comte, en France.
Localisation
Le prieuré est située au 3 rue du Pont-aux-Chèvres, à deux pas de l'église Notre-Dame à Fontenay-le-Comte, dans le département français de la Vendée.
Description
Le bâtiment est construit en calcaire et en pierre de taille. Le toit est couvert en tuile creuse. L'édifice se compose également d'un sous-sol, de 2 étages carrés et son élévation extérieure est une travée gothique, ornée de pinacles et d'ornements feuillagées. Une cariatide et une atlante engainés, ainsi que des pilastres doriques et ioniques furent ajoutés au XVIe siècle[1].
Historique
Le prieuré bénédictin de Notre-Dame est fondé aux alentours du IXᵉ siècle, dans un contexte de structuration monastique régionale, sous le vocable de saint Hilaire, figure tutélaire du Poitou[2]. Les édifices aujourd’hui conservés relèvent, quant à eux, d’une phase de recomposition architecturale située sous le règne de Louis XII, au seuil du XVIᵉ siècle et des premiers développements de la Renaissance en France[2]. L’ensemble monastique, qui présente anciennement une ampleur notable, s’étend alors de manière continue le long du flanc occidental de la rue du Pont-aux-Chèvres, depuis les murailles urbaines jusqu’au marché dit des Porches[2]. Il se trouve en outre contigu à l’église Notre-Dame, avec laquelle il communique par un dispositif permettant la circulation interne des religieux entre les bâtiments conventuels et l’espace ecclésial[2].
À la suite de l’acquisition opérée par la famille Gallier en 1577, l’édifice connaît une phase de remaniement dont la réalité est notamment attestée par un contrat d’entreprise conclu en 1581 entre les frères Bienvenu et un maître tailleur de pierre, portant sur la taille et la mise en œuvre de cinq cheminées destinées au logis urbain dit du sieur de Guinefolle[1]. Cette campagne de travaux se lit encore dans l’état actuel des vestiges, en particulier par la conservation d’une cheminée située dans la partie septentrionale du bâtiment[1], ainsi que par l’adjonction de figures engainées et de pilastres d’ordre ionique greffés sur une travée de structure gothique[1]. Les soubassements et espaces de sous-sol paraissent, quant à eux, relever de cette même phase constructive, s’inscrivant dans un ensemble cohérent de transformations de la demeure à la fin du XVIᵉ siècle[1].
En 1808, les religieuses ursulines, connues sous la dénomination de Dames de Chavagne, procèdent à l’acquisition de l’hôtel particulier dans le dessein d’y instituer un pensionnat consacré à l’instruction des jeunes filles[3]. En 1829, elles projettent d’en aliéner la propriété au profit de la municipalité, laquelle envisage alors d’y implanter un hôtel de ville et d’en étendre les installations du marché contigu ; toutefois, ce projet d’aménagement urbain demeure sans suite[3]. En 1843, l’ancien maire Armand Brisson se rend acquéreur, pour son compte personnel, de l’immeuble cédé par la communauté religieuse et engage d’importants travaux de réfection et de transformation, dont l’achèvement est attesté en 1845 par les matrices cadastrales[3].
La partie méridionale de l’édifice, correspondant à un ensemble de cinq travées, fait l’objet d’une reconstruction intégrale accompagnée d’une surélévation. À l’inverse, les trois travées septentrionales ne subissent que des remaniements limités : leurs niveaux d’étage sont maintenus en l’état, tandis que subsistent la façade de style gothique de l’une des travées ainsi que plusieurs baies d’inspiration gothique aménagées sur les élévations antérieure et postérieure. Le sous-sol, qui se développe sous l’ensemble du corps de logis, est également conservé sans altération notable[3]. Il est plausible que la couverture, attestée comme étant en ardoise dans un aveu de 1748, soit remplacée à cette période par un matériau de tuile. En 1873, la municipalité envisage de nouveau l’acquisition de l’immeuble en vue de son affectation à une fonction d’hôtel de ville ; des plans sont alors dressés par l’architecte communal Arsène Charier, mais cette initiative, à l’instar d’un projet antérieur, demeure sans exécution effective[3].
Autrefois, l'hôtel s'agrémentait de bâtiments annexes, disposés autour de la cour postérieure. Parmi ceux-ci, le seul édifice subsistant à ce jour remonte à la campagne de travaux de 1845. Durant le même siècle, l'aile occidentale des communs fut détruite pour permettre l'ouverture du passage Brisson, tandis que l'aile méridionale fut remplacée par des habitations. L'édifice est inscrit en 1927, puis classé en 1947, au titre des monuments historiques[3].
Références
- « Hôtel », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )
- Aujard, Robert, 1953- ..., Fontenay-le-Comte : capitale du Bas-Poitou, ville millénaire, R. Aujard, (OCLC 462955351, lire en ligne)
- « Prieuré Notre-Dame », notice no PA00110116, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
Annexes
Bibliographie
- Robert Aujard, Fontenay-le-Comte : capitale du Bas-Poitou, ville millénaire, R. Aujard, (OCLC 462955351, lire en ligne)
- « Hôtel », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )
Articles connexes
Liens externes
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