Prince de Canino et Musignano

 

Prince de Canino et Musignano
(it) Principe di Canino e Musignano
Image illustrative de l’article Prince de Canino et Musignano
Armoiries du Prince de Canino et Musignano.

Image illustrative de l’article Prince de Canino et Musignano

Création
Abrogation
Premier titulaire Lucien Bonaparte
Dernier titulaire Roland Bonaparte

Après la mort de Joseph Bonaparte en 1844, les princes de Canino et de Musignano formèrent la branche aînée de la Maison Bonaparte. Cette branche descend de Lucien Bonaparte, l'un des frères cadets de l’empereur Napoléon Ier. Elle s'éteignit par les hommes en 1924. Les prétendants au trône bonapartiste descendent du prince Jérôme Napoléon, le plus jeune frère de Napoléon.

Canino et Musignano sont deux villages voisins de la province de Viterbe, en Italie. Ils furent octroyés à Lucien Bonaparte par le Pape le (prince de Canino) et le (prince de Musignano).

Premier Empire

L'article 7 de la constitution du Premier Empire français, promulguée le , stipulait qu'à l'extinction des descendants légitimes, naturels et adoptifs, mâles et agnatiques de Napoléon Ier (1769-1821), et de ceux de deux de ses frères, le prince Joseph Napoléon (1768-1844) et le prince Louis Napoléon (1778-1846), le trône reviendrait à un homme choisi par les dignitaires princiers et ducaux non dynastiques de l'Empire, par référendum[1].

Le , le plus jeune frère de l'empereur, Jérôme Napoléon (1784-1860), fut fait prince français, de même que ses enfants, issus de son second mariage avec la princesse Catherine de Wurtemberg. Jérôme et ses héritiers furent intégrés à la succession française.

Le , durant les Cent-Jours, Napoléon reconnut également son frère Lucien et les fils de celui-ci comme princes impériaux français. Cependant, sous le Premier Empire, Lucien et sa descendance ne furent jamais reconnus légalement comme ayant droit à la succession au trône impérial, ni à aucun autre trône.

Le titre de « Principe di Canino e Musignano », porté par Lucien et ses héritiers, était un titre de noblesse pontifical, jamais reconnu légalement en France[2].

Ainsi, à la mort sans descendance du duc de Reichstadt, empereur titulaire sous le nom de Napoléon II, en 1832, la prétention à la couronne de France des Bonaparte revint à Joseph Bonaparte, ancien roi de Naples puis roi d'Espagne, de 1808 à 1813. Après sa mort sans fils en 1844, la prétention impériale échut à Louis Bonaparte, ancien roi de Hollande, les enfants de Lucien étant exclus de la succession impériale.

Second Empire

Les deux fils aînés de Louis moururent avant leur père, mais son troisième fils devint l'empereur Napoléon III en 1852. La constitution du Second Empire reconnaissait la filiation dynastique de tous les frères de Napoléon Ier et de leur descendance, mais autorisait l'empereur à choisir l'ordre de succession au trône s'il venait à mourir sans descendance masculine. Le , l'empereur désigna son seul oncle survivant, le prince Jérôme Bonaparte, ancien roi de Westphalie, comme son héritier présomptif, ignorant ainsi la lignée masculine de Lucien.

En , cet ordre de succession fut confirmé par référendum, à l'exception du prince Napoléon Joseph (1822-1891), fils survivant de Jérôme et de sa seconde épouse, la princesse Catherine de Wurtemberg, qui fut désigné pour succéder au fils de l'empereur, le prince impérial Napoléon Eugène, dans l'ordre de succession[3].

Cependant, quelques mois plus tard, l'Empire français fut aboli et ne fut jamais restauré. Aujourd’hui, les descendants agnatiques de la branche de Jérôme Napoléon (la lignée du prince Napoléon ) existent toujours et revendiquent toujours l'héritage dynastique de Napoléon.

Liste des Princes de Canino et Musignano

  1. Lucien Bonaparte 1814–1840
  2. Charles-Lucien Bonaparte 1840-1857
  3. Joseph Bonaparte 1857–1865
  4. Lucien Bonaparte 1865–1895
  5. Napoléon-Charles Bonaparte 1895-1899
  6. Roland Bonaparte 1899–1924

Le , les Bonaparte vendirent la principauté de Canino et le château de Musignano à Alessandro Torlonia, 2e prince de Civitella-Cesi, « y compris les titres et droits honorifiques ».

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Prince of Canino and Musignano » (voir la liste des auteurs).
  1. Velde, « Heraldica.org », First Empire (1804-14 and 1815) (consulté le )
  2. Almanach de Gotha, Gotha, Justus Perthes, , 225–226 p.
  3. Velde, « Heraldica.org », Second Empire (1852-70) (consulté le )
  • icône décorative Portail du Premier Empire