Pullarius

Le pullarius était le gardien des poulets sacrés utilisés en alectryomancie, une forme d'augure publique dans la Rome antique. Il lui incombait de jeter de la nourriture aux poulets et, si nécessaire, de secouer le panier qui les contenait pour les faire sortir[1]. Les coqs étaient consultés par les chefs militaires pour prédire l'avenir[2].

Histoire

Au Ier siècle av. J.-C., la science augurale traverse une crise et se transforme. Les auspices traditionnels cèdent la place au tripudium, fondé sur l’observation des poulets sacrés.

Les poulets sont mis en cage et affamés puis relâchés devant des grains. S’ils mangent avidement et laissent tomber des grains, l’augure est favorable ; s’ils refusent de manger et s’agitent, l'augure est défavorable.

Cette méthode, plus simple que l’interprétation des oiseaux, est utilisée par les chefs militaires et magistrats n'ayant pas le droit d’auspice. Ceux-ci sont assistés d’un pullarius[3],[4].

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Pullularius » (voir la liste des auteurs).
  1. Plutarch. [Lives of] Tiberius and Gaius Gracchus, c. 17. In: Waterfield, Robin. Plutarch, Roman Lives, pp. 96, 453 (note to p. 96) (ISBN 978-0-19-282502-5)
  2. (en) Page Smith, Charles Daniel, The Chicken Book, University of Georgia Press, , 380 p. (lire en ligne)
  3. (en) Alexander Meddings, « The Sacred Chickens that Shaped Roman Decision-Making » Accès libre, sur History Collection, (consulté le )
  4. Santiago Montero, « Les devins de Rome : rien ne se fait sans eux » Accès libre, sur National Geographic, (consulté le )
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