Prinerigone vagans

Prinerigone vagans est une espèce d'araignées aranéomorphes de la famille des Linyphiidae.

Répartition

Prinerigone vagans est présente aux Açores, en Europe, en Afrique du Nord, en Turquie, dans le Caucase, au Moyen-Orient, en Asie centrale, en Inde et en Chine. Elle a été introduite sur l'île Marion et à Hawaï[1].

Cette espèce fait partie des araignées présentes en France métropolitaine.

Communauté avec Tegeneria domestica

La grotte du Soufre, dans le canyon de Vromoner à la frontière gréco-albanaise, abrite la plus grande toile d'araignée connue toutes espèces confondues, qui couvre 106 m2. Découverte en 2025, c'est une colonie où vivent environ 111 000 araignées, dont environ 69 000 Tegenaria domestica et 42 000 Prinerigone vagans. Il s'agit aussi du premier cas connu de cohabitation et de coopération entre ces deux espèces. Les scientifiques font l'hypothèse que l'obscurité altère la détection visuelle des Tegeneria domestica rendant les Prinerigone vagans peu visibles notamment par leur petite taille et le fait qu'ils soient en affût stationnaire. La colonie se nourrit des isopodes et des collemboles qui s'alimentent du biofilm composé de bactéries chimiotrophes recouvrant les parois humides de la grotte[2],[3],[4].

Description

Systématique

Le nom valide complet (avec auteur) de ce taxon est Prinerigone vagans (Audouin, 1826)[5].

L'espèce a été initialement classée dans le genre Erigone sous le protonyme Erigone vagans Audouin, 1826[5].

Liste des sous-espèces

Selon GBIF (30 décembre 2025)[5] :

  • Prinerigone vagans arabica (Jocqué, 1981)
  • Prinerigone vagans vagans (Audouin, 1826)

Synonymie

Prinerigone vagans a pour synonymes[5] :

  • Erigone vagans Audouin, 1826
  • Prinerigone jeannei (Bristowe, 1935)
  • Prinerigone spinosa (O.P.-Cambridge, 1872)

Publication originale

  • Jean-Victor Audouin, Explication sommaire des planches d'arachnides de l’Égypte et de la Syrie publiées... in "Description de l'Égypte, ou recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l'expédition de l'armée franҫaise, publié par les ordres de sa Majesté l'Empereur Napoléon le Grand", Histoire Naturelle 1(4), 1826, p.1-339 (arachnides, p. 99-186) et planches 1 à 7. 2e édition en 1829 avec pagination différente : arachnides aux p. 291-430.

Notes et références

  1. (en) « World Spider Catalog », sur www.wsc.nmbe.ch (consulté le )
  2. (en) Fred Schwaller et Katie Kavanagh, « This is the world’s largest spider web — November’s best science images », Nature, vol. 648, no 8093,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  3. (en) István Urák, Blerina Vrenozi, Zofia Głąbiak, Ninon Lecoquierre, Cord Eiberger et al., « An extraordinary colonial spider community in Sulfur Cave (Albania/Greece) sustained by chemoautotrophy », Subterranean Biology (en), vol. 53,‎ , p. 155-177 (DOI 10.3897/subtbiol.53.162344 Accès libre).
  4. (en) Sascha Pare published, « World's biggest spiderweb discovered inside 'Sulfur Cave' with 111,000 arachnids living in pitch black », sur Live Science, (consulté le )
  5. GBIF Secretariat. GBIF Backbone Taxonomy. Checklist dataset https://doi.org/10.15468/39omei accessed via GBIF.org, consulté le 30 décembre 2025.

Liens externes

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