Référendum italien de 2025
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| Référendum italien de 2025 | ||||||||||||||
| 8- | ||||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
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| Inscrits | 51,3 M | |||||||||||||
| Droit à la réintégration après un licenciement injustifié | ||||||||||||||
| Pour | 87,57 % | |||||||||||||
| Contre | 12,43 % | |||||||||||||
| Participation | 29,89 % | |||||||||||||
| Abrogation du plafond des indemnités pour licenciement abusif dans les petites entreprises | ||||||||||||||
| Pour | 86,02 % | |||||||||||||
| Contre | 13,98 % | |||||||||||||
| Participation | 29,89 % | |||||||||||||
| Obligation de motiver les contrats à durée déterminée de moins de 12 mois | ||||||||||||||
| Pour | 87,53 % | |||||||||||||
| Contre | 12,47 % | |||||||||||||
| Participation | 29,89 % | |||||||||||||
| Abrogation de l'exclusion de la responsabilité solidaire du commettant, de l'entrepreneur et du sous-traitant en cas d'accident du travail | ||||||||||||||
| Pour | 85,79 % | |||||||||||||
| Contre | 14,21 % | |||||||||||||
| Participation | 29,90 % | |||||||||||||
| Réduction de moitié du temps de résidence (de 10 à 5 ans) nécessaire pour demander la nationalité italienne | ||||||||||||||
| Pour | 65,34 % | |||||||||||||
| Contre | 34,66 % | |||||||||||||
| Participation | 29,91 % | |||||||||||||
Les référendums italiens de 2025 ont été tenus le dimanche 8 (de 7 h à 23 h) et le lundi (de 7 h à 15 h), en même temps que le premier tour des élections locales en Sardaigne et le second tour des élections locales dans les régions à statut ordinaire et en Sicile. Les référendums visent à abroger certaines réglementations du travail (dont deux ont été initialement introduites par le Jobs Act en 2016) et une modification de la loi sur l'acquisition de la citoyenneté italienne pour les résidents étrangers.
En raison du manque de participants, les cinq propositions n'ont pas été adoptées.
Contexte
Initiation du référendum
Les questions référendaires sur le travail ont été promues par la Confédération générale italienne du travail (CGIL) avec une collecte publique de signatures, qui a recueilli les 500 000 signatures nécessaires à la tenue du scrutin[1]. La Cour constitutionnelle a déclaré recevable cinq des questions le , tandis que la demande de référendum visant à abroger la loi Calderoli sur l'autonomie différenciée a été déclarée irrecevable, car le sujet et l'objectif du référendum ont été considéré trop flous[2].
Pour la première fois, les électeurs qui ont quitté leur lieu de résidence pendant au moins trois mois pour des raisons d'études, de travail ou de traitement ont pu demander à voter dans un bureau de vote autre que celui de leur commune de résidence.
Contenu du référendum
Le référendum pose cinq questions :
- Droit à la réintégration après un licenciement injustifié.
- Abrogation du plafond des indemnités pour licenciement abusif dans les petites entreprises.
- Obligation de motiver les contrats à durée déterminée de moins de 12 mois.
- Abrogation de l'exclusion de la responsabilité solidaire du commettant, de l'entrepreneur et du sous-traitant en cas d'accident du travail.
- Naturalisation : Réduction de moitié du temps de résidence (de 10 à 5 ans) nécessaire pour demander la nationalité italienne pour les étrangers n'étant pas citoyens européens[3].
Les quatre premières questions référendaires visaient abroger des lois de libéralisation du droit du travail, datant de 2014 à 2016 du gouvernement de Matteo Renzi (dont deux ont été initialement introduites par le Jobs Act en 2016)[4].
Campagne sur le référendum
Selon l'autorité de régulation de l'audiovisuelle italienne Autorità per le garanzie nelle comunicazioni, seulement 1 % des plages horaires consacrées à l'information entre avril et début mai ont abordé la question du référendum[5].
Le référendum a été soutenu par des ONG, le syndicat CGIL et des partis d'opposition[5], dont +Europa, Possibile, Parti socialiste italien, Radicaux italiens et Parti de la refondation communiste.
Le gouvernement et la coalition de droite ont appelé à ne pas participer au scrutin[5]. En effet, les référendums d'abrogation sont approuvés si le taux de participation enregistré est supérieur à 50 % plus un des électeurs et si la majorité des électeurs votent en faveur de l'abrogation. Forza Italia a incité dans un poste sur les réseaux à rester à la plage plutôt qu'à aller voter[6]. De son côté, la présidente du conseil Giorgia Meloni s'est rendue au bureau de vote de Rome sans prendre elle-même un bulletin.
Résultat
Seul 31 % des électeurs se sont déplacés pour le référendum soit un total de 14 millions de voix exprimées[4], loin des plus de 50 % nécessaires. Le référendum s'est donc soldé par un échec, malgré un large soutien dans les votes exprimés[7].
Notes et références
Notes
Références
- ↑ « En Italie, un référendum organisé sur la naturalisation et le droit du travail malgré l’opposition de Georgia Meloni », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « The Constitutional Court rules on the admissibility of five referenda, including the citizenship referendum », sur Centro di Ateneo per i Diritti Umani, (consulté le )
- ↑ Ministero degli Affari Esteri e della Cooperazione Internazionale, « Consolato Generale d'Italia a Marsiglia », sur consmarsiglia.esteri.it (consulté le )
- « Italie : référendum pour renforcer le droit du travail et faciliter la naturalisation », sur France Culture, (consulté le )
- Olivier Tosseri, « En Italie, l'échec cinglant des référendums promus par l'opposition renforce le gouvernement Meloni », Les Echos, (lire en ligne
)
- ↑ Alessia Peretti, « Italie : le gouvernement accusé de manœuvres visant à saper des référendums », euractiv, (lire en ligne
)
- ↑ Alessia Peretti, « En Italie, cinq référendums invalidés faute de participation suffisante », euractiv, (lire en ligne
)
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