Prison civile de Lomé

Prison civile de Lomé
Image de l'établissement
Localisation
Pays Drapeau du Togo Togo
Région Région Maritime
Localité Lomé
Coordonnées 6° 07′ 26″ nord, 1° 13′ 05″ est
Géolocalisation sur la carte : Togo
(Voir situation sur carte : Togo)
Prison civile de Lomé
Installations
Type Prison
Capacité 660 places
Fonctionnement
Opérateur(s) Drapeau du Togo Ministère de la Justice et des droits humains

La prison civile de Lomé est le principal établissement pénitentiaire du Lomé, au Togo. Située dans le centre-ville, à proximité du tribunal et de représentations diplomatiques, elle constitue l’une des principales maisons d’arrêt du pays.

Histoire

La prison est issue d’un bâtiment construit à l’époque coloniale. Elle a été transformée en établissement pénitentiaire en 1969. Comme dans plusieurs pays africains, son architecture reflète l’organisation carcérale héritée de la période coloniale, initialement conçue pour le contrôle et la répression[1].

Capacité et surpopulation

La capacité officielle de la prison est estimée à environ 666 détenus. Toutefois, elle connaît une forte surpopulation carcérale. Selon des organisations de la société civile telles que le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT), l’établissement comptait plus de 2 400 détenus en 2025, soit un taux d’occupation supérieur à 300 %[1].

La surpopulation s’inscrit dans un contexte national où une part importante des détenus est en détention provisoire, parfois pour de longues durées[1].

Conditions de détention

Plusieurs rapports d’organisations nationales et internationales ont souligné les conditions de détention difficiles au sein de la prison civile de Lomé. Celles-ci incluent la vétusté des infrastructures, la promiscuité liée à la surpopulation, difficultés d’accès aux soins de santé et surtout des problèmes d’hygiène et d’approvisionnement en eau. Des cas de maladies et de décès en détention ont été rapportés par des organisations de défense des droits humains[1].

En 2019, le Comité contre la torture des Nations unies a estimé que les conditions de détention au Togo ne respectaient pas les standards internationaux, notamment les Règles minima des Nations unies pour le traitement des détenus. Il a recommandé la fermeture de la prison de Lomé et l’élaboration d’un plan global de réforme du système pénitentiaire[2],[1].

Réformes et perspectives

Face à ces défis, les autorités togolaises ont engagé certaines initiatives, notamment la construction de nouveaux établissements pénitentiaires, comme celui de Kpalimé inauguré en 2017, des projets de réhabilitation de prisons existantes, l’octroi de grâces présidentielles pour réduire la surpopulation et la promotion de réformes judiciaires, incluant des peines alternatives à l’incarcération[3],[4],[1].

Des organisations de la société civile continuent de plaider pour une amélioration des conditions de détention, une réduction du recours à la détention préventive et un renforcement du système judiciaire[2],[1].

Notes et références

  1. Caroline Chauvet Abalo et Togo Reporting Post, « Au Togo, la Prison civile de Lomé est « un vrai mouroir » - Série », sur Afrique XXI, (consulté le )
  2. Société Civile Médias, « Togo : Fermeture de la prison civile de Lomé, le CACIT poursuit son plaidoyer », sur Societé Civile Médias, (consulté le )
  3. Mivasocial-CNDH TOGO- Commission Nationale des Droits de l'Homme Togo, « Prison civile de Lomé : des audiences correctionnelles spéciales pour réduire la surpopulation carcérale », sur CNDH TOGO - Commission Nationale des Droits de l'Homme Togo (consulté le )
  4. « Journée de solidarité 2024 avec les détenus : Concert de chants à la prison civile de Lomé – Ministère de la Justice et des Droits Humains », sur justice.gouv.tg (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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