Pyramide d'Ânkhésenpépi II
| Commanditaire | |
|---|---|
| Type | |
| Hauteur |
30 m |
| Base |
31,40 m |
| Temple funéraire |
un au nord |
| Coordonnées |
29° 51′ 15″ N, 31° 13′ 05″ E |

La pyramide d'Ânkhésenpépi II (appelée aussi Ânkhnesmérirê II) a été bâtie non loin du complexe funéraire de Pépi Ier.
Histoire des fouilles
La pyramide a été découverte par Audran Labrousse qui dirigeait la mission archéologique française de Saqqâra. Elle a été fouillée entre 1997-2004 puis à nouveau entre 2016-2019[1].
Temple funéraire
Le complexe de la reine est le plus vaste ensemble construit après celui du roi. Il est situé à l’extrémité sud-ouest de la nécropole, en limite de ce qui pourrait être le « premier cercle », c’est-à-dire le secteur consacré aux reines et aux membres de la famille royale. L’avant-temple est développé sur un axe nord-sud en direction du temple intime. Il dessert à l’ouest, une série de vingt magasins disposés en dents de peigne, et au sud, une grande cour à portique sur quatre côtés. Deux portes, percées dans les angles sud-ouest et sud-est de la cour, permettent d’accéder respectivement au péribole nord de la pyramide et au temple intime. Ce dernier est constitué d'une salle aux niches, de « l'antichambre carrée » et de la salle aux offrandes flanquée d'un magasin au sud. La cour de la pyramide satellite est accessible par un couloir contournant le temple intime[2].
Pyramide
La pyramide d'Ânkhésenpépi II est l'une des plus grandes pyramides de reines de l'Égypte antique. Sa base mesure 31,40 mètres et elle devait avoir une hauteur de trente mètres. Elle a été démantelée au Moyen Âge de presque toutes ses pierres. On arrivait à sa chambre funéraire par un corridor. Elle possédait un bloc bouchon et une chapelle[2]. Les appartements funéraires sont décorés des Textes des pyramides, ce qui fait d'Ânkhésenpépi II la première reine à posséder ces textes auparavant réservés aux rois. Cet honneur est peut-être dû au fait qu'elle a été l'épouse de deux rois, Pépi Ier puis Mérenrê Ier, et la mère du roi Pépi II[3].
Notes et références
- ↑ Mission archéologique française de Saqqâra
- Gourdon 2016, p. 296-297.
- ↑ Gourdon 2016, p. 252.
Bibliographie
- Yannis Gourdon, Pépy Ier et la VIe dynastie, Paris, Pygmalion, , 429 p. (ISBN 978-2-7564-0558-2).
Liens externes
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