Prieuré de Saint-Pierre

Prieuré de Saint-Pierre
Présentation
Nom local Prieuré Saint-Jacquême
Culte Catholique romain
Type Prieuré
Rattachement Diocèse d'Aoste
Style dominant Architecture religieuse
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Vallée d'Aoste
Ville Saint-Pierre
Coordonnées 45° 42′ 35″ nord, 7° 14′ 14″ est
Géolocalisation sur la carte : Vallée d'Aoste
(Voir situation sur carte : Vallée d'Aoste)
Prieuré de Saint-Pierre

Le prieuré de Saint-Pierre, anciennement appelé prieuré Saint-Jacquême de Châtel-Argent, est un établissement religieux situé sur la commune de Saint-Pierre, en Vallée d'Aoste. Mentionné pour la première fois au XIIe siècle, il a longtemps été lié à l'Ordre du Grand-Saint-Bernard.

Étymologie

Le prieuré est historiquement désigné sous le nom de Saint-Jacquême de Châtel-Argent (en latin, Sancti Jacobi de Castro Argenteo), en référence au château du même nom, utilisé pour le distinguer du prieuré homonyme situé à Aoste.

Historique

Origines

L'origine du prieuré demeure incertaine. Une tradition ancienne, non étayée par des sources documentaires, attribuait sa fondation au Ve siècle par Jacques de Tarentaise. Cette hypothèse est aujourd’hui écartée par les historiens.

La première mention certaine du prieuré figure dans une bulle du pape Alexandre III datée du , adressée à Aymon, archevêque de Tarentaise, où l'Ecclesiam Sancti Jacobi de Castro Argenteo est citée parmi les églises relevant directement de son autorité.

Vie du prieuré

Au début du XIIIe siècle, le prieuré passe successivement aux chanoines de la prévôté de Saint-Gilles de Verrès, puis à la Congrégation du Mont-Joux, plus connue sous le nom d'Ordre du Grand-Saint-Bernard. Il conserve toutefois une relative autonomie, ce qui lui permet de traverser sans trop de dommages les crises qui affectent l'Ordre entre le XVe siècle et le XVIe siècle.[réf. nécessaire]

En 1551, le pape Jules III unit le prieuré Saint-Jacquême avec l'église annexe de Pollein à la prévôté[1]. Le prieuré est séparé de la prévôté, quelques-années plus tard, en 1565, et elle est transformatée en séminaire diocésain par l’évêque d’Aoste Marc-Antoine Bobba[2].

Le , un incendie détruit la majeure partie des bâtiments conventuels, à l’exception de l'église et de la tour. Le prévôt Antoine Norat restaure, en 1680, une partie le prieuré[3]. Sept ans plus tard, il instaure un collège destiné à la formation des religieux[3].

À la fin du XVIIe siècle, le prévôt Jean-Pierre Persod entreprend une importante reconstruction, comprenant l'édification d’une nouvelle église, bénie en 1698 et consacrée en 1700.

En [4], à la suite d’une bulle du pape Benoît XIV, les biens de l'Ordre du Grand-Saint-Bernard sont sécularisés et confiés à l’Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare. Le prieuré perd alors son indépendance et entre dans une période de déclin[5].

En , l'ensemble est acquis par le diocèse d'Aoste, qui y installe une maison de repos destinée aux prêtres âgés[6].

Époque contemporaine

Au XXe siècle, le prieuré connaît plusieurs campagnes de restauration et d'agrandissement. Depuis la seconde moitié du siècle, il accueille à la fois des prêtres âgés et des hôtes, dans une vocation de retraite spirituelle et de méditation.

Parmi les personnalités religieuses valdôtaines majeures qui ont vécu leurs dernières années dans ce prieuré figurent Jean-Baptiste Cerlogne et Amé Gorret.

Liste des prieurs

Notes et références

  1. Helvetia Sacra, p. 186.
  2. Helvetia Sacra, p. 187.
  3. Helvetia Sacra, p. 196.
  4. Helvetia Sacra, p. 132.
  5. Bruno Orlandoni, Architecture en Vallée d'Aoste, éd. Priuli & Verlucca, 1996[réf. incomplète].
  6. Henry 1967, p. ???.

Voir aussi

Bibliographie

  • Helvetia Sacra : Section IV : Les ordres suivant la Règle de saint Augustin, Bâle / Francfort-sur-le-Main, Helbing Lichtenhahn Verlag, , 564 p. (ISBN 3-7190-1595-5, lire en ligne [PDF]).
  • Joseph-Auguste Duc, Histoire de l'église d'Aoste, Saint-Maurice, Imprimerie de l'œuvre St-Augustin, .
  • Joseph-Marie Henry, Histoire populaire, religieuse et civile de la Vallée d'Aoste, Aoste, Imprimerie valdôtaine, (réimpr. 1967) (1re éd. 1929).

Articles connexes

Liens externes

  • « Saint-Pierre » (notice communale), sur le site lovevda.it.
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