Référendum constitutionnel malgache de 2010
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| Référendum constitutionnel malgache de 2010 | ||||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Inscrits | 7 151 223 | |||||||||||||
| Votants | 3 761 977 | |||||||||||||
| 52,61 % | ||||||||||||||
| Blancs et nuls | 179 423 | |||||||||||||
| Acceptez-vous le projet de constitution pour passer à la Quatrième République ? | ||||||||||||||
| Oui | 74,19 % | |||||||||||||
| Non | 25,81 % | |||||||||||||
Un référendum constitutionnel a lieu à Madagascar le , au cours duquel les électeurs ont approuvé une proposition pour la quatrième Constitution de l'État[1],[2]. Le peuple malgache était invité à répondre « Oui » ou « Non » à la nouvelle constitution proposée, considérée comme devant aider à consolider l'emprise d'Andry Rajoelina sur le pouvoir[1],[3]. Au moment du référendum, Rajoelina dirigeait l'Haut Autorité de transition (HAT), une junte intérimaire établie à la suite du coup d'État soutenu par l'armée contre le président Marc Ravalomanana en .
Contexte
Rajoelina a été investi comme président de transition le à la suite d'un coup d'État soutenu par l'armée dirigé par le colonel Charles Andrianasoavina contre Marc Ravalomanana. Il a ensuite programmé le référendum sur une nouvelle constitution[4].
Le plébiscite était considéré comme un test de confiance en Rajoelina et un élément clé pour légitimer son gouvernement[5],[6].
Nouvelle constitution
Un changement dans la nouvelle constitution visait à maintenir le chef de la Haute Autorité de transition (poste occupé par Rajoelina) comme président intérimaire jusqu'à ce qu'une élection puisse avoir lieu. Les analystes ont déclaré que cela pourrait permettre à Rajoelina de rester au pouvoir indéfiniment[5],[7], « parce qu'il n'a fixé aucune date pour son départ, ni précisé les conditions des prochaines élections ».
La prochaine élection présidentielle était prévue pour (initialement ). Rajoelina a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de se présenter à l'élection[7]. Cependant, un amendement dans la nouvelle constitution abaisserait l'âge d'éligibilité pour se présenter à la présidence de 40 à 35 ans, permettant au Rajoelina, alors âgé de 36 ans, de se présenter s'il le souhaitait[5].
La constitution proposée contenait également une clause exigeant que les candidats à la présidentielle aient vécu à Madagascar pendant au moins six mois avant les élections, empêchant ainsi Ravalomanana et d'autres dirigeants de l'opposition, qui vivaient en exil en Afrique du Sud, de se présenter à l'élection[5].
Controverses
Les trois principaux partis politiques de Madagascar : TIM, AREMA et AVI, chacun dirigé par un ancien président, ont appelé au boycott de l'élection. Les boycotts sont venus en signe de protestation contre le refus de Rajoelina de former un gouvernement d'union nationale conformément à un pacte rédigé et signé par Rajoelina lui-même en [7]. Ils ont également critiqué le changement des règles électorales en cours de processus de vote[1].
Les organisations régionales, notamment l'Union africaine et la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), ont critiqué le manque d'inclusivité dans le processus de transition de la HAT et ont exigé un retour aux négociations[5].
Référendum
Un peu plus de 7 millions de personnes (7 051 809) au total étaient inscrites sur les listes électorales. Pendant le processus de vote, le gouvernement a également décidé d'« assouplir les règlements » pour les jeunes qui avaient atteint l'âge de voter mais n'étaient pas encore inscrits sur les listes électorales[1]. La journée a été déclarée fériée pour encourager les électeurs à se rendre aux urnes[8].
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a signalé une faible participation électorale, que les responsables ont attribuée à de multiples erreurs sur la liste électorale qui omettraient près de la moitié des électeurs précédemment inscrits[1]. Après avoir reçu des plaintes à ce sujet de la part des électeurs, l'exécutif a fermé les bureaux de vote à 18h00 au lieu de 16h00, ce qui a entraîné une augmentation du nombre d'électeurs dans l'après-midi[1].
Résultats
| Choix | Voix | % |
|---|---|---|
| Pour | 2 657 962 | 74,19 |
| Contre | 924 592 | 25,81 |
| Votes invalides/blancs | 179 423 | – |
| Total | 3 761 977 | 100 |
| Source[9] : | ||
La nouvelle constitution a été promulguée le [10], marquant le début de la Quatrième République de Madagascar[11].
Notes et références
- « "YES" leading in Madagascar's referendum on new constitution » [archive], sur People's Daily Online,
- ↑ « Madagascar parties agree to end political crisis, set election date », sur People's Daily Online,
- ↑ « Millions vote in Madagascar referendum to end political crisis », sur The Guardian,
- ↑ « Madagascar president forced out », sur BBC,
- Pourtier, Gregoire, « Madagascar referendum could deepen political crisis », sur The Guardian,
- ↑ Pourtier, Gregoire, « Madagascan army crushes three-day mutiny », sur The Sydney Morning Herald,
- « The coup that wasn't », sur The Economist,
- ↑ « Madagascar votes in key referendum », sur Al Jazeera English,
- ↑ « Ministère de l'intérieur » [archive du ]
- ↑ « Madagascar's Rajoelina promulgates new constitution », sur People's Daily Online,
- ↑ « Madagascar's Rajoelina declares new republic », sur People's Daily Online
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