Prix Fetkann ! Maryse Condé
| Prix Fetkann ! Maryse Condé | |
| Organisateur | CIFORDOM |
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Le Prix Fetkann ! Maryse Condé est un prix littéraire français créé en 2001.
Présentation

Le Prix Fetkann ! Maryse Condé est créé en 2001 dans le cadre de l’application de la Loi tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité, dite loi Taubira, du nom de la députée rapporteuse Christiane Taubira. Celle-ci concerne la reconnaissance, en France, comme crime contre l'humanité des traites et des esclavages pratiqués à partir du XVe siècle sur les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes[1].
Il est organisé par le Centre d’information, de formation, recherche et développement pour les originaires d’outre-mer (association CIFORDOM)[2],[3].
Le nom Fetkann ! signifie fête de la canne en langue créole. La canne à sucre rappelle l’itinéraire Afrique-Antilles, l’exploitation des esclaves et leur combat pour la liberté[4]. La fin de sa récolte fait l'objet traditionnellement d'une fête[5].
Le Prix Fetkann ! récompense des travaux récents réalisés en faveur du devoir de mémoire, qui font vivre les valeurs républicaines et amplifient les voix des pays du Sud[6]. Il est ouvert à toutes et tous, quels que soient leur origine, leur âge et leur nationalité[1].
Il comprend quatre catégories[1] :
- Le prix Mémoire récompense un ouvrage de fiction ou documentaire.
- Le prix de la Recherche récompense un travail de recherche réalisé par des étudiants inscrits dans une université francophone et aux chercheurs confirmés.
- Le prix de la Jeunesse récompense une œuvre de fiction ou un essai écrit par un auteur mineur, ou un ouvrage destiné aux jeunes, sans limite d’âge.
- Le prix de la Poésie récompense un recueil de poèmes.
Liste des lauréats
Catégorie Mémoire

- 2004 : Fabienne Kanor, pour D’eaux douces, Gallimard, Collection Continent Noir[7].
- 2005 : Tony Delsham, pour Filiation, tome 3 : Le Fromager, Éditions Martinique.
- 2006 : Gisèle Pineau, pour Fleur de Barbarie, Mercure de France.
- 2007 : Nicole Maymat, pour Le bon Dieu se cache dans les nuages, Seuil.
- 2008 : Pap Ndiaye, pour La condition noire : Essai sur une minorité française, Calmann-Lévy[8].
- 2009 : Daniel Delas et Antoine Vitez, pour Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme, Textuel[9].
- 2010 : Caroline Fourest, pour La dernière utopie : menaces sur l’universalisme, Grasset[10].
- 2011 : David Macey, pour Frantz Fanon, une vie, La Découverte.
- 2012 : Maryse Condé, pour La vie sans fards, Jean-Claude Lattès[11].
- 2013 : Achille Mbembe, pour Critique de la raison nègre, La Découverte.
- 2014 : Edwy Plenel, pour Pour les Musulmans, La Découverte.
- 2015 : Patrick Weil et Nicolas Truong, pour Le sens de la République, Grasset.
- 2016 : Gaël Faye, pour Petit pays, Grasset.
- 2017 : Gary Victor, pour Les temps de la cruauté, Philippe Rey[12],[13].
- 2018 : Marie-Andrée Ciprut, pour Filles d’Ariane… La résilience en partage, Fortuna[14].
- 2019 : Christiane Taubira, pour Nuit d’épine, Plon[15],[16].
- 2020 : Faïza Guène, pour La Discrétion, Plon.
- 2021 : Emmelie Prophète, pour Les villages de Dieu, Mémoire d'encrier.
- 2022 : Fatou Diome, pour Marianne face aux faussaires : Peut-on devenir français ?, Albin Michel[17].
- 2023 : Elsa Dorlin (dir.), Jean-Pierre Sainton et Mathieu Rigouste, pour Guadeloupe Mai 67 : massacrer et laisser mourir, Libertalia[3].
- 2024 : Beata Umubyeyi Mairesse, pour Le convoi, Flammarion.
- 2025 : Yanick Lahens, pour Passagères de nuit, Sabine Wespieser[2].
Catégorie Recherche
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- 2004 : Yves Bénot, pour La modernité de l’esclavage : essai sur la servitude au cœur du capitalisme, La Découverte.
- 2005 : Frédéric Régent (Frédéric Régent), pour Esclavage, métissage, liberté : La Révolution française en Guadeloupe 1789‑1802, Grasset.
- 2006 : Eric Deroo et Sandrine Lemaire, pour L’illusion coloniale, Tallandier.
- 2007 : Pierre H. Boulle (Pierre H. Bouillé), pour Race et esclavage dans la France de l’Ancien Régime, Perrin.
- 2008 : Jean Crusol, pour Les îles à sucre, Les Perséides[8].
- 2009 : Jean‑Louis Donnadieu, pour Un grand seigneur et ses esclaves : le comte de Noé entre Antilles et Gascogne 1728‑1816, Presses Universitaires du Mirail‑Toulouse[9].
