Régions autonomes serbes

D' à , lors de l'éclatement de la Yougoslavie, plusieurs régions autonomes serbes[1],[2],[3], ou districts (serbe : Српска аутономна област (САО) / Srpska autonomna oblast (SAO)) ont été proclamées dans les républiques yougoslaves de SR Croatie et SR Bosnie-Herzégovine[4],[5]. Il s'agissait d'entités autonomes habitées par des Serbes qui se sont ensuite unies dans leur république respective pour former la république serbe de Krajina en Croatie et la Republika Srpska en Bosnie-Herzégovine.

SAO en Croatie

Régions autonomes serbes (SAO) en Croatie.
  • Région autonome serbe de Kninska Krajina (plus tard SAO Krajina)[6]
  • Région autonome serbe de Slavonie, Baranja et Syrmia occidentale
  • Région autonome serbe de Slavonie occidentale

SAO en Bosnie-Herzégovine

Le Parti démocratique serbe a créé des Régions autonomes serbes (SAO) en Bosnie-Herzégovine sur des territoires à majorité serbe[7]. Entre septembre et , six entités avaient été proclamées[8]ː

Régions Autonomes Serbes (SAO) en Bosnie-Herzégovine (novembre 1991)
  • SAO Bosnian Krajina (ou RAK), formée pour la première fois en tant que région autonome de Krajina en . C'était la plus grande région, mais après l'échec de la fusion avec SAO Krajina en Croatie, elle a été rebaptisée SAO Bosanska Krajina en [9].
  • SAO de Bosnie du Nord-Est formée en ; renommé SAO Semberija en et SAO Semberija i Majevica en .
  • SAO de Bosnie du Nord, formée en , n'a jamais totalement contrôlé son territoire proclamé.
  • SAO Ozren-Posavina, prévue à partir de municipalités majoritairement bosniaques et croates du nord de la Bosnie, mais pas entièrement établie.
  • SAO Romanija, créée en , et SAO Birač, constituée en ; combiné en sous le nom de SAO Romanija-Birač[10].
  • SAO Herzegovina (également connue sous le nom de SAO Herzegovina de l'est), créée en .

Les Serbes de Bosnie ont créé leur propre parlement après avoir quitté le parlement bosnien en . Le parlement serbe a proclamé la république serbe de Bosnie-et-Herzégovine (Republika Srpska) le dans ces régions [11].

Notes et références

  1. ↑ « Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), Mimcilo Krajisnik, Jugement, IT-00-039-T, p. 26 », (consulté le )
  2. ↑ « Duško Tadić, Jugement, Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, p. 37 »,
  3. ↑ Marko Attila Hoare, How Bosnia armed, Saqi Books in association with the Bosnian Institute, (ISBN 978-0-86356-367-6, lire en ligne)
  4. ↑ Charles W. Ingrao et Thomas A. Emmert, Confronting the Yugoslav Controversies: A Scholars' Initiative, Purdue University Press, , 125– (ISBN 978-1-55753-617-4, lire en ligne)
  5. ↑ John Oppenheim, Willem-Jan van der Wolf et Global Law Association, Global war crimes tribunal collection, Global Law Association, (lire en ligne)
  6. ↑ « ICTY, Affaire N° IT-95-11, Milan Martic »
  7. ↑ « TPIY, Mićo Stanišić et Stojan Župljanin IT-08-91, Jugement , Tome 2, p.90-93 »
  8. ↑ Nina Caspersen, Contested Nationalism: Serb Elite Rivalry in Croatia and Bosnia in the 1990s, Berghahn Books, , 82– (ISBN 978-1-84545-791-4, lire en ligne)
  9. ↑ « TPIY, Mićo Stanišić et Stojan Župljanin IT-08-91, Jugement , Tome 2, p.85-92; p.212-227 »
  10. ↑ « Dragomir Milosević, Jugement, Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, p.6 »
  11. ↑ Paul Garde, Vie et mort de la Yougoslavie, Edition Fayard, (ISBN 2-213-02914-8), p.336, 337, 338, 367

Voir aussi

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