Référendum bulgare de 1946
Un référendum pour devenir une république a eu lieu en Bulgarie le [1]. Les résultats furent à 95,6 % en faveur du changement, avec une participation de 91,7 %[2]. Une constitution républicaine a été adoptée l'année suivant le référendum[3].
Ce plébiscite est en fait un moyen utilisé par le Parti communiste bulgare dans le Front patriotique pour conquérir la Bulgarie, alors sous occupation de l'Union soviétique. Ce référendum n'est pas prévu par les dispositions de la constitution bulgare de 1879 et est donc illégal[4].
La propagande est largement anti-monarchique, la presse étant aux ordres des autorités communistes qui pendant deux ans ont épuré toute l'administration et la classe politique. De plus, la royauté n'est pas très populaire, étant tenue responsable des défaites durant la Première et la Seconde Guerre mondiale[4].
Les résultats donnent une très large majorité en faveur de la république, et sont validés malgré les nombreuses fraudes. La république populaire de Bulgarie — État communiste du bloc de l'Est — est proclamée par l'Assemblée nationale le , succédant au royaume de Bulgarie. La tsarine Jeanne de Savoie et ses enfants, dont Siméon II, quittent le lendemain la Bulgarie en direction du royaume d'Égypte[4].
Résultats
| Choix | Votes | % |
|---|---|---|
| République | 3 833 183 | 95,6 |
| Monarchie | 175 231 | 4,4 |
| Invalide/blanc votes | 124 507 | – |
| Total | 4 132 921 | 100 |
| Source: Nohlen et Stöver | ||
Références
Voir aussi
- Portail de la politique
- Portail de la Bulgarie
- Portail des années 1940
- Portail de la monarchie
- Portail du communisme
- Portail de la guerre froide
- Portail de la république