Récif Jones

Récif Jones
Image satellite du récif Jones prise par un satellite Sentinel 2 en 2022.
Image satellite du récif Jones prise par un satellite Sentinel 2 en 2022.
Géographie
Revendication par Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Vietnam
Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Drapeau des Philippines Philippines
Drapeau de Taïwan Taïwan
Archipel Îles Spratleys
Localisation Mer de Chine méridionale, océan Pacifique
Coordonnées 9° 49′ 50″ N, 114° 27′ 53″ E
Géologie Atoll
Administration
Statut Revendiqué par le Viêt Nam, la république populaire de Chine et Taïwan
Autres informations
Fuseau horaire UTC+8
Géolocalisation sur la carte : mer de Chine méridionale
(Voir situation sur carte : mer de Chine méridionale)
Récif Jones
Récif Jones
Géolocalisation sur la carte : océan Pacifique
(Voir situation sur carte : océan Pacifique)
Récif Jones
Récif Jones

Le récif Jones (en anglais Jones Reef, en vietnamien Đá Văn Nguyên, en mandarin Zhāngxī jiāo (en sinogrammes 漳溪礁))[1], est un récif situé au sud-ouest du banc de l'Union dans les îles Spratleys de la mer de Chine méridionale[2],[3],[4].

Géographie

Le récif Jones est un atoll corallien peu profond et triangulaire, située sur la face sud-est du banc de l'Union, entre un récif sans nom (à 1,5-2 milles marins au nord-est) et le récif Higgens (à un peu plus de 3,5 milles marins au nord-ouest)[5].

Cette plateforme récifale s'étend sur 2 km le long de son axe d'ouest en est et sur près de 2 km le long de son axe du nord au sud. La superficie est de 3,04 km2, dont 0,82 km2 de platier récifal, 1,06 km2 de pente récifale et 1,16 km2 de lagon[5].

Toponymie

Chine

Le Comité chinois des noms géographiques de la république populaire de Chine en 1983 a nommé ce banc Zhāngxī jiāo (漳溪礁). La littérature internationale utilise parfois le nom Jones Reef[6].

Viêt Nam

Le récif Văn Nguyên doit son nom au commandant de la flotte des îles Paracels, Phạm Văn Nguyên. En la 16e année du règne de Minh Mạng, soit 1835[7], Phạm Văn Nguyên et sa flotte reçurent l'ordre de se rendre dans les îles Paracels. À leur retour, lui et sa suite arrivèrent en retard et durent être punis. Cependant, selon les archives de la dynastie Nguyễn, le cabinet obéit à l'ordre et gracia Phạm Văn Nguyên.

« Le capitaine Phạm Văn Nguyên fut envoyé à Hoang Sa. À son retour tardif, il fut remis au ministère des Travaux publics pour y être sanctionné. L'enquête ne révéla cependant aucune trace de corruption. De plus, il avait accompli ses fonctions avec diligence et méritait amplement d'être récompensé. Seul l'administrateur Phạm Văn Nguyên, à son retour, fit preuve de suffisance et son comportement fut totalement inapproprié. Il fut déjà démis de ses fonctions et mis au pilori. Remis au ministère pour punition, il reçut 80 coups de bâton, mais fut finalement gracié et réintégré dans son poste. »

— Cabinet dynastie Nguyễn, Archives officielles de la dynastie Nguyễn, volume 54, page 94, 13 juillet 1835[8].

Revendications

Contenu des revendications

Le secteur du récif Jones est un sujet de litige entre le Viêt Nam, la Chine, Taïwan et les Philippines. On ignore quel pays contrôle réellement le récif.

Droit public international

  • Contrairement aux îles, les entités submergées ne peuvent pas revendiquer individuellement leur souveraineté, à moins qu'il ne puisse être prouvé qu'elles se trouvent dans les eaux historiques ou dans la zone économique exclusive de l'île.
  • Le plateau continental ne fait pas partie du territoire national, en d'autres termes, les États côtiers n'ont pas de souveraineté sur le plateau continental. Selon l'article 77 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) de 1982, les États côtiers n'exercent des droits souverains qu'en termes d'exploration et d'exploitation de leurs ressources naturelles. L'exercice de droits souverains par un État côtier ne doit pas causer de dommages à la navigation ou à d'autres droits et libertés d'autres États reconnus par la CNUDM. Selon l'article 79 de la CNUDM 1982, d'autres pays ont le droit d'installer des câbles et des pipelines sous-marins sur le plateau continental mais nécessitent l'accord de l'État côtier.

Notes et références

  1. (en) « Spratly Islands Standard Names Since 1983 - Spratlys, Nansha Islands of China », sur www.spraltys.org, (consulté le ).
  2. (en) D. J. Hancox et John Robert Victor Prescott, A Geographical Description of the Spratly Islands and an Account of Hydrographic Surveys Amongst Those Islands, Durham, Université de Durham (ISBN 978-1-897643-18-1, lire en ligne), pages 10-11
  3. (en) Gouvernement fédéral des États-Unis, « Spratly Islands in the South China Sea », sur Bibliothèque du Congrès (consulté le ).
  4. (en) VLIZ, « Marine Gazetteer Placedetails », sur Marineregions.org, (consulté le ).
  5. (en) Université nationale de Singapour, « Jones Reef », sur Université nationale de Singapour, (consulté le ).
  6. (zh) 广东地名委员会, 南海诸岛地名资料汇编, 广东地图出版社,‎ (ISBN 9787805220239), page 199.
  7. (vi) « Một nghi lễ tri ân trên đất đảo », Báo Văn Hóa, (consulté le )
  8. (vi) Nội các, « Châu bản triều Nguyễn ngày 13 - 7 năm Minh Mệnh thứ 16 (1835) », sur Tỉnh Vĩnh Phúc, Trang thông tin điện tử về Biên giới lãnh thổ, (consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail du Vietnam
  • icône décorative Portail de la Chine
  • icône décorative Portail des îles
  • icône décorative Portail de l’océan Pacifique
  • icône décorative Portail des relations internationales