Prison des Carmes

Prison des Carmes
Image de l'établissement
Les Carmes de Paris, dessin d'Achille Etna Michallon (1817).
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Localité Drapeau de Paris Paris
Coordonnées 48° 51′ 00″ nord, 2° 19′ 48″ est
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Prison des Carmes
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Prison des Carmes
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Prison des Carmes
Installations
Type Prison et bâtiment ou structure détruit (d)
Fonctionnement
Statut actuel Fermé définitivement (d)

La prison des Carmes est installée pendant la Révolution française dans l'ancien monastère des Carmes à Paris.

Celui-ci formait un vaste enclos couvrant l'espace circonscrit par la rue du Regard, la rue du Cherche-Midi et la rue Cassette, étant bordé au sud par la rue de Vaugirard.

Histoire

Contexte

Le perron du couvent des Carmes. Illustration de Paris révolutionnaire (1895).
Le jardin du couvent des Carmes. Illustration de Paris révolutionnaire (1895).
Pierre-Louis de La Rochefoucauld-Bayers, évêque de Saintes, un des trois prélats assassinés. Vitrail signé Gustave Pierre Dagrant de la basilique Saint-Eutrope de Saintes.

Le , la constitution civile du clergé fut adoptée, instaurant l'élection des curés et des évêques et leurs appointements par l'État. Sur 130 évêques, 126 la refusèrent, ainsi qu'environ la moitié des prêtres (en proportion variable selon les provinces).

La rupture entre les réfractaires et la Révolution fut consommée le à la suite du bref du pape déclarant la constitution civile du clergé « hérétique et schismatique ». Le , un décret de l'assemblée législative ordonna la déportation des prêtres réfractaires[1].

Dans ce contexte, la communauté des religieux des carmes déchaussés dut quitter son monastère qui fut auparavant pillé. Le bâtiment fut immédiatement transformé en prison pour accueillir les « suspects », qui devinrent, pour une large part, les victimes des massacres de septembre 1792.

Massacres de septembre

191 ecclésiastiques dont trois évêques y furent exécutés sous la conduite du commissaire Stanislas-Marie Maillard[2].

Le secrétaire général de l'Institut des Frères des écoles chrétiennes, Salomon Leclerc compte également au nombre des victimes[1].

Prisonniers notables

Joséphine de Beauharnais et Thérésa Tallien y furent emprisonnées pendant la Révolution.

Postérité

Ceux qui sont morts ce jour-là ont été appelés les « martyrs de Septembre » ou encore les « martyrs des Carmes ». Une plaque de marbre sur laquelle figurent les mots « Hic ceciderunt » (« Ici, ils périrent) » indique le lieu de leur exécution. Le , le pape Pie XI béatifie les 191 « martyrs des Carmes »[1].

Les ossements des prêtres ont été déposés dans une châsse en verre au couvent des Carmes, qui est devenu l'Institut catholique de Paris.

Notes et références

  1. Clémence Houdaille, « Les martyrs de la Révolution », La Croix, no 40621,‎ , p. 16-17.
  2. Église Saint-Joseph-des-Carmes. À l'abbaye, ils dureront jusqu'au 4 septembre en fin de matinée (180 morts environ, dont 21 prêtres sur 238 prisonniers, dont 29 prêtres), aux Carmes, avec Violette, ils cesseront vers 18 heures faisant 116 morts sur 162 à 172 prisonniers.

Voir aussi

Bibliographie

  • Paris (France), Mairie annexe du VIe Arrondissement, Association du souvenir des martyrs et Amis du VIe (Paris, France), 1792, les massacres de septembre : les Carmes, l'Abbaye, Saint-Firmin : Mairie du VIe arrondissement, 11 septembre-4 octobre 1992, La Mairie, , 181 p. (lire en ligne).

Filmographie

Articles connexes

Liens externes


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