- 2010 : François Blancpain, pour Étienne de Polverel Libérateur des esclaves de Saint‑Domingue, Les Perséides[10].
- 2011 : Guillaume Hervieux, pour L’ivresse de Noé : Histoire d’une malédiction, Perrin.
- 2012 : Vincent Cousseau, pour Prendre nom aux Antilles (individu et appartenances XVII‑XIXe siècle), Société de l’histoire de France.
- 2013 : Collectif, Guyane, pour Histoire & Mémoire, Ibis Rouge.
- 2014 : Eric Jennings, pour La France libre fut africaine, Perrin.
- 2015 : Céline Flory, pour De l’esclavage à la liberté forcée. Histoire des travailleurs africains engagés dans la Caraïbe française au XIXᵉ siècle, Karthala.
- 2016 : Pierre Vermeren (Pierre Vermeren), pour Les chocs des décolonisations : De la guerre d’Algérie aux printemps arabes, Odile Jacob.
- 2017 : Bernard Gainot, pour La révolution des esclaves. Haïti, 1763‑1803, Vendémiaire[12].
- 2018 : Glen Sean Coulthard, pour Peau rouge, masques blancs : Contre la politique coloniale de la reconnaissance, LUX[14].
- 2019 : Anne Lafont, pour L’art et la race : L’Africain (tout) contre l’œil des lumières, Les pressses du réel[15].
- 2020 : Malcom Ferdinand, pour Une écologie décoloniale : penser l’écologie depuis le monde caribéen, Seuil.
- 2022 : Collectif, Haïti‑France, pour Les chaînes de la dette : Le rapport Mackau (1825), Maisonneuve & la Rose / Hémisphères[17].
- 2023 : Marie‑Jeanne Rossignol, pour Noirs et blancs dans le mouvement antiesclavagiste aux États‑Unis (1760‑1830), Karthala[3].
- 2024 : Bruno Maillard (Bruno Maillard), pour La vie des esclaves en prison, Plon.
- 2025 : Flore Pavy, Voukoum, pour Esprits rebelles du carnaval guadeloupéen (Maison des Sciences de l'Homme), Maison des sciences de l’Homme Paris-Nord[2].
Catégorie Jeunesse

- 2004 : Yves Pinguilly, pour Un tirailleur en enfer, Nathan.
- 2005 : Bertrand Solet, pour Chasseurs d’esclaves, Flammarion Castor Poche.
- 2006 : Patricia C. M. Kissack, pour Je suis une esclave, Journal de Clotée, 1859‑1960, Gallimard Jeunesse.
- 2007 : Gilles Gauvin, pour Abécédaire de l’esclavage des Noirs, Dapper.
- 2008 : Béatrice Tanaka, pour La légende de Chico Rei, Kanjil[8].
- 2009 : Alain Guédé et Serge Hochain, pour Le Chevalier de Saint-Georges, Dagan et Mat[9].
- 2010 : Anne Blanchard, pour Francis Mizio et Serge Bloch, L’Encyclopédie des rebelles insoumis et autres révolutionnaires, Gallimard Jeunesse[10].
- 2011 : Danièle Bernini-Montbrand, pour Mangotine et la Bête à Man Ibè, K. Éditions.
- 2012 : Sarah Cohen-Scali, pour Max, Gallimard Jeunesse.
- 2013 : Serge Diantantu, pour Homme noir, d’Afrique, d’Amérique et des Antilles, Tome 1, Caraïbéditions.
- 2014 : Natacha Scheidhauser et Vincent Caut, pour L’Afrique à petits pas, Actes Sud Junior.
- 2015 : Riad Sattouf, pour L’Arabe du futur, Une jeunesse au Moyen-Orient (1984-1985), Allary Editions.
- 2016 : Collectif, pour La République et ses valeurs expliquées aux enfants, Aux grands aussi parfois !, Play Bac.
- 2017 : Stéphane Frattini et Stéphanie Ledu (ill. Julien Castanié), pour L’Atlas des inégalités, Milan[12].
- 2018 : Barbara Jean-Élie, pour Sina et le secret de la Caraïbe, Diasporamix[14].
- 2019 : Katy François et Didier Duroc, pour Sous le quenettier de Mamy Ayuda, Tome 1 : Apprentis sages, Belbalan[15].
- 2020 : Ilyasah Shabazz et AG Ford, pour Malcolm Little, le garçon qui allait devenir Malcolm X, Roots Éditions.
- 2022 : Cynthia Gocoul, pour J’étais assise sur un petit banc, Neg Mawon[17].
- 2023 : Ibi Zoboi et Yusef Salaam, pour Mes coups seront mes mots, Gallimard Jeunesse[3].
- 2024 : Élise Fontenaille, pour Missak et Mélinée, une histoire de l’Affiche rouge, Éditions du Rouergue.
- 2025 : Amina Luqman-Dawson, pour Les enfants de Freewater, Milan[2].
Catégorie Poésie

- 2005 : Collectif (anthologie poétique d’inédits), pour Hurricane, Cris d’insulaires, Desnel.
