Résolution 788 du Conseil de sécurité des Nations unies
des Nations unies
Résolution 788
| Date | 19 novembre 1992 |
|---|---|
| Séance no | 3 138 |
| Code | S/RES/788 (Document) |
| Vote | Pour : 15 Abs. : 0 Contre : 0 |
| Sujet | Libéria |
| Résultat | Adoptée |
Membres permanents
Membres non permanents
La résolution 788 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée à l'unanimité le , après avoir déterminé que la détérioration de la situation au Libéria constituait une menace pour la paix et la sécurité internationales, a imposé un embargo sur les armes à destination du pays afin d'établir la paix et la stabilité.
Le Conseil de sécurité a commencé par saluer les efforts de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CÉDÉAO) et a réaffirmé l’accord de Yamoussoukro IV, signé le , comme le meilleur cadre possible pour une résolution pacifique du conflit libérien. L'Accord prévoyait la mise en place d'un gouvernement de transition doté de pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, ainsi que la tenue d'élections présidentielles dans les sept mois suivant la signature de l'Accord[1].
La résolution a ensuite condamné la violation du cessez-le-feu du et les attaques contre le Groupe de surveillance de la CÉDÉAO au Libéria, appelant toutes les parties à respecter le droit international et à mettre en œuvre les accords pertinents. Il a également demandé au secrétaire général Boutros Boutros-Ghali d’envoyer un représentant spécial au Libéria pour évaluer la situation et faire rapport au Conseil avec d’éventuelles recommandations.
Agissant en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations unies, le Conseil a alors décidé que tous les États devaient immédiatement mettre en œuvre un embargo général et complet sur toutes les livraisons d’armes et d’équipements militaires au Libéria jusqu’à ce que le Conseil de sécurité n'en décide autrement[2]. L'embargo ne s'appliquait cependant pas aux armes et aux équipements militaires destinés aux forces de maintien de la paix de la CÉDÉAO, et il a par la suite été violé et a exacerbé le conflit[3]. Enfin, le Conseil a salué le travail des organisations humanitaires internationales et des États membres pour fournir une aide humanitaire à la population.
Voir aussi
- Charles Taylor
- Première guerre civile libérienne
- Sanctions internationales
- Liste des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Libéria
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « United Nations Security Council Resolution 788 » (voir la liste des auteurs).
- ↑ David Schweigman, The authority of the Security Council under Chapter VII of the UN Charter: legal limits and the role of the International Court of Justice, Martinus Nijhoff Publishers, (ISBN 978-90-411-1641-3), p. 88
- ↑ International Commission on Intervention and State Sovereignty, International Development Research Centre (Canada), The responsibility to protect: research, bibliography, background : supplemental volume to the report of the International Commission on Intervention and State Sovereignty, Volume 2, IDRC, (ISBN 978-0-88936-963-4, lire en ligne
), 83
- ↑ Ikechi Mgbeoji, Collective Insecurity: The Liberian Crisis, Unilateralism, and Global Order, UBC Press, (ISBN 978-0-7748-1037-1), p. 45
Liens externes
- Portail de l’Organisation des Nations unies
- Portail des relations internationales
- Portail du Liberia