Rémi Desbonnet

Rémi Desbonnet
Rémi Desbonnet en 2018
Rémi Desbonnet en 2018
Fiche d’identité
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance
Lieu Montpellier
Taille 1,82 m (6 0)
Poste Gardien de but
Situation en club
Club actuel Montpellier Handball
Numéro 92
Parcours junior
Saisons Club
0000-2012 Montpellier Handball
Parcours professionnel *
SaisonsClub M. (B.)
2012-2013 Montpellier Handball 051 0(0)
2013-2022 USAM Nîmes Gard 184 (45)
2022- Montpellier Handball 080 (14)
*Statistiques en compétitions nationales et continentales.
Sélections en équipe nationale
Année(s)Équipe M. (B.)
2021- France 075 0(8)[1]
Dernière mise à jour : 30 janvier 2026
Rémi Desbonnet à la parade face au jet de 7 m de Mikkel Hansen, le 22 mars 2018.

Rémi Desbonnet, né le à Montpellier, est un joueur professionnel international français de handball, évoluant au poste de gardien de but au Montpellier Handball.

Le , il devient champion d'Europe avec l'équipe de France.

Biographie

Jeunesse et formation

Rémi Desbonnet est né à Montpellier. Il formé dans le club de sa ville natale, au Montpellier Agglomération Handball[2]. Il commence le handball en moins de 9 ans en tant que joueur de champ, avant d'être repositionné au poste de gardien de but vers l'âge de 14 ans[3].

Débuts à Montpellier (2012-2013)

Rémi Desbonnet profite en du départ de Primož Prošt à la suite de l'affaire des paris truqués pour devenir le deuxième gardien du club derrière Mickaël Robin. Il participe ainsi à de nombreuses rencontres pour Montpellier, notamment en Ligue des champions au cours de laquelle il marque face au HSV Hambourg, futur vainqueur de la compétition, l'un des plus beaux buts de l'année dans la compétition[4]. Puis, il a été notamment déterminant lors de la demi-finale de la Coupe de France 2012-2013 remportée face à Nantes. Il remporte ensuite cette compétition, le premier titre de sa carrière[2].

Toutefois, le retour de Thierry Omeyer à Montpellier la saison suivante lui donne peu d'espoir de temps de jeu et il décide alors de signer son premier contrat professionnel à l'USAM Nîmes Gard[5].

Départ à Nîmes puis premières sélections en équipe de France (2013-2022)

Arrivé à Nimes en 2013, il s'impose rapidement dans sa nouvelle équipe et devient l'un dess meilleurs gardiens du Championnat de France[3]. Il est l'un des artisans du retour progressif au premier plan du club nîmois avec notamment une finale de Coupe de France en 2018 et une cinquième place en championnat en 2018-2019, synonyme de retour en coupe d'Europe après vingt-cinq ans d'absence[6].

Sa régularité le place parmi les meilleurs gardiens du championnat de France. S'il accompagne l'équipe de France lors du Championnat du monde 2021 puis des JO de Tokyo, il n'est pas retenu sur les feuilles de match. Entretemps, il connaît malgré tout sa première sélection le face à la Grèce[2]. Pour sa première sélection à 29 ans, il réalise 10 arrêts et a 43 % de réussite[7].

Lors du Championnat d'Europe 2022, il est le troisième choix derrière Vincent Gérard et Wesley Pardin et s'il joue son premier match en compétition majeure lors du match pour la 3e place face au Danemark[8], son temps de jeu n'est finalement que de 49 secondes[9]. Puis, il profite de la retraite internationale de Yann Genty et d'une blessure de Wesley Pardin pour s'installer en tant que deuxième gardien de l'équipe de France derrière Vincent Gérard[2].

En 2022, il annonce son départ du club nîmois, après neuf ans passés, alors qu'il lui restait encore deux ans de contrat[10].

Retour à Montpellier et succès avec les Bleus (depuis 2022)

En 2022, c'est par la grande porte qu'il fait son retour au Montpellier Handball pour un contrat de quatre ans[11]. Alors qu'il arrive pour être le gardien titulaire, il se fait finalement devancer par le jeune Charles Bolzinger, qui progresse rapidement pour devenir le numéro un au poste de gardien de but[12],[13].