- 2006 : Daniel Maximin, pour Les fruits du cyclone, Seuil.
- 2007 : Yves Untel‑Pastel, pour L’humeur des cannes, L’Harmattan.
- 2008 : Noël James, pour Le sang visible du vitrier, Cidihca[8],[18].
- 2009 : Suzanne Dracius, pour Exquise déréliction métisse, Desnel.
- 2010 : Édouard Glissant, pour Philosophie de la Relation, poésie en étendue, Gallimard[10].
- 2011 : Yvonne Gombaud‑Saintonge, pour Fleurs du Gaïac, Poètes guadeloupéens du XXᵉ siècle, Jasor.
- 2012 : Dominique Deblaine, pour Paroles d’une île vagabonde, Riveneuve[19].
- 2013 : Catherine Boudet, pour Bourbon hologramme, L’Harmattan.
- 2014 : Marc Alexandre Oho Bambe, pour Le chant des possibles, La Cheminante[20].
- 2015 : Jean‑Marc Rosier, pour Urbanîle, Dumerchez[21].
- 2016 : Joël Des Rosiers, pour Tryptique, Chaux[22].
- 2017 : Gabriel Garran, pour Filiation, Riveneuve[12].
- 2018 : Joséphine Bacon, pour Uiesh, Quelque part, Mémoire d’encrier[14].
- 2020 : Nassuf Djailani, pour Naître ici, Bruno Doucey[23].
- 2022 : Saindoune Ben Ali, pour Johanna, Pour toi pour moi, Project’îles[17].
- 2023 : Stève Wilifrid Mounguengui, pour Tu as fait de moi celui qui enjambe la monde, du Mauconduit[3].
- 2024 : Laetitia Juraver, Exodus, pour Journal de bord d’une atypique, Nèg Mawon.
- 2025 : Caroline Despont, pour La femme qui attendait la pluie, Tarmac[2].
Références
- Marie Saint-Louis, « Prix Littéraire FETKANN ! Edition 2012 »
, sur Africultures, (consulté le )
- Hocine Bouhadjera, « Les lauréats du prix littéraire Fetkann ! Maryse Condé 2025 »
, sur ActuaLitté.com, (consulté le )
- CB., « Le prix littéraire Fetkann ! Maryse Condé a été attribué à "Guadeloupe, mai 67" d’Elsa Dorlin »
, sur Guadeloupe La 1ère, (consulté le )
- ↑ « Prix littéraire Fetkann ! Maryse Condé, catégorie recherche | Livres Hebdo », sur www.livreshebdo.fr (consulté le )
- ↑ « La Fête de la canne résonne à Beauport »
, sur guadeloupe.franceantilles.fr, (consulté le )
- ↑ Louella Boulland, « Le Prix Fetkann ! Maryse Condé lance son édition 2025 »
, sur ActuaLitté.com, (consulté le )
- ↑ Sophie Saint-Just, « Fabienne Kanor »
, sur Île en île, (consulté le )
- « Jean Crusol, Pap Ndiaye, Béatrice Tanaka et James Noël lauréats du Fetkann 2008 »
, sur martinique.franceantilles.fr, (consulté le )
- « Le prix Fetkann 2009 honore Maryse Condé »
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- « Edouard Glissant lauréat du prix Fetkann »
, sur martinique.franceantilles.fr, (consulté le )
- ↑ Thomas C. Spear, « Maryse Condé »
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- Victor De Sepausy, « Les lauréats 2017 du Prix Littéraire Fetkann ! Maryse Condé »
, sur ActuaLitté.com, (consulté le )
- ↑ Thomas C. Spear, « Gary Victor »
, sur Île en île, (consulté le )
- « Quatre femmes récompensées par le prix Fetkann' Maryse Condé »
, sur guadeloupe.franceantilles.fr, (consulté le )
- FXG, « Le 16e prix Fetkann' de la mémoire attribué à Christiane Taubira »
, sur martinique.franceantilles.fr, (consulté le )
- ↑ Kathleen Gyssels, « Christiane Taubira », sur Île en île, (consulté le )
- Dépêche, « Les lauréats du Prix Littéraire Fetkann ! Maryse Condé révélés »
, sur ActuaLitté.com, (consulté le )
- ↑ Thomas C. Spear, « James Noël »
, sur Île en île, (consulté le )
- ↑ Clotilde Martin, « "Je crois qu'écrire, c'est avoir le souci de l'autre et le souci de soi" », sur ActuaLitté.com, (consulté le )
- ↑ Cécile Mazin, « Le Chant des possibles, Prix Paul Verlaine de l'Académie Française »
, sur ActuaLitté.com, (consulté le )
- ↑ Thomas C. Spear, « Jean-Marc Rosier »
, sur Île en île, (consulté le )
- ↑ Thomas C. Spear, « Joël Des Rosiers »
, sur Île en île, (consulté le )
- ↑ Thomas C. Spear et Claire Riffard, « Nassuf Djailani »
, sur Île en île, (consulté le )
Liens externes
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