Psyché abandonnée

[1]

Psyché abandonnée
Artiste
Date
1795
Type
Technique
Dimensions (H × L)
80 × 63 cm
Mouvement
Propriétaire
collection particulière

Psyché abandonnée est un nu peint par Jacques-Louis David avant 1795 représentant le thème de Psyché abandonnée par l'Amour. Le tableau connu par les trois listes des œuvres dressées par l'artiste, comme formant un pendant avec la Vestale[2] fut longtemps considéré comme perdu. La toile est retrouvée en 1991, et redécouverte publiquement lors de l'exposition L’Antiquité rêvée présentée au musée du Louvre en 2010. Peinture atypique dans l'œuvre de David Psyché abandonnée se caractérise par son style inachevé, et par son approche naturaliste du nu féminin, différent des canons académiques.

Description

Le tableau de format figure vertical, représente un nu féminin dans une posture assise. Coupée au niveau des jambes, Psyché est de profil, le visage de face, les bras pliés et les mains jointes près du visage. L'arrière-plan montre un ciel bleu brossé en touches animées, l'horizon est délimité par une colline.

Contrairement à son L'Amour (ou Cupidon) et Psyché de 1817, l'œuvre représente Psyché seule, après qu'elle a été abandonnée, dans une situation qui rappelle l'iconographie fréquente d'Ariane à Naxos. Le sujet, s'inspire de l'Âne d'or d'Apulée, dans lequel le Dieu, désirant rester invisible, a fait promettre à son épouse Psyché de ne pas chercher à le voir. Mais la jeune femme curieuse, trahissant sa promesse, le contemple une nuit endormi, à la lueur d'une lampe. Le dieu, furieux, l'abandonne.

Le sujet était dans l'air du temps, puisque le sculpteur Augustin Pajou avait présenté une Psyché abandonnée au Salon de 1791, œuvre qui a pu inspirer le peintre [3].

Notes et références

  1. Le tableau n'apparaît dans la Correspondance de David qu'en 1795, mais on ignore tout des circonstances de sa création. Certains historiens le datent de 1787 environ (Schnapper, 1991), d'autres de peu avant 1795 (Faroult, 2004).
  2. A. Liste des tableaux de David dressés par lui-même (depuis ses commencements jusqu'en 1819) Une étude peinte de Psyché datée : Paris 1789. Cité dans Verbraeken 1973, p. 245
  3. Guillaume Faroult, David, Jean-Claude Gisserot, 2004, p. 82.

Bibliographie

  • René Verbraeken, Jacques-Louis David jugé par ses contemporains et la postérité, Paris, Léonce Laget, , 80 p. (ISBN 2-85204-001-8)
  • Antoine Schnapper, « Après l'exposition David. La «Psyché» retrouvée », Revue de l'Art,‎ , p. 60-67 (lire en ligne)
  • Guilhem Scherf (dir), L’Antiquité rêvée, innovations et résistances au XVIIIe siècle, Louvre éditions et Gallimard, 2010, (ISBN 9782070130887)

Liens externes

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