Proxima (mission)

Proxima
Thomas Pesquet à l'intérieur du laboratoire européen Columbus.
Thomas Pesquet à l'intérieur du laboratoire européen Columbus.
Données de la mission
Vaisseau Station spatiale internationale
Objectif Expériences scientifique
Équipage
Date de lancement
Date d'atterrissage
Durée 196 jours
Navigation

Proxima est une mission habitée de l’Agence spatiale européenne réalisée par l’astronaute français Thomas Pesquet lors de son séjour de six mois à bord de la Station spatiale internationale, de à , dans le cadre des expéditions 50 et 51[1].Au cours de la mission, Thomas Pesquet a mené 62 expériences coordonnées par l’ESA et le CNES[2].

Nom

Le nom de la mission, Proxima, a été choisi par Thomas Pesquet parmi plus de 1 300 propositions reçues dans le cadre d'un concours organisé par l'Agence spatiale européenne en 2015[3]. Ce nom fait référence à Proxima du Centaure, ou Proxima Centauri en latin (littéralement « [l'étoile] la plus proche du Centaure »), l'étoile la plus proche du Système solaire. Ce nom perpétue ainsi la tradition française de baptiser les missions des astronautes du nom d'une étoile ou d'une constellation.

C’est la proposition de Samuel Planas de Toulouse, 13 ans, qui a été retenue[4].

« À cause de sa proximité, on a souvent présenté Proxima Centauri comme la destination la plus logique pour un premier voyage interstellaire », explique Samuel, « mais Proxima rime aussi avec proximité et évoque l'idée que les vols habités ont des retombées directes pour les gens sur Terre[5]. »

Écusson

Logo de la mission Proxima

L'écusson de la mission Proxima est un disque bleu (trois couches, de clair à foncé du centre vers l'extérieur) entouré d'une fine bordure grise. Le nom de la mission, Proxima, apparait en blanc, entièrement en minuscules, au milieu de l'écusson. Le x se situe exactement au centre de l'écusson et symbolise l'étoile Proxima du Centaure. Il fait également référence à l'inconnu et au fait que Thomas Pesquet est le dixième astronaute français à se rendre dans l'espace. Juste au-dessus du x, trois petits lignes verticales de couleurs bleue, blanche et rouge forment la silhouette de la Station spatiale internationale et représentent respectivement la Terre, la Lune et Mars. Les couleurs sont aussi un clin d'œil au drapeau français. Deux corps célestes sphériques présentant un fin croissant du côté gauche de l'écusson recouvrent une partie des bandes bleues. Les croissants sont colorés en gris, le même que la bordure de l'écusson, par opposition au reste des corps qui sont en bleu foncé, le même que celui de la bande bleue externe. Enfin, des traînées d'étoiles partent du centre de l'écusson et couvrent le disque bleu. Ces traînées évoquent les futures missions habitées au-delà de l'orbite terrestre basse.

Contexte

Thomas Pesquet fut le deuxième Français à réaliser un vol de longue durée sur la Station spatiale internationale, après Léopold Eyharts en 2008. Il fut en fait le premier Français en dix ans dans l'espace, ce qui expliquait l'engouement qu'avait pu avoir le public pour la mission. Il fut le quatrième français à visiter la station et le dixième dans l'espace. Sa mission fut la onzième de longue durée pour un Européen dans l'ISS. Il fut le 6e et dernier de sa promotion, les Shenanigans, à partir en mission. Thomas fut assigné à cette mission en 2014[6].

Soyouz MS-03 a décollé depuis le cosmodrome de Baïkonour le à 20 h 20 UTC.

Il s'est amarré avec succès à la Station spatiale internationale le à 21 h 58 UTC après une série de manœuvres orbitales, avec plus de trois minutes d'avance sur le programme, qui prévoyait un amarrage à 22 h 1 UTC.

Un équipage réduit, composé uniquement d'Oleg Novitski et de Thomas Pesquet, est revenu sur Terre le à 14 h 10 UTC.

Expériences

Au cours de la mission, Thomas Pesquet a mené 62 expériences coordonnées par l’ESA et le CNES, dont 7 développées spécifiquement par ce dernier[7], ainsi que 55 autres expériences pour la NASA, la JAXA, l’ASC/CSA et Roscosmos[8]. Ces expériences ont pour but de faire avancer les connaissances du corps humain, notamment ses réactions dans l'espace, la physiologie humaine ainsi que de faire avancer la physique et la biologie, et à démontrer de nouvelles technologies à bord de la Station spatiale internationale. Le but est d'en savoir plus sur les compétences cognitives et motrices, ainsi que sur les os et la santé musculaire pour les futures missions spatiale.

Impact éducatif et postérité

La mission Proxima a également comporté un important volet éducatif, impliquant environ 500 000 jeunes à travers des activités pédagogiques organisées par le CNES et l’ESA[9]. Par la suite, Thomas Pesquet a participé à une seconde mission de longue durée, la mission Alpha.

Références

  1. ESA, « Proxima mission overview », European Space Agency, consulté le 24 avril 2026.
  2. ESA, « Columbus Laboratory – Science Highlights », European Space Agency, consulté le 24 avril 2026.
  3. CNES, « Mission Proxima - Un français dans l’espace ! », sur cnes.fr, (consulté le )
  4. ESA, « La mission de notre astronaute Thomas s’appellera « Proxima » », sur esa.int, (consulté le )
  5. « A l'origine », sur proxima.cnes.fr (consulté le ).
  6. « Thomas Pesquet assigné à un vol spatial longue durée en 2016 - Cap sur l'espace », Cap sur l'espace,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. CNES, « Mission Proxima : bilan scientifique », Centre national d’études spatiales, consulté le 24 avril 2026.
  8. « Les expériences proposées par le CNES », sur proxima.cnes.fr (consulté le ).
  9. CNES, « Proxima : un succès scientifique et éducatif », Centre national d’études spatiales, consulté le 24 avril 2026.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’astronautique
  • icône décorative Portail des sciences
  • icône décorative Portail de la France
  • icône décorative Portail de l’Europe
  • icône décorative Portail des années 2010