Récif d'Antelope

| Type | |
|---|---|
| Partie de |
Yongle Atoll (d) |
| Surface |
6 030 000 m2 |
| Localisation | |
|---|---|
| Baigné par |
| Coordonnées |
16° 27′ 00″ N, 111° 34′ 48″ E |
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Le récif d'Antelope (nom chinois : Lingyang Jiao (羚羊礁) ; nom vietnamien : Đá Hải Sâm ,nom anglais : Antelope reef) est un petit récif de la mer de Chine méridionale, revendiqué par la République populaire de Chine, la République socialiste du Vietnam et la République des Philippines.
Il fait partie de la chaîne du Croissant (Crescent group), dans la partie sud-ouest des îles Paracels et se situe à environ 162 milles marins (300 km) du port de Sanya dans la province chinoise de Hainan et à 216 milles marins (400 km) de Da Nang, au Vietnam [1].
Tentatives d'appropriation par la Chine
Le récif d'Antelope se situe à proximité de gisements présumés de pétrole et de gaz ainsi que de zones de pêche abondantes, fréquentées par les pêcheurs chinois et vietnamiens.
On trouve sur le récif une zone de travaux qui pourrait accueillir une piste d'atterrissage. Les vues aériennes font apparaître d'autres bâtiments et installations. Les navires, sur zone, coupent leurs systèmes de localisation, en contravention aux règles de sécurité maritime. L'entreprise impliquée, liée à la China Communications Construction Company, est sanctionnée par les États-Unis[2].
En , la Chine a récupéré 1 490 acres (602,98160658 ha) et y accroît considérablement ses moyens militaires [3],[4], dans le cadre de la théorie de la ligne en neuf traits, démarcation unilatérale délimitant une portion de la mer de Chine méridionale sur laquelle la Chine affirme détenir une souveraineté territoriale [5],[6].
En construisant une île artificielle sur le récif d'Antelope, la Chine prétend détenir, puisqu'il s'agirait désormais d'une île, des droits souverains sur toutes les ressources économiques de la ZEE environnante, faisant ainsi une application contestée de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM). En effet, selon ce traité, le statut juridique d'une formation est figé à son état antérieur à toute remise en état et un récif ne peut pas devenir, juridiquement, une île, avec les effets de droit attachés[7].
La Chine se livre aux mêmes pratiques dans l'archipel des Spratleys, construisant sept îles artificielles, principalement dans des zones revendiquées par les Philippines et le Vietnam.
Le , un tribunal arbitral, établi pour régler le différend opposant le gouvernement des Philippines au gouvernement chinois en mer de Chine, rend une sentence défavorable aux prétentions de la Chine, qui se refuse à reconnaître la validité de l'arbitrage[8].
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Notes et références
- ↑ « Antelope Reef Could Now Be the Largest Island in the South China Sea »
- ↑ Élodie Falco, « Loin des regards, Pékin construirait sa plus vaste île artificielle en mer de Chine méridionale - Geo.fr », sur www.geo.fr, (consulté le )
- ↑ « 南海为何成中美博弈的主战场 岛礁建设改变战略格局_军事频道_中华网 », military.china.com
- ↑ Honrada, « China's Antelope Reef dredge deepens South China Sea tensions »,
- ↑ Brown, « How China's Military Is Flexing Its Power in the Pacific », The Wall Street Journal,
- ↑ Kong, « China, Philippines Make Rival Claims in Disputed South China Sea », The Wall Street Journal,
- ↑ Elena Gillet, « Pendant que le monde a les yeux rivés sur l'Iran, la Chine s'empare d'une île au large du Vietnam », sur Slate.fr, (consulté le )
- ↑ Romain Le Bœuf, « Différend en mer de Chine méridionale (Philippines c. Chine), sentence arbitrale du 12 juillet 2016 », Annuaire français de droit international, vol. 62, no 1, , p. 159–181 (DOI 10.3406/afdi.2016.5012, lire en ligne, consulté le )
Articles connexes
Liens externes
- Elena Gillet, « Pendant que le monde a les yeux rivés sur l'Iran, la Chine s'empare d'une île au large du Vietnam », sur Slate.fr, (consulté le )
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