Pulchérie
| Pulchérie | |
Pièce de monnaie d'Aelia Puchéria. | |
| Titre | |
|---|---|
| Régente de l'Empire byzantin | |
| – (7 ans) |
|
| Prédécesseur | Anthémius |
| Successeur | Théodose II empereur byzantin |
| Impératrice byzantine | |
| – (3 ans) |
|
| Prédécesseur | Eudoxie |
| Successeur | Vérine |
| Biographie | |
| Titre complet | Impératrice byzantine |
| Dynastie | Théodosienne |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Constantinople |
| Date de décès | (à 54 ans) |
| Lieu de décès | Constantinople |
| Père | Arcadius empereur byzantin |
| Mère | Eudoxie impératrice byzantine |
| Fratrie | Théodose II empereur byzantin |
| Conjoint | Marcien empereur byzantin |
| Pulchérie | |
Ste. Pulchérie, impératrice et vierge, estampe de Jacques Callot, The Met. | |
| Sainte, impératrice | |
|---|---|
| Vénérée par | Église catholique, Église orthodoxe |
| Fête | 10 septembre, 17 février (avec saint Marcien, orthodoxie[1]) |
Pulchérie (en latin : Aelia Pulcheria), née à Constantinople le , et morte le , est régente byzantine, puis impératrice byzantine. Elle est aussi une sainte des Églises chrétiennes.
Biographie
Régente byzantine, Pulchérie est la fille de Flavius Arcadius et d'Eudoxie et la sœur de Théodose II. Elle a deux ans de plus que son frère, et en 414 est nommée Augusta et tutrice de Théodose II pour remplacer le patrice et préfet du prétoire Anthémius qui gouvernait depuis la mort d'Arcadius (408).
D'un caractère profondément dévot, Pulchérie fait vœu de virginité et instaure à la cour une ferveur religieuse marquée et, exerce une influence politique importante auprès de son frère Théodose II. Ce sera elle qui choisira l'épouse de son frère : Eudoxie, fille d'un rhéteur d'Athènes[2]. Son action s'inscrit également dans un contexte de durcissement religieux à l'égard des païens et des juifs, notamment en Égypte, sous l'autorité du patriarche Cyrille d'Alexandrie, période marquée par des violences à Alexandre, et par le lynchage de la philosophe Hypatie, en 415[3].
Proche de l'orthodoxie et hostile au monophysisme, elle fait condamner Nestorius. En 421, elle arrange le mariage de Théodose II avec la fille d'un rhéteur d'Athènes, prénommée Eudoxie, comme sa mère. Son influence décline alors rapidement au profit d'Eudoxie jusqu'en 433 lorsque l'exil d'Eudoxie, sur des accusations mensongères d'adultère, lui permet de reprendre toute sa place à la cour même si son frère est en fait sous l'influence des eunuques impériaux, en particulier de Chrysaphios.
À la mort accidentelle de Théodose II, d'une chute de cheval en 450, Pulchérie monte sur le trône et épouse, avec le soutien d'Aspar, afin d'avoir un appui militaire, un vieil officier thrace appelé Marcien. L’une des conditions du mariage était que Marcien obéisse et respecte le vœu de virginité de Pulchérie, ce qu’il a fait[4]. Marcien règne avec elle, et se révèle être un excellent administrateur et diplomate. Pulchérie meurt le .
Elle a fondé le monastère de la Panaghia Hodigitria à Constantinople. Elle est, avec son mari, reconnue comme sainte par l'Église orthodoxe et l'Église catholique. Elle est fêtée le [5].
Dans la culture
En 1672, Corneille écrit Pulchérie, comédie-héroïque s'inspirant de la fin de la vie de l'impératrice et de son mariage avec Marcien. Outre les différents hagiographes, on peut consulter sur Pulchérie sa Vie, écrite par le P. Contuccio Contucci, jésuite, Rome, 1754, et le tome 15 des Mémoires de Tillemont pour servir à l'Histoire ecclésiastique des six premiers siècles.
Notes et références
- ↑ (en) Orthodox Calendar February 17 : Emperor Marcian & Empress Pulcheria, Biserica Ortodoxă Română.
- ↑ « Théodose II (401-450) empereur d'Orient (408-450) - Encyclopædia Universalis », sur www.universalis.fr (consulté le ).
- ↑ André Chastagnol, La Fin du monde antique, Nouvelles Éditions Latines, Paris, 1976, p. 63.
- ↑ Women in World History: A biographical encyclopedia. Edited by Anne Commire and Deborah Klezmer. Waterford, Connecticut: Yorkin Publications. 1999–2002
- ↑ Sainte Pulchérie sur Nominis.
Annexes
Bibliographie
- Omer Englebert, La fleur des saints, Paris, Albin Michel, , 469 p. (ISBN 978-2-226-09542-8), p. 296.
Articles connexes
Liens externes
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Portail de l'Empire byzantin
- Portail des femmes et du féminisme
- Portail de la monarchie
- Portail du haut Moyen Âge