Le , lors du quart de finale du championnat du monde 2023 face à l'équipe d'Allemagne (victoire 35-28), il réalise une grande performance qui lui vaut d'être élu homme du match[14]. S'il ne réédite pas cette performance lors des deux matchs suivants, il remporte malgré tout à cette occasion sa première médaille internationale, l'argent.

En 2024, il est titulaire au début de l'Euro en Allemagne avant d'être doublé par Samir Bellahcene[15]. Il obtient malgré tout son premier titre majeur international avec les Bleus en s'imposant en finale contre le Danemark (33-31). Il participe ensuite aux Jeux olympiques de ParisGuillaume Gille le retient en compagnie de Vincent Gérard, de retour de blessure[16]. Mais la France chez elle termine à une décevante huitième place.

Si c'est Samir Bellahcene qui débute le championnat du monde 2025 comme titulaire, Desbonnet passe gardien n°1 après la blessure de Bellahcene au bout de deux matchs[17] où la France obtiendra cette fois-ci une troisième place. Au mois de , il prolonge son contrat avec Montpellier jusqu'en 2030[18].

Au championnat d'Europe 2026, il est en concurrence avec son coéquipier montpelliérain Charles Bolzinger[19] qui a un temps de jeu plus important.

Palmarès

En sélection

Jeux olympiques

Championnat d'Europe

Championnat du monde

En club

Compétitions internationales
Compétitions nationales

Notes et références

  1. « TROPHÉE DES CONTINENTS À MONTPELLIER ».
  2. Pierre Hamon, « Mondial de handball 2023. Qui est Rémi Desbonnet, le gardien héros des Bleus en quart de finale ? », sur ouest-france.fr, (consulté le )
  3. « [A la découverte de...] Desbonnet l'atypique », sur lnh.fr, (consulté le )
  4. « Remi Desbonnet-VELUX EHF Champions League Epic Goals », sur Chaine YouTube de l'EHF, (consulté le ).
  5. « Rémi Desbonnet à Nîmes pour trois saisons », sur handzone.net, (consulté le ).
  6. Eric Delanzy, « Handball : l'USAM Nîmes retrouve l'Europe, 25 ans après ! », sur midilibre.fr, (consulté le ).
  7. Jérôme Morin, « Handball : en attendant la suite, les Usamistes ont déjà su répondre présents », sur midilibre.fr, (consulté le )
  8. « Euro Handball. France – Danemark : Desbonnet préféré à Pardin, Hansen absent… », Ouest-France, (consulté le ).
  9. « Statistiques cumulées de la France à l'Euro 2022 » [PDF], Fédération européenne de handball, (consulté le ).
  10. « Rémi Desbonnet signe 4 ans à Montpellier », sur HandNews, (consulté le )
  11. « Remi Desbonnet signe pour quatre saisons à Montpellier », sur lequipe.fr, (consulté le ).
  12. « Rencontre : Charles Bolzinger, le gardien du temple du Montpellier Handball », sur Actu.fr, (consulté le ).
  13. Anouk Corge, « Bolzinger, Bonnefoi, Desbonnet, Montpellier a des arguments au poste de gardien » Accès payant, sur L'Équipe, (consulté le )
  14. « Rémi Desbonnet après la victoire des Bleus face à l'Allemagne : « Le match dont on rêve gamin » », sur L'Équipe (consulté le ).
  15. « Rémi Desbonnet aux JO 2024 (Paris) - Handball », sur FFHandball, (consulté le )
  16. « JO 2024 - Handball. Gérard retenu, pas Bellahcene... La liste de l’équipe de France masculine », sur ouest-france.fr, (consulté le ).
  17. « Mondial de handball 2025 : les gardiens, « derniers défenseurs » et « premiers attaquants » des Bleus », Le Monde, (consulté le )
  18. Yann Hildwein, « Rémi Desbonnet prolonge à Montpellier jusqu'en 2030 », sur L'Équipe, (consulté le )
  19. « Entre Rémi Desbonnet et Charles Bolzinger, la hiérarchie des gardiens n'est toujours pas claire chez les Bleus », sur L'Équipe, (consulté le )

Liens externes

  • icône décorative Portail du handball
  • icône décorative Portail de la France