Prunay-le-Gillon

Prunay-le-Gillon
Prunay-le-Gillon
L'église Saint-Denis de Prunay-le-Gillon,
Logo monument historique Classé MH (1920) Logo monument historique Inscrit MH (2010),
et le monument aux morts adossé à la façade ouest.
Blason de Prunay-le-Gillon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Intercommunalité Communauté d'agglomération Chartres Métropole
Maire
Mandat
Nicolas Vanneau
2020-2026
Code postal 28360
Code commune 28309
Démographie
Gentilé Prunay-Gilloniens
Population
municipale
1 164 hab. (2023 en évolution de +8,28 % par rapport à 2017)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 58″ nord, 1° 38′ 10″ est
Altitude Min. 143 m
Max. 156 m
Superficie 25,36 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Chartres
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Chartres-2
Législatives Première circonscription
Localisation
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Prunay-le-Gillon
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Prunay-le-Gillon
Liens
Site web http://www.prunay-le-gillon.fr

Prunay-le-Gillon [pʁynɛ lə ʒilɔ̃] est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, aucun cours d'eau permanent n'est répertorié sur la commune.

Prunay-le-Gillon est une commune rurale qui compte 1 164 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1968. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Chartres.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : l'église Saint-Denis, construite au XIIIe siècle et remaniée dans le deuxième quart du XVIe siècle, classée en 1920 (portail) puis inscrite en 2010 (église en totalité).

Géographie

Situation

Communes limitrophes

Lieux-dits et écarts

La commune de Prunay-le-Gillon inclut 5 hameaux :

  • Boinville-au-Chemin ;
  • Crossay ;
  • Gérainville ;
  • Frainville ;
  • Ymorville (partiellement, en partage avec Allonnes).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[4]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 634 mm, avec 10,7 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sours à 6 km à vol d'oiseau[7], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 587,6 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,8 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Prunay-le-Gillon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chartres, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 117 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (96,3 %), zones urbanisées (2,7 %), zones agricoles hétérogènes (1 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Prunay-le-Gillon est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[15]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[16].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Meuvette et l'Aqueduc de l'Avre. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999[17],[15].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Prunay-le-Gillon.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines[18]. L'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[19].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 31,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 502 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 106 sont en aléa moyen ou fort, soit 21 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[20],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[15].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[21].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Pruneium vers 1125, Prunetum Gilonis en 1234, Pruneium en1238, Prunei en 1272, Prunoy en 1489[22].

Du latin prunus, lieu planté de pruniers[23]. « Le prunelier de Gille », du latin prun-etum joint à un anthroponyme à signification seigneuriale dérivant du germanique Gilo[24].

Histoire

Ancien Régime

Blason de la famille de Menou

Armand-François de Menou est le seigneur de Prunay-le-Gillon et autres lieux en 1720[25].

En 1768, les terres de Prunay sont vendues au marquis de Kerrouant pour la somme de 250 000 livres[26].

Époque contemporaine

XXe siècle

Entre le et le , plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[27], dont Prunay-le-Gillon[28]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[29]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[30].

Politique et administration

Liste des maires

La mairie.
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008[31] 28 juin 2020 Jackie Ferré PS Fonctionnaire
29 juin 2020[32] 2 octobre 2020 Délégation spéciale    
2 octobre 2020[33] en cours Nicolas Vanneau    

Politique environnementale

Population et société

Démographie

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9981 0861 0371 1451 2821 2051 2381 3031 339
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3401 3221 2891 2301 2241 2071 1941 2101 153
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1291 1341 1109901 0021 0051 006898806
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
742681727812941892907905947
2014 2019 2023 - - - - - -
1 0621 0711 164------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Manifestations culturelles et festivités

Économie

Culture locale et patrimoine

L'église Saint-Denis.
L'église Saint-Denis.
Monument aux morts et portail de l'église.
Monument aux morts et portail de l'église.
Henri Cornet.
Henri Cornet.

Lieux et monuments

  • Monument aux morts, adossé à la façade ouest de l'église ;
  • Grosse Pierre d'Ymorville.

Personnalités liées à la commune

  • Henri Cornet (1884 - 1941), plus jeune vainqueur du Tour de France cycliste, en 1904 à moins de 20 ans, a résidé à Prunay-le-Gillon après sa retraite. Il y est inhumé et une rue y porte son nom.

Héraldique

Blason de Prunay-le-Gillon Blason
De sinople aux dix annelets d'or ordonnés 3.3.3.1.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes et cartes

Notes

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.

Cartes

  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).

Références

  1. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  2. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  3. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  5. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  6. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  7. « Orthodromie entre Prunay-le-Gillon et Sours », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « Sours », sur la commune de Sours - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Sours », sur la commune de Sours - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  11. Insee, « Métadonnées de la commune ».
  12. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Chartres », sur insee.fr (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  15. « Les risques près de chez moi - commune de Prunay-le-Gillon », sur Géorisques (consulté le ).
  16. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le ).
  17. « Dossier départemental des risques majeurs en Eure-et-Loir », sur eure-et-loir.gouv.fr (consulté le ), partie 1 - chapitre Risque inondation.
  18. « Dossier départemental des risques majeurs en Eure-et-Loir », sur eure-et-loir.gouv.fr (consulté le ), partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.
  19. « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune de Prunay-le-Gillon », sur georisques.gouv.fr (consulté le ).
  20. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le ).
  21. « Dossier départemental des risques majeurs en Eure-et-Loir », sur eure-et-loir.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  22. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Formations pré-celtiques, celtiques, romanes, Droz, , p. 352.
  23. « les communes dont le nom a la même origine étymologique : Prunier. » [archive du ], Amicale des Pruniers de France.
  24. Société archéologique, Bulletin de la Société archéologique d'Eure-et-Loir,, vol. 19, La Société, , p. 205.
  25. 23 octobre 1720 - Registre paroissial de Menou (58)
  26. Une famille de "bons ménagers" aux XVIIe et XVIIIe siècles - Jacques Jarriot, Revue d'histoire moderne et contemporaine - Tome XXIII, janv/fév 1976
  27. Jeanine Sodigné-Loustau, L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre, coll. « Matériaux pour l'histoire de notre temps » (no 44), (lire en ligne), p.43.
  28. Sodigné-Loustau 1996, p. 46.
  29. Sodigné-Loustau 1996, p. 43-44.
  30. Sodigné-Loustau 1996, p. 47.
  31. Juliette Prigent, « Une seule commune d'Eure-et-Loir n'a pas de candidat pour les élections municipales », sur lechorepublicain.fr, L'Écho républicain, .
  32. Préfecture d'Eure-et-Loir, « Arrêté préfectoral no DRCL-BLE-2020181-0001 en date du 28 juin 2020 portant constitution d'une délégation spéciale dans la commune de Prunay-le-Gillon », Recueil des actes administratifs du département d'Eure-et-Loir,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  33. Nicolas Vanneau a été élu maire
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  36. « Église Saint-Denis », notice no PA00097187, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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